<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682</id><updated>2012-01-05T10:57:58.044-08:00</updated><title type='text'>Behind the Wall</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>59</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-4287567122759798306</id><published>2012-01-04T11:45:00.000-08:00</published><updated>2012-01-04T11:51:14.151-08:00</updated><title type='text'>Dernière chance...</title><content type='html'>...de vous convertir (vous avez eu peur, hein ?)&lt;br /&gt;Je ne comprends pas comment on peut humainement rester de marbre devant ce que j'appellerai sans trop d'hésitations une oeuvre d'art presque totale. Quel mystère insoluble que l'émotion esthétique soit à ce point subjective, quand c'est tellement renversant que le monde entier devrait se mettre à genoux ! Ah le mystère de l'art :)&lt;br /&gt;(à écouter impérativement avec de bonnes enceintes, sinon, c'est un blasphème.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src="http://www.youtube.com/embed/8AFT2o-lJIU" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" width="560"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src="http://www.youtube.com/embed/h5bfKQAPwHU" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" width="560"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-4287567122759798306?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/4287567122759798306/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2012/01/derniere-chance.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4287567122759798306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4287567122759798306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2012/01/derniere-chance.html' title='Dernière chance...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/8AFT2o-lJIU/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-4846626121406200880</id><published>2011-11-02T13:47:00.000-07:00</published><updated>2011-11-02T13:48:46.522-07:00</updated><title type='text'>Un vieux message finalement posté :)</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-family:Courier New, monospace;font-size:100%;"&gt;Une petite tartine « philosophique ». J’allais m’en excuser, mais après tout, le web c’est tribune libre, personne n’est obligé de me lire:)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-family:Courier New, monospace;font-size:100%;"&gt;It feels so quiet, being there all day long, so peaceful it is, just reading while watching a complete review of Harry Potter’s movies. I think I needed it. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-family:Courier New, monospace;font-size:100%;"&gt;Je me sens un peu seule, j’aimerais aller sur internet, mon regard accroche des détails, je m’interroge sur des mots, je retourne un problème de terminologie. La nuit tombe tôt à présent, et l’obscurité a déjà presque tout recouvert. J’ai la tête remplie de mots et de traductions. Tout l’après midi s’est déroulé comme baigné d’une lueur magique, l’automne qui s’installe et les couleurs dans les arbres qui se détachent contre ce ciel gris qui n’a pour moi rien de morose. Chaque fois il m’évoque cette envie d’enfant de me perdre, de raconter des histoires, et surtout de me perdre dans les histoires. C’est si bon de s’isoler, de sa cacher aux yeux du monde, de disparaître ne serait-ce que pour un jour... J’ai faim et la bière me monte à la tête. Un peu engourdie, je regarde le temps passer en écoutant de la musique, après avoir travaillé toute la journée. Cette vie paraît contestable aux yeux, je pense, du plus grand nombre, mais c’est celle qui me convient... Je n’arrive jamais à m’accrocher, à me concentrer tout à fait sur le « réel ». Je finis toujours par me dissiper, me diluer, me volatiliser. J’aime passer du temps juste à sentir ce qui bouge dans mes entrailles, comme une femme enceinte se délecte du moindre mouvement de la petite chose qu’elle abrite. Je me sens riche et pleine. Le quotidien, les gens, la lumière crue, les horaires, tout cela a toujours tendance à éroder ce sentiment, à vider mes veines. Alors non, je ne fais pas toujours – loin s’en faut – ce que je suis censée faire. Mais je fais presque toujours ce que &lt;i&gt;j’aime&lt;/i&gt; faire. Petite fille gâtée ou non, au moins je ne me plains pas ! Et chaque jour je travaille à mettre au jour ce que les circonstances enfouissent comme autant de briques dans le mur. Tous les jours le mur se reconstruit, tous les jours je le démantèle. Je fais des entorses aux convenances. Je sèche des cours et ne participent pas à « la vie du groupe ». D’une certaine façon, j’ai toujours été égoïste. J’essaie de l’être dans le bon sens, c’est à dire : vivre ma vie, ne jamais abandonner ce qui m’est cher, sans pour autant penser que je suis le centre du monde. Le chemin est long dans cet apprentissage-là. Je n’ai jamais su me plier à des exigences qui me paraissent fondamentalement arbitraires. Sauf quand c’est dans mon propre intérêt. Pas pour faire plaisir aux autres, en tout cas. Pas pour me grandir dans leur regard. Bien que leur regard soit très important. Et si j’explique tout cela, c’est sans doute aussi une autre manière de me faire grandir dans leur regard. J’ai toujours haï l’auto-justification. Mais où se situe exactement la différence entre auto-justification et explication, surtout quand on essaie de faire preuve d’honnêteté ? Je suppose qu’on la sent, et qu’on est de mauvaise foi quand on ne le reconnaît pas. Pour être tout à fait honnête, donc (je garde de profondes séquelles de mon éducation morale et en partie religieuse : toute la vérité, c’est un précepte que tout un chacun fait sien, avec un degré variable d’hypocrisie) : cette réflexion est partie de mon hésitation, qui a mené à un renoncement, à aller à mon cours d’allemand cet après-midi. J’ose affirmer que toutes ces phrases joliment alignées dépassent ce concours de circonstances tout ce qu’il y a de plus banal. J’accorde de l’importance aux cours, et les sécher fait donc l’objet d’un long débat intérieur. Je me suis laissée aller à la flemme, mais aussi à mon instinct. Et j’ai passé une bonne journée. