mercredi 19 mars 2014

Ce blog n'est pas mort !

Voilà, j'ai hésité longuement, et puis, le fait est que j'ai toujours l'envie et le besoin d'alimenter ce blog, où j'ai l'impression de pouvoir "me lâcher" réellement. Je ne sais pas qui le lit encore, et peut-être que c'est un coup dans l'eau, et allez savoir pourquoi j'éprouve ce besoin de partager ce qui se passe dans ma tête d'une façon brut et personnelle, mais je constate simplement que c'est comme ça.
Alors je reviens entre ces pages, qui n'ont nulle prétention et rien d'officiel.

Tiens, bah justement, si vous lisez ce post, pouvez-vous vous signaler en commentaire ? Comme ça, je saurai :) Merci !

Et c'est le retour des mes états d'âme :)

...


La journée traîne à sa fin avec pesanteur. Je me débats avec la sensation que c’est en vain. Le sol cède sous mes pieds à la façon de sables mouvants. Je ne parviens pas à m’accrocher. Je laisse le monde entier se vider, s’évider. Je me sens totalement vide d’énergie. Pour tout.

La musique me fait du bien, j’essaie de m’auto-persuader, de me dire que je peux y arriver. Ressusciter mes envies, et surtout ma confiance.

La musique de mon adolescence est toujours la meilleure dans ces moments-là.

En fait, elle m’aide à catalyser mon émotion, à transformer la tristesse brute et brutale en énergie presque meurtrière. Elle est alchimique. Elle m’aide à survivre.

C’est peut-être cela qui me manquait tellement ces temps-ci : mes dix-sept ans.

Pour retrouver le goût de vivre, m’autoriser les sorties de route. Même si elles sont nombreuses. J’ai une putain de personnalité chaotique. Le chaos a bien des avantages, mais il faut admettre qu’il est un colocataire qui emménage avec son cortège d’ennuis… Le plus dur, au fond, c’est peut-être simplement de l’assumer. Et bien sûr, le canaliser si on ne veut pas le voir régner en maître.

Dès que je fais quelques pas, je perds ma confiance en moi vitesse grand V. ça, je pense que c’est l’effet pervers du chômage. Cinq mois maintenant.

Je me débats avec des objectifs que je ne parviens pas à atteindre par manque de volonté et d’énergie, les deux étant bien sûr intimement liés. Mais ça me donne l’impression d’abandonner peu à peu, et à cause de ça, je suis rongée de culpabilité. Uniquement envers moi-même, parce que personne ne me demande quoi que ce soit. Mais c’est largement suffisant. J’ai toujours été très exigeante envers moi-même et je continue à considérer que c’est une vertu.  Mais la médaille a son revers. Je suis prise dans mes contradictions, et je me retrouve complètement vidée. Y a des moments comme ça, j'en bave.

jeudi 12 décembre 2013

La fin

"It hurts to set you free
But you'll never follow me
The end of laughter and soft lies
The end of nights we tried to die

This is the end" 



En fait, sentir dans ses tripes la fin approcher, c'est aussi effrayant que de sentir dans ses tripes les premiers mots de l'histoire affleurer à la conscience. Au début, il y a l'idée vertigineuse de commencer ce long voyage, et à la fin, il y a cet étourdissement de la clôture, car seule la clôture fera de ce long récit un tout, une chose en soi. Elle lui donne son existence, elle le propulse dans l'existence. C'est la toute première fois que je le vis, et avec la même intensité que la fébrilité inquiète que j'ai trouvé en posant les premières lignes de cette histoire, qui est devenue entièrement mienne au cours de mois et de mois de travail.
Je regarde partir mon roman comme un parent regarde son jeune adulte faire ses valises pour quitter la maison. Avec tendresse, fierté, mais aussi angoisse, nostalgie, et d'autres choses indéfinissables.

Et moi et moi et moi...


(je kiffe grave ce morceau)



Je passe la journée sur le web, à écouter, regarder, lire des trucs. Ça a un côté un peu étourdissant, toutes ces données que l’on parcourt en quelques heures. On comprend qu’il puisse être bon, de temps à autre, d’arrêter. Internet semble nous rapprocher des gens, il y a des gens qu’on connaît sur Internet, comme ceux qu’on connaît à la télévision. Des sortes de personnages vivant dans un univers parallèle. On sait qu’ils existent aussi dans le nôtre, dans notre présent, mais on ne les connaît pas, et on ne les connaîtra peut-être jamais, de cette façon-là. Moi, comme tout le monde, je me sens anonyme, mais ce n’est pas pour autant que je vais mener une croisade pathétique pour essayer que ça change. Ça m’incite seulement à me demander, encore et encore : qui je suis ? Quelle est la rime que je veux apporter au monde ? Je fais partie de ce monde, sans doute, oui, mais comment ? Quels rapports entretenons-nous, le monde et moi ? Qu’est-ce que je connais vraiment bien, qu’est-ce que je sais faire ? Par nature, je suis quelqu’un de très dispersé, parce que je m’intéresse un peu à tout, et que je partage mon temps entre des univers très variés, ce qui m’empêche de me fixer dans un seul. Et c’est peut-être cela qui doit me servir, qui doit devenir une force, mais ça c’est très théorique, concrètement, je ne sais pas du tout comment faire.

En somme, sur Internet, on voit des tas de gens qui font des trucs, et on voit le produit de leur travail. Et invariablement ces temps-ci cela me renvoie la même question : et moi, qu’est-ce que je fais ? Pour qui je le fais ? Je suppose que c’est la séquence existentielle que l’on traverse au moins une fois au cours de ses études, et au moins une fois après, avant d’être réellement entré dans le monde du travail, une période éminemment propice à la remise en question.


Alors je me remets à rêvasser en écoutant du black, c’est peut-être encore ce que je fais de mieux…