lundi 2 août 2010

Je suis à l'image de mon bureau


Pétard ! (comme dirait ma grand-mère). En ce moment je me noie littéralement dans les corrections. J'ai deux romans à corriger, même si l'un d'entre eux n'est pas achevé, je ne fais que corriger ce qui a déjà été écrit. Mais je n'ai qu'une hâte, c'est de me remettre à écrire. M'enfin... C'est ce que je dis maintenant. Mais l'écriture et moi, c'est l'amour et la haine. Quand je dois écrire, il me semble que mes idées sont merdiques. Et quand je dois me corriger, je me congratule parfois, et je fais la moue, beaucoup.
Bordel !
J'ai commencé une nouvelle pour une anthologie, dont le sujet me plaît beaucoup. Mais combien de temps ça fait que je n'ai pas écrit une nouvelle à moi, hors appel à textes ?
Je m'échine en ce moment pour comprendre comment je fonctionne, trouver ce qui est le mieux pour moi. Je crois que je suis une sacrée bordélique, et je suis pas sure de pouvoir me changer là-dessus. Je crie déjà d'angoisse à l'idée de prendre un repas à heure fixe.
Cela dit, ça ne veut pas dire que je ne peux rien organiser. Figurez-vous que quand on a des tonnes de temps libre, c'est pas forcément plus facile, parce qu'on a aussi une tonne de choses potentielles, en devenir, en attente, en cours, en fin de vie, en correction, en finalisation. Et ça m'emmerderait de ne pas avoir tous ces trucs, parce que je n'arrive pas à me consacrer corps et âme à une seule chose. mais c'est quand même un vaste foutoir. Résultat, tout avance, petit à petit, et si on schématisait ma productivité, ça ressemblerait sans doute aux cours de la bourse.
Putain, (excusez-moi pour la grande vulgarité de ce billet, mais ça défoule), putain, disais-je, en écriture, c'est comme attendre que son whisky veuille bien vieillir pour pouvoir le boire. Pour avoir des résultats, faut pas être pressé. Vraiment pas.
Mais ça finira par marcher, n'est-ce pas ?

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Je suis tombée amoureuse. Ce n'est pas tous les jours qu'on écoute quelque chose qu'on n'a jamais entendu avant.
Scotchant, incroyable.
Les morceaux sont longs mais ce n'est pas une musique qui passe toute seule. C'est une musique qu'il faut écouter. Une musique qui ne se laisse pas aimer du premier coup. La première fois, j'ai été très surprise, enfin, c'est vrai, j'aimais déjà. Mais à la cinquième écoute, j'étais amoureuse :)