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-family:Courier New, monospace;font-size:100%;"&gt;Note pour l’écriture : il me semble parfois que je ferais mieux d’écrire des bouquins philosophico-poétiques, à la Nietzsche. Mais voilà : j’ai la manie et la prétention de vouloir raconter des histoires. Ce qu’on tirera de cela, seul l’avenir le dira. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-family:Courier New, monospace;font-size:100%;"&gt;Mon sujet à moi, mon problème, ce n’est pas de « corseter dans le glacis d’une narration » (cf Thierry Jonquet) l’horreur, l’indicible, mais plutôt l’ineffable, l’extase. Après pourrait-on m’objecter que l’horreur pure est une expérience de l’absolu. L’est-elle ? J’avoue me poser la question pour la première fois. Je veux dire, la sensation, ou plutôt l’expérience de l’absolu, est-elle nécessairement positive ? Je crois que oui pour cette raison : toutes les souffrances proviennent du moi. L’absolu dont je parle englobe et par-là même dépasse l’horreur. Mais peut-être me donnera-t-on tort ? Et peut-être pourra-t-on même dire que cette expérience de l’absolu est une illusion provenant du moi ? Si c’est le cas, peu importe, puisqu’elle permet de dépasser le moi... Ou peut-être alors je me fourvoie en imaginant me dépasser alors même que je suis engagée dans une démarche profondément narcissique... (et non, je ne suis pas fiévreuse ce soir... peut-être un peu alcoolisée... mais est-ce que je déraille pour autant ?) Mais toutes ces questions sont presque annexes, dans la mesure où je persiste et signe... Pour moi, le seul résultat qui importe, c’est ce que je vais écrire. C’est ma référence absolue. J’ai sans doute de la chance d’avoir cet étrange direction qui n’en est pas vraiment une. La seule chose que je sais, ce n’est pas que je ne sais rien, mais que je dois écrire. Cette conviction, dans son absolutisme, a quelque chose de religieux, et c’est peut-être aussi pour ça que je suis si mystique. Mais il y a autre chose : c’est que je ne me satisfais pas de réponse simple ou d’absence de réponse. Alors peut-être que finalement, la raison de ce mysticisme est très simple : en tant qu’être humain, j’extrapole sur ce que je ne peux pas comprendre... mais finalement, cette conclusion apparemment rationnelle ne me semble faire aucune différence avec la précédente. C’est une bête histoire de terminologie, encore. J’en laisse mon lecteur juge, et, étant entendu qu’un débat sur mes aspirations soit quelque peu fastidieux, je le laisse également libre de passer son chemin, ou mieux encore, d’interroger ses propres aspirations. Car comme je disais à Mathias l’autre jour, pour moi, tout ce qui compte, c’est d’être heureux. Vraiment, je ne vois pas la moindre importance à tout le reste. Jusqu’à preuve du contraire, on n’a qu’une seule vie... Et là je vois que fais exactement l’inverse du pari pascalien. Quand lui parie sur une autre vie pour bien nous conduire et nous restreindre dans cette vie, je parie sur une seule vie pour mettre en valeur celle-ci, et ne la sacrifier à rien d’autre, d’incertain ou de fantaisiste. Quel est le plus raisonnable des deux ? (sachant que cela ne fait pas de moi une hédoniste accomplie qui sacrifierait tout principe moral au plaisir, quoique l’idée soit séduisante. Mais je pense que l’ensemble des principes qu’on s’impose à soi-même, ce que j’appelle l’honneur, construit le bonheur dans le sens où on est fidèle à ses aspirations et à l’image qu’on se fait de soi-même. Il se peut qu’on soit dans l’erreur, mais respecter sa propre nature, c’est pour moi la seule façon d’être heureux... Je me sens affreusement sadienne en disant ça, vue que c’est comme ça que le marquis justifie la violence, mais il y a une part certaine de vérité là-dedans, ce qui rend sa philosophie si séduisante...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"&gt; &lt;span style="font-family:Courier New, monospace;font-size:100%;"&gt;Pour plus de précisions, pour des arguments, pour des arguties (je viens de réapprendre ce mot que j’aime bien), pour des polémiques, pour des continuations et des variations, sonner chez moi avec un pack de bière. À bon entendeur !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 150%" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-4846626121406200880?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/4846626121406200880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/11/un-vieux-message-finalement-poste.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4846626121406200880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4846626121406200880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/11/un-vieux-message-finalement-poste.html' title='Un vieux message finalement posté :)'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-2253412832257768653</id><published>2011-10-01T11:33:00.000-07:00</published><updated>2011-10-01T11:46:01.863-07:00</updated><title type='text'>Idées en vrac et fiévreuses (au sens propre)...