mercredi 28 novembre 2012

Pourquoi j'aime... (séquence nostalgie...)

Ceux qui me connaissent bien doivent sans doute parfois se demander ce que vient faire Mylène Farmer parmi mes coups de coeurs musicaux. J'espère vous donner la réponse ici. Et j'espère aussi que vous passerez un aussi bon moment que moi en visionnant ces clips que je n'avais pas regardé depuis très longtemps.
Un top 10 :)

1) S'il occupe la place n°1 c'est parce que la fin m'avait marquée quand j'avais douze ans, et qu'elle continue à me faire courir des frissons dans le dos.



2) Pour celle-ci, quand j'avais douze ans ou dans ces eaux-là, je ne saisissais pas les implications pornographiques de la chanson que je trouve maintenant délectables (peut-être la première chanson sur la sodomie, et tout en subtilité), n'empêche que ça a été tourné dans la forêt de Rambouillet, ville qui m'a vue grandir, et que c'est un putain de bon clip, je suis toujours aussi fan quinze ans ou dans ces eaux-là à peu près.




3) Ce n'est pas un clip, mais l'une des plus belles performances live que j'ai jamais vu (et oui, j'assume :) même s'il n'y a qu'une seule personne qui peut vraiment comprendre... (et merci éternellement Scott de m'avoir offert ce DVD)



4) Celui-là, hautement symbolique, me parle énormément. Parce que j'ai souvent l'impression d'être accompagnée par une armée de fantômes... (les personnages qui la suivent sont tous issus de clips précédents...)
"Et je divague... J'ai peur du vide. Je tourne des pages, mais des pages vides..."



 5) Il ne faut pas s'étonner que j'aie un côté "si seulement la lumière pouvait être plus sombre", j'écoutais ça je n'étais même pas encore adolescente.



6) Suite à cela je ne résiste pas à l'envie vous offrir l'intro de ce concert que j'ai passé une partie de mon adolescence à regretter (puisque que je n'avais que deux ans à l'époque !). Sur des paroles de l'un de mes poètes favoris, Baudelaire.
"Souviens-toi le gouffre a toujours soif la clepsydre se vide..."




7) Là-dessus je voudrais bien avoir votre avis. Je trouve la vidéo mal faite, kitch, voire grotesque, et en même temps... Horriblement dérangeante. Il faut dire que cette chanson date de 1987 (l'année de ma naissance d'ailleurs) et que.. Comment dire ça. C'est idiot, mais cette chanson a été ma première confrontation à la mort, car la chanteuse y parle de sa soeur, et quitte à être sentimentale, ça reste aujourd'hui la pire chose que je puisse envisager, et pendant des années, j'ai été juste incapable d'écouter cette chanson.



8) Allez, on part sur quelque chose de plus positif. Sur le même DVD que Scott a eu l'idée géniale de m'offrir. La voix d'Abraham... Eh oui, ça me fait toujours pleurer.



 9) ça se passe de commentaires.



10) Bonus track.

"Souffrez qu'une autre en moi se glisse..."





11) Bonus track II (parce que les paroles sont trop cools :)





12) Bonus track III, encore un indémodable pour moi. Le mot de la fin.



Sachez juste que le fait d'être aussi triste ne m'empêche pas d'être heureuse.

jeudi 8 novembre 2012

About endings II

J'ai bien sûr oublié ceci. Le livre V de Kaamelott m'a réellement bouleversée. ça m'a donné beaucoup d'idées, et induit une vraie réflexion sur ma propre créativité. Je suis juste fan. Cette musique... Cette tragédie au sens grec du terme, portée à l'écran au 20ème siècle... Franchement, des tragédies comme celles-là, on en compte peu dans notre culture. Là pour le coup, j'avoue qu'il vaut mieux avoir vu tout le le livre V, qui consiste principalement en un voyage initiatique incroyablement poétique.



vendredi 2 novembre 2012

"To sit for one year to wait for the light"

Expression entendue dans une interview de Mathieu Ricard
ça me semble une bonne idée. Pas vous ?

lundi 29 octobre 2012

About endings

Je suis obsédée par l'absolu. Les moments de grâce. Je ne peux m'empêcher de vouloir atteindre ces moments-là. Par tous les moyens. C'est aussi la raison pour laquelle je ne peux m'empêcher de vous faire partager les moments de grâce que j'ai vécu au travers des séries télévisées, décidément un art à part entière. Il y a du spoil. Mais ces scènes se tiennent par elle-même, indépendamment de tout ce qu'il peut y avoir avant. Ce sont des chefs-d’œuvre en elles-même. Je sais une fois de plus, tout cela n'est pas bien joyeux, mais dans chacune de ces trois scènes, il me semble apercevoir une seconde d'éternité.

http://www.youtube.com/watch?v=ASOFQpKyp-Y&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=eNwARV9tPUw&feature=plcp

http://www.youtube.com/watch?v=pc4npswKs48&feature=plcp

... Endings are impossible.

vendredi 14 septembre 2012

Sweet dreams are made of this, who am I to disagree ?