http://www.aforestofstars.co.uk/





lundi 19 juillet 2010

Le dilemme d'Antigone, deuxième partie

Peu dormi cette nuit, après un week-end de lâcher prise avec des amis, et des moments précieux. Mais je n'ai pas envie de me coucher. Mathias et Nathalie me manquent ce soir, plus fort que d'habitude encore, je le sens physiquement. Sans eux je vis sans une partie de moi. Personne à part Scott ne me manquera comme ils me manquent. Du coup, je me sens mélancolique, pensive. Je commence à compter les jours avant de partir au Québec.
De toute façon j'attends la nuit, j'attends que la chaleur baisse, j'attends que le jour prenne fin. Trop de lumière. Chaleur lourde. Le jour est oppressant. J'ai envie de m'égarer sur des chemins plus amicaux, noirs et frais, où l'imagination s'élance librement pour modeler le silence.
La fatigue m'aide à rencontrer mon émotion. Nathalie a dit que j'aimais vivre de façon chaotique. Je ne sais pas si j'aime, mais je crois que je ne sais pas tellement vivre autrement. Une des raisons pour lesquelles j'ai du mal à me voir vivre avec quelqu'un d'autre que Scott.
Bonne résolution : arrêter de me plaindre et vivre en assumant mes conneries, en assumant ma difficulté à vivre. Vivre. A ma façon et de mon mieux.
Quand j'essaie d'expliquer à mes amis ce qui est peut-être de l'alcoolisme, je suis juste et à côté à la fois. Je n'y vois pas clair dans ce problème. Mais la première étape est d'accepter ce qu'on est et ce qu'on fait. Après, on peut choisir de changer, ou pas. La santé est importante mais elle est fragile quoiqu'on y fasse. Et la santé ne comble aucun vide. La santé n'aide pas à écrire. La santé fait partie d'un mode de vie auquel je n'atteindrai jamais tout à fait. Tirer des plans sur la comète est inutile. Il faut que j'arrive à me débrouiller, maintenant. Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu l'impression de grandir. Ce soir, j'ai cette impression. Je dois me débrouiller seule, à ma façon, et selon mes moyens. Mais je peux le faire. Même si ce n'est pas aussi bien que ce que je pense qu'on attend de moi. Je dois m'en tenir à des objectifs, à des faits. Je veux écrire, je dois écrire. A moi de me débrouiller pour trouver comment. Je ne me connais pas, en fait. Je ne sais pas ce que je peux faire et selon quelles modalités, pour quelque chose qui ne m'est pas expressément demandé, quelque chose que je mets en place toute seule. Je m'aperçois que je ne sais pas comment faire, comment me gérer, comment m'épanouir pleinement. Je dois d'abord trouver ce qui me correspond vraiment, trouver mon rythme et ma manière. Je comprends maintenant que c'est aussi ça, être écrivain. C'est savoir comment écrire, selon sa personnalité, ses contraintes, ses envies, ses ennuis, ses problèmes. Je m'aperçois que je n'ai pas trouvé la vie qui me convenait. Et il est temps. J'arrête les errances, et je travaille sur ce que je veux vraiment, et les moyens de mettre ça en place. J'ai envie de passer à autre chose. De devenir ce que je suis. A vrai dire, je ne pensais pas que le chemin était si long. J'avais naïvement pensé avoir atteint une certaine maturité. Mais c'est faux. C'est un chemin qui traverse toute la vie, et je suis certaine que si j'atteins la quarantaine, la cinquantaine, et après, j'aurai toujours cette impression de grandir.
J'en ai assez de culpabiliser, et d'être insatisfaite. Je veux vivre ma vie. Je veux être moi-même. Je veux donner tout ce que j'ai, car si je ne le fais pas, ma vie n'a pas de sens. C'est ma réponse au dilemme d'Antigone. Je dis oui, mais je m'engage à devenir ce que je suis. La vie, en dehors de ce que je peux y mettre, de ce que je peux en faire, c'est une énorme blague de mauvais goût, c'est moche, et ça peut me mettre au fond du trou rien que d'y penser, cette mélasse quotidienne, cette lassitude, cette monotonie, ce dégoût progressif qui nous ronge jusqu'à ce qu'on ne devienne que des ombres de nous-mêmes. Je suis terrifiée par ça. Tellement terrifiée que je le provoque. En face de la possibilité d'un échec, le provoquer, c'est s'assurer la certitude d'avoir mal. Peut-être est-il plus facile de vivre en se montant la tête avec des futures douleurs, plutôt que de plonger dans l'inconnu, de ne croire à rien, pas même à son propre malheur, pas plus qu'à son propre bonheur. L'inverse est plus difficile, croire à son propre bonheur, c'est s'exposer à de grandes déceptions. Mais marcher en aveugle, c'est peut-être ça qu'on n'arrive pas à faire. Ne dire ni oui, ni non. Vivre. Epuiser sa vie, la consumer, la boire jusqu'à la lie. Sans se demander si on s'empoisonne ou bien si on s'enivre. Je ne supporte pas la fadeur, je n'ai pas envie de devenir fade, résignée, habituée, bien dressée à accepter la misère d'une vie soutenue par des béquilles et lestées par mille fardeaux. C'est au-dessus de mes forces. Je veux vivre. Et ce mot n'implique pas pour moi des devoirs, des responsabilités, des horaires, un bon comportement. Non, ça implique de se jeter dans le gouffre du hasard. D'assumer de ne pas être parfait. De ne pas chercher à être ce qu'on n'est pas. D'habiter son corps jusque dans les moindres extrémités. De pleurer et de rire avec sincérité. Il n'y a aucune règle, aucune loi, aucun schéma de vie. Il n'y a que ce qu'on en dit, et ce qu'on en fait. Je l'avais oublié. Comment ai-je pu ? Mais j'ai oublié. J'ai culpabilisé. Je me suis morfondue. J'ai essayé d'être plus correcte. J'en ai plus qu'assez de cela.
Je dirais que s'il y a un grand mal à notre époque, c'est la culpabilité. On peut choisir le genre de vie qu'on veut, en théorie. En vrai, on aspire tous à des standards. J'en ai plus qu'assez de réduire mes ambitions à un schéma de société.
Je veux devenir ce que je suis.





jeudi 15 juillet 2010

Non

« Une grande tour d'argent et de verre

Se dresse devant moi
Je me dois de la gravir
Atteindre mon but
Toucher le ciel
...Ce Ciel!