</title><content type='html'>.Le soir est un murmure à peine perceptible derrière les fenêtres noires. Les fantômes en farandoles se pressent sur mes vitres. Ils ne m'effraient pas, je suis juste triste en les regardant. La nostalgie... Sehnsucht... Car le mot nostalgie n'est pas suffisant pour exprimer tout ce que ce sentiment peut recouvrir. La nostalgie est aussi une attente obscure, un désir inassouvi. Je crois que quelqu'un l'a traduit par "la nostalgie de l'infini". J'aime cette expression. Pourquoi être nostalgique d'une chose qu'on ne peut concevoir ? Précisément parce que si, on peut la concevoir. Je parcours le Dream, le Rêve, le réseau des itinéraires spirituels. Quel sera mon seuil ? Les Aborigènes ont des lieux sacrés, liés à leur identité (individualité, famille, tribu), qui leurs sont propres, et qui sont des portes. Ils ont aussi des compagnons spirituels, comme les animaux de pouvoir de Don Juan (le mentor de Castaneda, pas le tombeur de ces dames...).&lt;br /&gt;Quel serait mon itinéraire ? Quelle serait ma carte ?&lt;br /&gt;J'en reviens à la perte de la forêt : Robert Harrisson disait dans son livre sur l'imaginaire de la forêt qu'une frontière est là pour définir ce qui reste à l'extérieur, mais aussi ce qu'il y a dedans... Par un étrange paradoxe, nous sédentaires n'avons plus de frontières. Plus d'extérieur ni d'intérieur. Livré à tous les vents. N'est-ce pas étrange, pour nous qui vivons sous un toit, le même tous les soirs ?&lt;br /&gt;Je plonge de plus en plus profondément dans les mots, dans leur matière même. C'est étrange (oui, tout est étrange, et c'est bien comme ça). Des modalités d'expression, des virtualités d'expression, une richesse qu'on finit par oublier quand on se tue à trouver le mot juste, et qu'on retrouve aussi dans la même démarche. écrire, traduire, c'est à la fois retrouver et perdre le langage...&lt;br /&gt;Pour ce soir je ne pourrais pas développer plus avant cette réflexion... Des fragments comme des petits cailloux jetés sur le sentier qui s'enfonce dans les bois...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-2253412832257768653?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/2253412832257768653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/10/idees-en-vrac-et-fievreuses-au-sens.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/2253412832257768653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/2253412832257768653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/10/idees-en-vrac-et-fievreuses-au-sens.html' title='Idées en vrac et fiévreuses (au sens propre)...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-888644349706349658</id><published>2011-05-14T14:02:00.001-07:00</published><updated>2011-05-14T14:02:38.663-07:00</updated><title type='text'>On the road again</title><content type='html'>J'ai repris mon cahier à rêves. Il est temps de faire revenir la magie dans ma vie. L'été et ses promesses s'allongent de nouveau sur mon horizon. Je me réconcilie avec moi-même. La joie. Je l'ai cherchée, et souvent trouvée. J'ai aimé, longuement et profondément, et il est resté. Plus que jamais j'ai envie de le ravir et l'enchanter. Je ne sais pas combien de temps durera ma vie. Mais c'est en vain qu'on construit, si on ne perd l'essentiel. Si rien ne me reste, j'aurai besoin de ça. Besoin de cette lueur qui est revenue et qui habite ma poitrine juste en dessous du coeur. Cette lueur qui parfois grossit et rayonne à travers mes os. Cette lumière que je suis la seule à voir. Peut-être... peut-être que parfois elle coule à travers mes mots. Peut-être que parfois on l'aperçoit qui ruisselle sur moi. Je l'espère. Parce que je la porte en moi comme on porte l'infini. Je consignerai chaque rêve, du plus infime au plus grand. Parce qu'ils sont mon univers autant que le vôtre. Ils voyagent dans la réalité sans se faire remarquer. Plus importants que la pluie. Ils rentrent dans la terre et c'est pour ça que le soir, il y a tant de parfums dans les ténèbres. Mon coeur a recommencé à battre. Je sens mon corps partager le monde avec une infinie lenteur. Je n'ai plus aucune crainte. C'est comme voir le soleil se lever après une nuit blanche. J'entends le même chant que quand j'étais toute petite, à rêvasser dans les champs en espérant tomber dans le terrier du lapin. L'autre jour chez mes parents, j'ai marché dans un champ avec des herbes grandes comme mes jambes. J'ai regardé le soleil se lever et se coucher. Et puis je suis revenue à la ville me remettre à mes travaux. Et par hasard ce soir, sans même y penser, j'ai retrouvé le lapin blanc. Je l'ai suivi. Je regardais une série, et puis j'ai pensé à mon cahier à rêves. Je l'ai pris, j'ai relu quelques rêves de 2003, et puis j'ai tourné une page et écrit quelques lignes. Et... Voilà. Juste comme ça, je suis redevenue moi-même.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-888644349706349658?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/888644349706349658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/05/on-road-again.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/888644349706349658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/888644349706349658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/05/on-road-again.html' title='On the road again'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-4121632653015565299</id><published>2011-05-01T13:27:00.000-07:00</published><updated>2011-05-01T13:34:53.686-07:00</updated><title type='text'>Morceaux choisis (III)</title><content type='html'>Même devinette :) (première moitié du dix-neuvième, romantique, mais ça, ça se voit je crois :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Christ aux Oliviers (référence à la transfiguration : Luc 9.28-36 La transfiguration de Jésus &lt;br /&gt;9.28 ¶ Environ huit jours après qu'il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.&lt;br /&gt;29 Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea, et son vêtement devint d'une éclatante blancheur.&lt;br /&gt;30 Et voici, deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Elie,&lt;br /&gt;31 qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu'il allait accomplir à Jérusalem.