Iron Maiden dans les oreilles. Une journée bien remplie. Très bientôt la rentrée ! Cela m’a quelque peu angoissée pendant la semaine, mais maintenant j’ai plutôt hâte, quoique je craigne un peu la longueur de la journée. Je vais partir dimanche avec plein d’affaires pour compléter mon installation, et rester une soirée tranquille avant le grand saut. Le seul gros souci continue d’être financier, et il est de taille. Mais ça ira, d’une façon ou d’une autre. Je prends tout ça un peu plus sereinement.
Un peu envie d’écrire et un peu peur de m’y mettre. Je passe à Anathema. Puissance dans la retenue. Anathema, c’est la couleur du ciel.

Je peux aller n’importe où et faire n’importe quoi (because I am the Lizard King, of course). Je crois que je n’y croyais plus, en fait. Grossière erreur. On s’enferme soi-même, toujours. On ne se rend pas compte que lorsqu’on croit subir, en fait on consent. Je crois que j’avais perdu cette flamme qui permet de rester debout, même quand on est terrifié.

Je fais des cauchemars obsédés par la mort. J’ai rêvé qu’on me tirait dessus, et que je tirais sur quelqu’un. Quoique j’ai une balle dans le front, j’étais encore vivante pour voir l’autre mourir. Ça vous paraîtra moins dramatique si je vous dis qu’il s’agissait de l’agent Mulder :) J’ai rêvé que quelqu’un que je connais et apprécie avait une maladie incurable. Je n’arrivais pas à m’habituer à l’idée, non qu’elle meurt, mais qu’elle puisse l’accepter, ainsi que ceux qui l’aimaient. Je me trouvais dans un très grand cercueil. Juste pour essayer. Mais j’en sortais en vitesse, claustrophobe. J’aurais aimé me souvenir d’autres détails de ce rêve terrifiant. Comme celui de la vieille femme qui hurlait, complètement perdue. Que j’essayais de réconforter en lui demandant de me regarder droit dans les yeux. Mais dont le regard me terrifiait trop pour que je parvienne à la calmer. Essayer de parler, sans pouvoir. Dans une maison où les lumières ne fonctionnent plus.
Bref, je me demande ce que réserve cette nuit. Peut-être des rêves d’une autre teneur. Remarquez, ces rêves où je me suicide sans mourir et où je vois couler mon propre sang comme une petite fontaine ; ces rêves me changent des rêves de requins et de serpents.
Ce qui est « chouette », c’est que ces rêves me semblent plutôt sensés, je veux dire que j’en tire quelque chose. Des éléments de réflexion sur ma propre vie. On dirait que l’inconscient vient au secours du conscient.
Sans parler de la source d’inspiration, si je ne rêvais pas, je peux vous dire que j’écrirais nettement moins.
Et puis le fait que je raconte ces cauchemars horribles dans ce post signifie que pour moi, ils sont positifs. Justement parce qu’ils m’aident à comprendre ce que ma petite conscience étriquée et bornée ne veut pas comprendre. Ils m’aident à démêler la trame, et d’une certaine façon, à lutter contre mes propres peurs. Ils les exorcisent, aussi. Bref, je les prends comme des guides. Et là je remercie le hasard, l’évolution, Mère Nature, Dieu, ou tout ce que vous voulez, de la perfection de la machine cérébrale.
Vous faites de beaux rêves, vous ?

dimanche 19 août 2012

De profundis

J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,
    Du fond du gouffre obscur où mon cœur est tombé.
    C'est un univers morne à l'horizon plombé,
    Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;
   
   
    Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,
    Et les six autres mois la nuit couvre la terre ;
    C'est un pays plus nu que la terre polaire ;
    —Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois !
   
   
   
    Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse
    La froide cruauté de ce soleil de glace,
    Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;
   
   
    Je jalouse le sort des plus vils animaux
    Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide.
    Tant l'écheveau du temps lentement se dévide !