Mon premier pas est lourd
Il écrase une marche
Mon second essaye de faire oublier le premier
Ce long escalier qui me jauge a l'air complice avec le ciel et l'infini

Marche après marche, je monte cet enfer
Le vent glacial cisaille ma peau et viole mon antre
Que vais-je trouver en haut?
L'amour, la force la vaillance
Ou peut-être l'espoir, la haine
Peu importe je dois monter
Je dois monter

J'aperçois un aigle
Il grave son nom dans les nuages
Il a l'air libre
Je veux l'atteindre
Je dois l'atteindre

Les gouttes de sueur qui perlent sur mon front
Me rappellent que je ne suis qu'un tas d'os
Un tas d'os & d'eau

Je ne peux plus me reposer
Je ne dois plus m'arreter
Si je veux trouver la paix
Je dois monter

Cent jours ont passé
Je suis enfin au sommet
Ici tout est plus clair
Tout est plus beau
Je surplombe les nuages
Et les anges...

Rien ni personne ne m'y attendait
Ou peut-être, le repos
Je m'assieds doucement
Mes chevilles craquent, Je tombe
Mes yeux se ferment, la fatigue

A présent, je me sens mourir
Et je sais pourquoi je suis venu
Jusqu'ici »



Ça monte en moi comme la marée.
Violent et doux à la fois, c'est un arrachement silencieux du sol et de mes amarres, qui se situent entre mes côtes. Le coeur qui s'accélère, un vertige qui traverse la tête. Les pulsations de la musique qui tapent dans ma poitrine. La musique est comparable à un souvenir. Quand on l'écoute, la nostalgie survient parfois, inattendue car le morceau n'est lié à aucun souvenir, sinon peut-être un souvenir de soi. Ça résonne dans la nuit qui s'est agrandie, ce temple où tant de profanes ont déposé leurs larmes et leurs insomnies.
Je monte, je monte avec les sons, avec la litanie. Comment se finit cette chanson ? Est-ce l'histoire d'un suicide ou d'une révélation ?
Je dois monter...
Je dois monter...
Je ne sais pourquoi ça me bouleverse.
Je dois l'atteindre...
Peut-être parce que je ne cesse de chuter moi ici, de chuter en voulant me perdre dans le ciel. Parce que je ne cesse de confondre la vie et la mort. La joie et la douleur.
Parce que je ne cesse de gravir des montagnes pour atteindre mon but, toucher le ciel... Jusqu'à ce que je me sente mourir... Et je sais alors pourquoi je suis ici. Si la fin est de mourir, laissez-moi mourir à ma manière. Laissez-moi consumer ma vie, au moins elle est feu, plutôt que cendres. Ce qu'on m'a montré de la vie ne me donne pas envie de la vivre. Seuls comptent les déserts, les forêts, les pensées absurdes, les idées folles, les trous dans le temps, les galaxies, les trous noirs, les étoiles lointaines, les battements de coeur, le désir si violent qu'on désirerait qu'il cesse ; seuls comptent les causes perdues, les rêves inaboutis, l'extase, la joie, la joie par-dessus tout, et non le bonheur, la joie, car elle est source de toute vie, elle est début et fin, et non perpétuelle continuité. Elle est l'éphémère, l'éclat, le jaillissement, la désespérance.
J'aime la vie, mais pas la vie qui est faite de survie et de conformité à ce qu'on attend de nous. Survivre, mais à quoi bon ? Plutôt mourir à petits feux des suites du poison.
Je suis redevenue adolescente. Non, la vie ne m'intéresse pas. Pas cette vie-là. Dans me rébellion d'adolescente, je voudrais dire : vous pouvez-vous vous la carrer où je pense, cette vie. Même si je l'accepterai histoire d'avoir le droit de vivre en parallèle ma folie. A moins que je n'en sois pas capable toute ma vie. Je n'en sais rien.
Mais demandez-vous, posez-vous ce dilemme d'Antigone : doit-on dire oui ? Sachant qu'on a le pouvoir de dire non ? Nous avons toujours le choix, entre la vie et la mort. Personne ne s'en souvient aujourd'hui, où la mort est devenue notre pire ennemie. Personne ne se demande pourquoi vivre, qui est une question bien plus importante que pourquoi mourir.
« ANTIGONE :Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu'ils trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours, si on n'est pas trop exigeant. Moi, je veux tout, tout de suite , - et que ce soit entier – ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite – ou mourir.
CREON : Allez, commence, commence, comme ton père !
ANTIGONE : Comme mon père, oui ! Nous sommes de ceux qui posent les questions jusqu'au bout. Jusqu'à ce qu'il ne reste vraiment plus la petite chance d'espoir vivante, la plus petite chance d'espoir à étrangler. Nous sommes de ceux qui lui sautent dessus quand ils le rencontrent, votre espoir, votre cher espoir, votre sale espoir ! »
[Jean Anouilh]