&lt;br /&gt;32 Pierre et ses compagnons étaient appesantis par le sommeil; mais, s'étant tenus éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui.&lt;br /&gt;33 Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: Maître, il est bon que nous soyons ici; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie. Il ne savait ce qu'il disait.&lt;br /&gt;34 Comme il parlait ainsi, une nuée vint les couvrir; et les disciples furent saisis de frayeur en les voyant entrer dans la nuée.&lt;br /&gt;35 Et de la nuée sortit une voix, qui dit: Celui-ci est mon Fils élu: écoutez-le!&lt;br /&gt;36 Quand la voix se fit entendre, Jésus se trouva seul. Les disciples gardèrent le silence, et ils ne racontèrent à personne, en ce temps-là, rien de ce qu'ils avaient vu.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Dieu est mort ! le ciel est vide...&lt;br /&gt;            Pleurez ! enfants, vous n’avez plus de père !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Paul&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                    I&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Quand le Seigneur, levant au ciel ses maigres bras&lt;br /&gt;Sous les arbres sacrés, comme font les poètes,&lt;br /&gt;Se fut longtemps perdu dans ses douleurs muettes,&lt;br /&gt;Et se jugea trahi par des amis ingrats ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il se tourna vers ceux qui l’attendaient en bas&lt;br /&gt;Rêvant d’être des rois, des sages, des prophètes...&lt;br /&gt;Mais engourdis, perdus dans le sommeil des bêtes,&lt;br /&gt;Et se prit à crier : « Non, Dieu n’existe pas ! »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ils dormaient. « Mes amis, savez-vous la nouvelle ?&lt;br /&gt;J’ai touché de mon front à la voûte éternelle ;&lt;br /&gt;Je suis sanglant, brisé, souffrant pour bien des jours !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Frères, je vous trompais : Abîme ! abîme ! abîme !&lt;br /&gt;Le dieu manque à l’autel où je suis la victime...&lt;br /&gt;Dieu n’est pas ! Dieu n’est plus ! » Mais ils dormaient toujours !...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;                                    II&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il reprit : « Tout est mort ! J’ai parcouru les mondes ;&lt;br /&gt;Et j’ai perdu mon vol dans leurs chemins lactés,&lt;br /&gt;Aussi loin que la vie en ses veines fécondes,&lt;br /&gt;Répand des sables d’or et des flots argentés :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Partout le sol désert côtoyé par les ondes,&lt;br /&gt;Des tourbillons confus d’océans agités...&lt;br /&gt;Un souffle vague émeut les sphères vagabondes,&lt;br /&gt;Mais nul esprit n’existe en ces immensités.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« En cherchant l’œil de Dieu, je n’ai vu qu’un orbite&lt;br /&gt;Vaste, noir et sans fond, d’où la nuit qui l’habite&lt;br /&gt;Rayonne sur le monde et s’épaissit toujours ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Un arc-en-ciel étrange entoure ce puits sombre,&lt;br /&gt;Seuil de l’ancien chaos dont le néant est l’ombre,&lt;br /&gt;Spirale engloutissant les Mondes et les Jours !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;                                    III&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Immobile Destin, muette sentinelle,&lt;br /&gt;Froide Nécessité !... Hasard qui, t’avançant&lt;br /&gt;Parmi les mondes morts sous la neige éternelle,&lt;br /&gt;Refroidis, par degrés, l’univers pâlissant,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Sais-tu ce que tu fais, puissance originelle,&lt;br /&gt;De tes soleils éteints, l’un l’autre se froissant...&lt;br /&gt;Es-tu sûr de transmettre une haleine immortelle,&lt;br /&gt;Entre un monde qui meurt et l’autre renaissant ?...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Ô mon père ! est-ce toi que je sens en moi-même ?&lt;br /&gt;As-tu pouvoir de vivre et de vaincre la mort ?&lt;br /&gt;Aurais-tu succombé sous un dernier effort&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« De cet ange des nuits que frappa l’anathème ?...&lt;br /&gt;Car je me sens tout seul à pleurer et souffrir,&lt;br /&gt;Hélas ! et, si je meurs, c’est que tout va mourir ! »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;                                    IV&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Nul n’entendait gémir l’éternelle victime,&lt;br /&gt;Livrant au monde en vain tout son cœur épanché ;&lt;br /&gt;Mais prêt à défaillir et sans force penché,&lt;br /&gt;Il appela le seul — éveillé dans Solyme :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Judas ! lui cria-t-il, tu sais ce qu’on m’estime,&lt;br /&gt;Hâte-toi de me vendre, et finis ce marché :&lt;br /&gt;Je suis souffrant, ami ! sur la terre couché...&lt;br /&gt;Viens ! ô toi qui, du moins, as la force du crime ! »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais Judas s’en allait, mécontent et pensif,&lt;br /&gt;Se trouvant mal payé, plein d’un remords si vif&lt;br /&gt;Qu’il lisait ses noirceurs sur tous les murs écrites...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Enfin Pilate seul, qui veillait pour César,&lt;br /&gt;Sentant quelque pitié, se tourna par hasard :&lt;br /&gt;« Allez chercher ce fou ! » dit-il aux satellites.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;                                    V&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C’était bien lui, ce fou, cet insensé sublime...&lt;br /&gt;Cet Icare oublié qui remontait les cieux,&lt;br /&gt;Ce Phaéton perdu sous la foudre des dieux,&lt;br /&gt;Ce bel Atys meurtri que Cybèle ranime !