Charles Baudelaire 



Depuis le mois de mai, s'il faut mettre un nom sur les choses, j'ai vécu dans un état quasi dépressif, ou plutôt bi-polaire. En dents de scie, sans arrêt. Je crois que je n'ai jamais été aussi lunatique. J'ai passé des moments tels que je j'en venais à me demander ce qu'on faisait tous en vie, tant nos gesticulations me paraissaient ridicules face au poids écrasant de la tristesse. J'ai toujours été d'un naturel mélancolique, mais j'ai re-découvert la tristesse à l'état pur, celle qui est laide, celle qu'il est impossible d'esthétiser, et qui me laisse totalement démunie. Mon truc, comme dirait je ne sais plus qui, c'est de transformer la boue en or. Mais je me suis retrouvée face à des émotions que je me suis aperçue incapable de transfigurer. J'ai touché le fond plusieurs fois, j'ai même creusé, je crois. Et j'ai surtout eu l'impression de surnager à la surface. Et j'ai eu de grandes bouffées d'euphorie, des idées plein la tête, des mots qui se précipitaient sous mes doigts.
J'en ressors grandie, renforcée. Je progresse dans mon apprentissage de la sérénité, celle qui permet de surmonter la vie, non en la fuyant, mais au contraire en la vivant pleinement, avec tout ce qu'elle peut contenir. C'est ainsi que j'ai compris Nietzsche : tout vouloir, même le pire. On n'en finit jamais de grandir. Jamais on n'accumule un savoir total, absolu. On commets sans cesse des erreurs, et surtout on tâtonne en essayant de retenir le temps.
Mes histoires... Chantiers ouverts. Terre éventrée mettant à nue ses entrailles. Mais immobile, en attendant que les pierres brutes soient sculptées. Attendre de trouver la sortie du labyrinthe. Le langage s'affaiblit, puis s'effrite. Toujours à la recherche, désespérée et stupide, de la prochaine phrase.

L'été est toujours pour moi une période privilégiée pour l'introspection. D'où sans doute ma déprime profonde de ces dernières semaines. Cela m'amène également, chose positive, à revenir sur mes fondamentaux. L'adolescence. Les premiers amours sont ceux qu'on n'oublie jamais.
Si je dois choisir deux films qui ont changé ma vie, les voilà.
Requiem for a dream. Ce film m'a rendu malade. L'impression que j'en garde, c'est ce souvenir : demain, je dois aller au collège. Et je ne comprends pas comment je peux accorder une foutue importance à l'école après ça. Comment réconcilier la vie quotidienne avec l'énorme baffe que je me suis prise dans la figure. Rien ne me semblait pouvoir réparer ça. Et aujourd’hui je pense toujours que la vie et ce film sont irréconciliables.
Dead poets society. Sans déconner, j'ai pleuré toute la soirée. Je me rappelle que mes parents m'avaient demandé de faire la salade, et que je l'avais préparé en pleurant. Heureusement, je n'ai aucun souvenir du dîner, que j'ai dû écourter. Je me demande maintenant ce que mes parents ont pensé. Peut-être ont-ils cru à une histoire de cœur. Je devais avoir quatorze ou quinze ans. Si on m'avait demandé pourquoi je pleurais, très honnêtement je n'aurais pas su le dire. J'étais simplement bouleversée. Je le suis toujours rien qu'en y pensant. C'est quelque chose qui ne s'explique pas, quelque chose qui est à peine contenu dans le film. The best film ever. C'est tout.
C'est bon de se retrouver. Quand l'introspection amène à autre chose qu'à des doutes dévorants et à des angoisses impossibles. Quand on sent qu'elle donne une force supplémentaire. Une impression d'abondance. Je suis riche de mondes à venir. J'y travaille avec acharnement, à pister une phrase après l'autre. Je pourchasse mes rêves. Mes fantômes qui se défilent. Tous les démons qui parlent avec ma voix.



Avec tout cela je ne résiste pas et laisse le mot de la fin aux Pink Floyd (autre séisme de mon adolescence)






....
...Des fois je voudrais maudire tous ces gens : (désolée de m'exprimer par films interposés :) Voici ce que je ressens maintenant.




vendredi 17 août 2012

C'est l'été, soyons légers

Un petit palmarès musical personnel. Faites le vôtre !

1) Les chansons qui me rendent heureuse cet été :



(en plus comme ça vous pouvez apprendre à la chanter en espagnol !!)



(Même si les paroles sont tristes elle me donne une pèche d'enfer)

2) Les chansons sensuelles perverses de l'été





3) Le truc horrible dans le bon sens de cet été



(Si, si écoute Gwen, c'est parmi ce qui se fait de mieux en black - je crains de m'enfoncer, là)

4) Le truc horrible dans le mauvais sens de l'été



5) La découverte cool de l'été



(Malgré un ptit côté kitch j'aime l'originalité et le côté péchu. Extrait de l'album solo du guitariste :)

 

Autre chose maintenant :



(ça sonne un peu comme du Agalloch, non ? I love America !)
 

6) L'indémodable de l'été



(Bientôt en concert à Rennes !! Très jolie version live ici)






Voilà ! preuves à l'appui, personne ne pourra prétendre que je ne suis pas éclectique !