mercredi 30 juin 2010

Another brick in the wall

Les jours qui se succèdent. Les musiques qui tournent en boucle. Les nuits qui se répètent, sombres, dévoreuses. Les vies qui défilent, laides et mutilées. Les moments de lumière. Et puis la lassitude. Lassitude de devoir expliquer, de devoir dire, de montrer, de décrire. Lassitude d'être esseulé ballotté par un courant de fond qui menace sans cesse de faire céder tous les barrages. Et puis, au fond, rien, sinon un vague refus. Je n'ai pas signé pour ça, ce n'est pas ce que je voulais. Comme si quelqu'un se souciait de ce qu'on voulait. Le chemin, les batailles à gagner seul. J'ai l'impression que je pars avec trois fois rien et un avenir tout sauf prometteur. Je regarde autour de moi et ça ne me plaît pas. Je n'y vois que mort et désolation. Ce qui m'aide à tenir parfois c'est la rage qui ressurgit à un moment opportun, vitale et sauvage, qui me redonne le goût de vivre juste pour prouver au monde entier qu'il ne me tuera pas. Et puis c'est la beauté, rare ou abondante selon les jours. Et il me reste moi, et cette philosophie est d'un bien plus grand secours pour moi que les philosophies de l'annihilation du moi, bien qu'il soit possible que ce ne soit pas la meilleure voie pour le bonheur. Que puis-je dire ? Je suis seule avec mes armes dans un monde immense peuplé d'aveugles et de sourds. Je suis seule dans un mur qui m'entoure, et chaque jour n'est qu'une autre brique qui agrandit le mur.

mardi 22 juin 2010

Hellfest report : je suis trop dark

Voilà, je suis rentrée hier du festival de l'enfer, et autant dire que cette année, c'était très rock'n'roll, du point de vue musical et du point de vue du vécu. Beaucoup de hard rock et de groupes de papys qui nous ont prouvé qu'ils avaient encore la pêche (UDO, Saxon, Anvil, Alice Cooper, Kiss...).
C'était un festival où j'ai été curieuse, et du coup, pas mal de découvertes et de surprises à la clé.
J'ai également découvert que je suis définitivement très dark, et je vais vous expliquer pourquoi. Personne n'avait d'appareil photo, aussi je vous prouve maintenant ma darkitude :

1. J'ai découvert que j'aimais le death. Dimanche soir, scandale universel : Nile passait en même temps que Motorhead. Le Hellfest a donc du se diviser en deux camps, ceux qui vont voir "Lemmy" avec ses grosses guitares, sa grosse voix et sa grosse bite (ce type m'agace quelque peu) et ceux qui vont voir le groupe de death brutal inspiré par la mythologie égyptienne. Je ne connaissais pas Nile, et j'ai plutôt adhéré. Une voix qui semble remonter des profondeurs de la terre, un côté mystique et inquiétant qui m'a bien plu. une vidéo de Nile (y en a pas de correctes du Hellfest) :

J'ai également beaucoup aimé Asphyx, groupe de death néerlandais bien léché et puissant :

2. Quand je suis en concert, j'aime me blottir sous la capuche de mon sweat MetalCamp. Quand j'enlève ma capuche, c'est que je suis décoiffée par le concert, que la musique est si bien que ça mérite de bouger la tête dans tous les sens. Deux concerts seulement m'ont fait enlever ma capuche :

Pour les voir, j'ai du braver une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes, car comme je suis grave underground, je n'ai assisté qu'au début du concert de Alice Cooper. ça m'a déçue, c'était trop froid, théâtral, on savait même pas s'il était contente d'être là, et j'ai trouvé ça un peu mou du genou. C'est donc sans regret que je me suis extrait de la foule pour rejoindre les goths qui écoutaient Fields of the Nephilim. C'était juste énorme. Je pouvais sentir la voix du chanteur dans mon ventre. C'était puissant, planant, sombre, classe, aérien.
Une vidéo plus propre pour écouter la musique :

Et l'autre, c'était Tamtrum, une énergie incroyable, un jeu de scène complètement déjanté collant complètement à la décadence malsaine de leur dernier album Fuck you I'm drunk/Stronger than cats :) Du grand n'importe quoi, mais une musique toujours aussi efficace. Pas de bonnes vidéos live du Hellfest, je vous mets donc un autre live pour vous faire une idée de ce que ça donne en concert :