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L’augure interrogeait le flanc de la victime,&lt;br /&gt;La terre s’enivrait de ce sang précieux...&lt;br /&gt;L’univers étourdi penchait sur ses essieux,&lt;br /&gt;Et l’Olympe un instant chancela vers l’abîme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Réponds ! criait César à Jupiter Ammon,&lt;br /&gt;Quel est ce nouveau dieu qu’on impose à la terre ?&lt;br /&gt;Et si ce n’est un dieu, c’est au moins un démon... »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais l’oracle invoqué pour jamais dut se taire ;&lt;br /&gt;Un seul pouvait au monde expliquer ce mystère :&lt;br /&gt;— Celui qui donna l’âme aux enfants du limon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-4121632653015565299?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/4121632653015565299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/05/morceaux-choisis-iii.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4121632653015565299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4121632653015565299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/05/morceaux-choisis-iii.html' title='Morceaux choisis (III)'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-304515894512420903</id><published>2011-05-01T08:20:00.000-07:00</published><updated>2011-05-01T08:22:33.070-07:00</updated><title type='text'>Morceaux choisis (II)</title><content type='html'>Devinette : qui donc a écrit ce texte ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nuit de l'enfer&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     J'ai avalé une fameuse gorgée de poison. — Trois fois béni soit le conseil qui m'est arrivé ! — Les entrailles me brûlent. La violence du venin tord mes membres, me rend difforme, me terrasse. Je meurs de soif, j'étouffe, je ne puis crier. C'est l'enfer, l'éternelle peine ! Voyez comme le feu se relève ! Je brûle comme il faut. Va, démon !&lt;br /&gt;     J'avais entrevu la conversion au bien et au bonheur, le salut. Puis-je décrire la vision, l'air de l'enfer ne souffre pas les hymnes ! C'était des millions de créatures charmantes, un suave concert spirituel, la force et la paix, les nobles ambitions, que sais-je ?&lt;br /&gt;     Les nobles ambitions !&lt;br /&gt;     Et c'est encore la vie ! — Si la damnation est éternelle ! Un homme qui veut se mutiler est bien damné, n'est-ce pas ? Je me crois en enfer, donc j'y suis. C'est l'exécution du catéchisme. Je suis esclave de mon baptême. Parents, vous avez fait mon malheur et vous avez fait le vôtre. Pauvre innocent ! l'enfer ne peut attaquer les païens. — C'est la vie encore ! Plus tard, les délices de la damnation seront plus profondes. Un crime, vite, que je tombe au néant, de par la loi humaine.&lt;br /&gt;     Tais-toi, mais tais-toi !... C'est la honte, le reproche, ici : Satan qui dit que le feu est ignoble, que ma colère est affreusement sotte. — Assez !... Des erreurs qu'on me souffle, magies, parfums faux, musiques puériles. — Et dire que je tiens la vérité, que je vois la justice : j'ai un jugement sain et arrêté, je suis prêt pour la perfection... Orgueil. — La peau de ma tête se dessèche. Pitié ! Seigneur, j'ai peur. J'ai soif, si soif !&lt;br /&gt;Ah ! l'enfance, l'herbe, la pluie, le lac sur les pierres, le clair de lune quand le clocher sonnait douze... le diable est au clocher, à cette heure. Marie ! Sainte Vierge !... — Horreur de ma bêtise.&lt;br /&gt;     Là-bas, ne sont-ce pas des âmes honnêtes, qui me veulent du bien... Venez... J'ai un oreiller sur la bouche, elles ne m'entendent pas, ce sont des fantômes. Puis, jamais personne ne pense à autrui. Qu'on n'approche pas. Je sens le roussi, c'est certain.&lt;br /&gt;     Les hallucinations sont innombrables. C'est bien ce que j'ai toujours eu : plus de foi en l'histoire, l'oubli des principes. Je m'en tairai : poètes et visionnaires seraient jaloux. Je suis mille fois le plus riche, soyons avare comme la mer.&lt;br /&gt;    Ah çà ! l'horloge de la vie s'est arrêtée tout à l'heure. Je ne suis plus au monde. — La théologie est sérieuse, l'enfer est certainement en bas — et le ciel en haut. — Extase, cauchemar, sommeil dans un nid de flammes.&lt;br /&gt;     Que de malices, dans l'attention dans la campagne... Satan, Ferdinand, court avec les graines sauvages... Jésus marche sur les ronces purpurines, sans les courber... Jésus marchait sur les eaux irritées. La lanterne nous le montra debout, blanc et des tresses brunes, au flanc d'une vague d'émeraude...&lt;br /&gt;     Je vais dévoiler tous les mystères : mystères religieux ou naturels, mort, naissance, avenir, passé, cosmogonie, néant. Je suis maître en fantasmagories.&lt;br /&gt;     Écoutez !...&lt;br /&gt;     J'ai tous les talents ! — Il n'y a personne ici et il y a quelqu'un : je ne voudrais pas répandre mon trésor. — Veut-on des chants nègres, des danses de houris ? Veut-on que je disparaisse, que je plonge à la recherche de l'anneau ? Veut-on ? Je ferai de l'or, des remèdes.&lt;br /&gt;     Fiez-vous donc à moi, la foi soulage, guide, guérit. Tous, venez, — même les petits enfants, — que je vous console, qu'on répande pour vous son cœur, — le cœur merveilleux ! — Pauvres hommes, travailleurs ! Je ne demande pas de prières ; avec votre confiance seulement, je serai heureux.&lt;br /&gt;     — Et pensons à moi. Ceci me fait un peu regretter le monde. J'ai de la chance de ne pas souffrir plus. Ma vie ne fut que folies douces, c'est regrettable.&lt;br /&gt;     Bah ! faisons toutes les grimaces imaginables.&lt;br /&gt;     Décidément, nous sommes hors du monde. Plus aucun son. Mon tact a disparu. Ah ! mon château, ma Saxe, mon bois de saules. Les soirs, les matins, les nuits, les jours... Suis-je las !&lt;br /&gt;     Je devrais avoir mon enfer pour la colère, mon enfer pour l'orgueil, — et l'enfer de la caresse ; un concert d'enfers.&lt;br /&gt;     Je meurs de lassitude. C'est le tombeau, je m'en vais aux vers, horreur de l'horreur ! Satan, farceur, tu veux me dissoudre, avec tes charmes. Je réclame. Je réclame ! un coup de fourche, une goutte de feu.&lt;br /&gt;     Ah ! remonter à la vie ! Jeter les yeux sur nos difformités. Et ce poison, ce baiser mille fois maudit ! Ma faiblesse, la cruauté du monde ! Mon Dieu, pitié, cachez-moi, je me tiens trop mal ! — Je suis caché et je ne le suis pas.&lt;br /&gt;     C'est le feu qui se relève avec son damné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande si ce texte vous aura secoué et fasciné comme moi... Je retrouve des racines littéraires dont je n'avais pas encore conscience :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-304515894512420903?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/304515894512420903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/05/morceaux-choisis-ii.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/304515894512420903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/304515894512420903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/05/morceaux-choisis-ii.html' title='Morceaux choisis (II)'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-3627350650736057968</id><published>2011-04-09T14:07:00.001-07:00</published><updated>2011-04-09T14:07:40.176-07:00</updated><title type='text'>Another one bites the dust..</title><content type='html'>Ça ressurgit à n'importe quel moment. Un objet, une pensée, une association d'idée, et tout est prétexte à ranimer la douleur, un poignard, qui plonge directement entre les côtes. Chaque fois, stupéfiée, je relève la tête avec des larmes plein les yeux. Chaque fois, je me souviens de ce qu'est désormais la réalité, et la douleur, si réelle, crève les bulles, les membranes et les murs qui se closent sur mes fantaisies. Je suis plantée là par ma propre douleur, que j'appréhende comme un animal nouveau et étrange, qui habite ma chair, qui semble curieusement incarné comme un double, comme un embryon dans un nouvel utérus. Elle existe, presque indépendante. Non pas tout à fait douée de volonté, mais stimulée par ma vie psychique, interminable et chaotique. Cela m'effraie d'en parler avec tant de distance, analysant froidement cette nouvelle réalité implantée dans mon corps. Désormais je vis avec cette forme de vie étrangère, liée à moi comme un symbiote mais qui ne semble pas tout à fait m'appartenir. Plus tard, probablement, je saurai la faire mienne, l'intégrer, la digérer, en faire une partie de moi. La mélanger à mes ténèbres, à mes lueurs. Pour l'heure elle vit seule, absurde et cruelle.&lt;br /&gt;Pour mes amis qui ne savaient pas : j'utilise ce blog pour exprimer mes sentiments comme ils me viennent. C'est aussi une thérapie. Alors l'événement qui provoque ces drôles de phrases, c'est que ma relation amoureuse vieille de cinq ans vient de finir. C'est pourquoi c'est encore quelque chose d'étranger, qui ne m'appartient pas, quelque chose que je n'ai pas encore assimilé. Le temps viendra.&lt;br /&gt;En attendant, je ne suis pas en danger, ne vous inquiétez pas. J'ai découvert aujourd'hui que je ne suis pas inapte au travail et que cela m'aide. C'est une sacrée bonne nouvelle car j'ai encore beaucoup de boulot avant de terminer l'année scolaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-3627350650736057968?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/3627350650736057968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/04/another-one-bites-dust.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/3627350650736057968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/3627350650736057968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/04/another-one-bites-dust.html' title='Another one bites the dust..'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-7197349178288752800</id><published>2011-03-26T13:02:00.000-07:00</published><updated>2011-03-26T13:06:28.558-07:00</updated><title type='text'>Que ma joie demeure</title><content type='html'>Il faudrait pouvoir créer en permanence. Le vaudrait-il ? Pas si je suis sur cette frontière, ce bord qui canalise et boit toutes mes énergies. Ce serait impossible. Cela me consumerait. Un peu comme si on avait un orgasme qui durait toute une journée. On en mourrait sans doute. Je retrouve le paradoxe de Giono : la joie est si désirable, et pourtant, elle ne peut demeurer. C'est sans doute l'une de ses propriétés essentielles. Elle est éphémère. Rien ni personne ne peut changer cela. Et cela n'empêche pas de le désirer. Peut-être que cette aspiration est très forte chez moi, peut-être qu'elle m'empêche de supporter le vide des nuits blanches. Je veux toujours de la joie, de l'extase, de la folie, des hallucinations. Je veux toujours déborder. C'est comme une nécessité vitale qui porte pourtant le germe de sa destruction. Peut-être devrais-je apprendre le calme et le détachement. Peut-être devrais-je apprendre à vivre sans la frénésie. Mais je la provoque, je la cherche, je l'entretiens, je ne la quitte qu'en pleurant. Parce qu'elle me semble si précieuse. Et cela, au moins, j'en suis sûre, n'est pas une erreur. L'erreur est peut-être de trop la traquer, de l'acculer, de se sentir vide sans elle. J'ai l'impression de perdre chaque instant où elle pourrait être là, mais n'y est pas. Il y a beaucoup de texte que j'écris ivre. Je n'ai pas à strictement parler besoin de cet état. Disons qu'il est un déclencheur comme l'est une oeuvre d'art ou un paysage naturel. J'ai besoin d'être nourrie et provoquée, je suis affreusement demandeuse. Je suis une espèce