J'ai failli enlevé ma capuche sur :
-Black Cobra : c'est très méchant, on dirait que le batteur va casser sa batterie, il y a juste deux mecs sur scène et ça dégage une haine brutale et ça envoie sacrément en live. Une vidéo studio pour découvrir la musique :

-Sabaton : power metal suédois, ils avaient une pêche d'enfer, c'était joyeux, ça donnait envie de sauter partout, vraiment une super découverte :

une vidéo plus propre :

3. J'aime pas les mainstage. Bien souvent, le son est mauvais, on a du mal à voir quoique ce soit, et cette année avec 65 000 personnes, le festival était tout simplement bondé. Je suis même pas restée 10 minutes au concert d'Eluveitie (pagan). Je voulais du black :) Et quand il y en a eu, Immortal, l'un des concerts que j'attendais le plus, j'ai été un peu déçue : mauvais son, j'arrivais à peine à reconnaître les chansons, et puis, je sais pas, ça manquait de quelque chose (ou alors, j'étais de mauvaise humeur. Cela dit ce sont de petits rigolos qui aiment faire des grimaces, et le maquillage quand même... on dirait Kiss, quoi :)


Deux découvertes live bien sympa :
-Negura Bunget, que je connaissais un petit peu. C'est un black hypnotique, avec des instruments traditionnels, qui change largement de ce qu'on a l'habitude d'entendre. C'était un beau concert, surprenant, simple, loin des singeries de certains groupes de black. Voilà une chanson assez représentative :


-Brant Bjork and the Bros : j'étais très fatiguée, alors je me suis allongée pour écouter, j'ai fermé les yeux, et me suis balladé en Californie au son d'une guitare psychédélique. Vraiment chouette.


Sinon, il fallait quand même que vous voyiez ça, c'était pas mal représentatif de l'état d'esprit rock'n'roll qui régnait sur le festival :


Malgré mon côté dark, je suis redevenue une gamine dimanche soir. J'ai vécu un très grand moment de rock, et assisté à un show véritablement spectaculaire. Je me suis retrouvé à sourire bêtement et à gigoter malgré le fait que je tremblais littéralement de fatigue. Qu'est-ce que c'était ? KISS, bien sûr !
Je vous laisse avoir un aperçu de la performance extraordinaire à laquelle nous avons assisté :
L'entrée en scène :

Je suis fan du bassiste :

Ils savent se faire aimer et acclamer... Une chanson culte avec une mise en scène incroyable.

Une ancienne vidéo de qualité pour un hymne auquel vous adhérerez tous, je crois :)

mercredi 16 juin 2010

Yeahhh

J'avais manqué ça pendant des années. Ecouté un album il y a dix ans. Et putain que c'est bon ! Ce genre de groupe qui a inventé la musique que vous aimez. vous l'écoutez, et vous reconnaissez tous les autres groupes que vous écoutez. Je n'arrête pas d'écouter ça depuis deux jours.
Rock'n'roll !!





jeudi 10 juin 2010

Tout est chaos...

Liberté

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffées d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté

Paul Eluard
in Poésies et vérités, 1942


Un poème encadré chez ma grand-mère et dont les mots restent toujours aussi puissants en moi.

Par ailleurs, savez-vous qui était Brian Boru ? Un roi irlandais qui repoussa les vikings. Il a laissé derrière lui un air populaire souvent repris...
Enfin, là je tombe sur une tentative de mise en musique d'Eluard absolument épouvantable, terrifiante, horrible, torturante

Au secours !!!!!!!!

On écoute ça et ça va mieux

Ouf !

Ou pas. ça dépend des goûts, je suppose.
Regardez tout de même cette très belle vidéo (en HD et le son à fond s'il vous plaît, ça vaut vraiment le coup) :



Oui, ça sera tout. Et tant mieux si ça n'a aucun sens.

Ah, non.

Pour vous faire découvrir un peu mon univers, tjrs en HD (enfin j'ai pas trouvé en HD, mais mettez la meilleure qualité possible s'il vous plait) :


ou encore :


Mais par contre c'est des saletés de hordeux qui chantent, normal que ce soit aussi neu-neu

ou encore, mieux :


Et enfin, voici mon perso :)
http://eu.wowarmory.com/character-sheet.xml?r=Uldaman&cn=Maloriel
Faites un zoom avant vous verrez comme elle est belle :)