de monstre qui règne dans sa part d'ombre protégée, à réclamer plus d'extase pour enfanter plus de monstres. Ça me semble inaliénable. Même si je trouve plus de sérénité, je ne crois pas que ce terrible appétit disparaîtra. C'est aussi sans doute lié à ce à quoi je m'occupe toute la journée. Toute la journée, j'apprends, j'absorbe. J'assimile des concepts, je m'approprie des définitions, je reçois des trombes de savoir, et tout cela ne cesse de stimuler ce qu'il y a d'irrationnel et de mystique en moi. Cela ne fait que raviver perpétuellement mon goût de l'infini. Et quand le soir arrive et que mon travail est terminé, il faut lâcher la bête. Cette chose féroce qui n'a qu'une seule finalité : créer. Car la création est pour moi beaucoup plus qu'une catharsis. Je ne fais pas qu'évacuer, sublimer, soulager. Je crée parce que je le dois, autant que de respirer. Je n'ai pas mis au hasard ces mots en exergue de mon blog. "Rentrez en vous-même. Cherchez la raison qui, au fond, vous commande d'écrire ; examinez si elle déploie ses racines jusqu'au lieu le plus profond de votre coeur; reconnaissez-le face à vous-même : vous faudrait-il mourir s'il vous était interdit d'écrire ? Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit : dois-je écrire ? Creusez en vous-même vers une réponse profonde. Et si cette réponse devait être affirmative, s'il vous est permis d'aller à la rencontre de cette question sérieuse avec un fort et simple "je dois", alors construisez votre vie selon cette nécessité; votre vie, jusqu'à son heure la plus indifférente, la plus infime, doit se faire signe et témoignage de cette poussée."  Ma vie est le signe et témoignage de cette poussée. Ça me rend folle. Mais ce sens absolu du devoir est ma plus grande chance. Je me demande toujours comment on vit sans. Mais comme un animal en cage se demande comment on vit libre, comme un animal sauvage se demande comment on peut vivre en captivité. Je n'ai rien choisi et cette impulsion ne m'appartient pas. J'aime m'imaginer qu'elle provient d'une chose plus importante que moi, que vous, que nous. Ce n'est qu'une vue de l'esprit. Je ne crois pas à « l'illusion ». Je ne crois pas à la « réalité ». Je ne crois qu'en cette impulsion. Je suis aveugle dans cette aberrante lucidité. Je suis heureuse. Je suis complète. Je suis une entité qui se déploie. Je suis plus mère que toutes les mères. Je sais ma chance. Je la chéris. Je la soigne. Je ne laisse rien ni personne s'interposer entre moi et elle. Je suis égoïste. Mais je sens plus profondément que moi-même que c'est ma vie. J'espère que je m'en souviendrai à l'heure de ma mort, histoire de ne rien regretter. Je suis beaucoup plus lumineuse que la plupart des gens, et ceci probablement parce que mes ténèbres sont plus noires que les leurs. Je suis narcissique. Je suis sans doute bornée. J'ai la foi. Et c'est parce que tout cela est tellement fragile que j'y crois.&lt;br /&gt;Je ne crois à aucun discours, aucun système, aucune idéologie. Je ne porte crédit qu'aux discours de la science et à ceux des mystiques.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-7197349178288752800?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/7197349178288752800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/03/que-ma-joie-demeure.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7197349178288752800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7197349178288752800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/03/que-ma-joie-demeure.html' title='Que ma joie demeure'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-7836467576538003304</id><published>2011-02-07T14:47:00.000-08:00</published><updated>2011-02-07T14:53:58.092-08:00</updated><title type='text'>Hells bells - fragments/premier jet</title><content type='html'>&lt;iframe title="YouTube video player" width="640" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/rneocU8ubAI" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cloche, lourde et funèbre, appelle dans le lointain. Chaque fois que j'entends sa mélopée, une seule note vaste et et grave comme un regard qui aurait contemplé la mort, quelque chose grimpe dans mon estomac et s'y roule en boule, me donnant l'impression que la gravité exerce une force plus intense que d'habitude. Elle appelle. Hypnotique, elle sonne, assemblant dans cette unique note  qui ne cesse de s'amplifier la crainte, l'inéluctable. On ne peut que baisser les yeux en écoutant un tel son.&lt;br /&gt;Et puis la musique surgit de l'obscurité. Comme invoquée par cette note solitaire, elle éclot doucement. J'en ai la chair de poule, à la sentir ainsi déferler aussi doucement, lentement, qu'une pluie d'été. Elle me glace de la même façon, soulevant des vapeurs en s'insinuant dans la chaleur environnante. Et travers l'écran aquatique je vois des routes se dérouler sans jamais finir, des routes que nous avons tous arpentées, des routes aussi usées que mes vieilles chaussures, vainement tracées dans le désert de nos espérances. &lt;br /&gt;C'est pourquoi j'écoute toujours ce morceau en démarrant.&lt;br /&gt;One more time, hitting the road... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe title="YouTube video player" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/X_hMZYDMps4" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie est un rêve dont on se réveille pour de brefs moments de lucidité. Maintenant est l'un de ces moments. Au volant de ma vieille Chevrolet, traversant le Colorado à tombeaux ouverts. J'aime bien cette image : après tout, qu'y a-t-il au bout d'une route, sinon un tombeau ouvert ?&lt;br /&gt;Sur la route j'enchaîne les vieux morceaux, rutilants, énergiques comme s'ils étaient joués juste pour moi, maintenant, dans l'habitacle enfumé de mon véhicule. J'écoute toujours les versions live. J'ai l'impression de traverser un livre d'histoire un peu particulier. Des vies traversent ces morceaux, des souvenirs, et quand les voix s'entremêlent et reprennent ensemble les paroles, je crois écouter une ancienne messe païenne où, à travers nos différences, nos haines et nos mépris, nous aurions trouvé une voix commune pour chanter notre douleur, la chienne de douleur qui mord les tripes, et une voix commune pour chanter le désir désespéré et désespérant de vivre. Et une voix pour chanter la peur primitive que l'âge adulte n'a jamais tout à fait effacé. Une voix pour dire que nous avons toujours peur du noir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe title="YouTube video player" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/gYMLwLTzGUg" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, le live a cette qualité inimitable, dans l'improvisation, l'absence de corrections, le son brut qui sort sans lissage, sans modifications. Il y a cette humanité, cette chaleur, cette pureté qu'on ne retrouve jamais sur les enregistrements. La chanson commence à devenir vivante, tangible, surtout quand tant de gens l'écoutent ensemble. Elle prend forme et corps, et elle prend le pouvoir de posséder tous ceux qui la font exister, musiciens comme auditeurs. Une alchimie se produit, une réaction imprévue qui tout à coup vous enlève de vous-mêmes et vous projette de plein fouet dans la texture de la musique, où se cristallisent les paroles trop longtemps échouées dans notre silence. &lt;br /&gt;Le morceau suivant enchaîne, alors qu'au dehors le paysage ne change pas, magnifiquement désertique, étendu sous mes yeux avec ces drôles d'amas rocheux exhibant leurs formes déformées, comme des vieillards portant fièrement leurs corps érodé par le temps. Je me sens moi-même érodée, usée, secouée et jetée, à peine rescapée, à peine survivante. Que me reste-t-il ? Des grains de poussières et des miettes de tabac, et la trace aride d'une larme sur ma joue. &lt;br /&gt;La route se fait hypnotique, les bandes jaunes se répètent inlassablement en ressurgissant rythmiquement. Alien Sex Fiend jette un voile nauséeux tout autour de moi, assombrissant le monde et m'immergeant dans un drôle de rêve mécanique. Le moteur ronfle alors que je passe les vitesses, filant sur le trait rectiligne qui relie l'éternité d'un bout à l'autre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier souvenir. Ce bar dans le Minnesota, qui passait de vieux tubes de hard rock dans une atmosphère embrouillée, saturée de paroles inaudibles, de vapeurs d'alcool et de fumée de cigarettes. J'avais chaud, j'étais bien, je buvais une bière brune qui me remplissait l'estomac mieux que n'importe quel repas concocté à base de boeuf ou de poulet industriels. C'est ce soir-là que j'ai entendu la cloche pour la première fois. En pleine discussion avec un ami du coin, nous nous demandions pourquoi nous étions né nous-mêmes, pourquoi occupions-nous ce corps et cette conscience en particulier. Quelque chose du goût « pourquoi plutôt quelque chose plutôt que rien » préoccupait notre débat rendu quelque peu vaseux par la pesanteur euphorisante de la brune. Et puis le son a traversé l'écran sonore, et s'est dévoilé dans un parfait silence, comme si quelqu'un avait coupé le son. Je suis restée hébétée quelques secondes, et puis j'ai cru à une hallucination, et j'ai repris le cours normal de ma conversation. Mais le son était imprimé en moi, et il continuait de résonner à l'intérieur de mon crâne, me répétant inlassablement un message que je ne parvenais pas à décrypter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième souvenir. Je suis quelque part dans l'Oregon, assise sur le capot de ma voiture. Les étoiles scintillent au-dessus de ma tête, incisives, acérées, des étoiles comme je n'en ai jamais vu de ma vie. Il faut être au coeur des montagnes, dans une région dénuée de tout éclairage électrique, pour les voir comme je les ai vues, clignotant comme des yeux rêveurs, éparpillées par centaines dans le noir total. Et soudain, dans la pureté de la nuit, la cloche a sonné. Cette fois-ci, ça m'a glacé les veines. J'étais là, tenant une cannette de bière dans ma main gauche, et une cigarette roulée dans la droite, la tête levée vers le panorama nocturne, quand le son m'a frappée comme l'onde d'une explosion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ma voiture, en vieille fan radoteuse, j'ai vissé une plaque où il est écrit en majuscules : Highway to hell. Je me suis toujours sentie appelée vers quelque chose. J'en suis venue à penser que ce quelque chose était une sorte d'enfer. Pas celui avec les démons armés de piques pour pousser les misérables humains dans le feu de la pénitence, non. Un enfer qui n'est ni froid, ni chaud. Un lieu perdu tout au fond de nous-mêmes, où ne se consument que nos souvenirs, des parties de nous dévorées par l'oubli et le néant. Un enfer où ma vie s'écrit elle aussi en majuscules. Un enfer peuplé de fantômes de moi-même, d'images jaunies de mes proches, d'ambitions avortées, de regrets mal assumés. Un enfer fait de tout ce que nous aurions pu être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe title="YouTube video player" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/pX3tZeimQUA" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième souvenir. En entrant dans le désert du Colorado, la cloche m'a à nouveau frappée. Ce son insistant, clair comme l'aurore, vibrait dans mes intestins comme une basse électrique. Ses pulsations lentes et lourdes creusaient à l'intérieur de moi, me fouillant la tête et les tripes. Elle était là pour m'annoncer quelque chose, ou bien pour me remémorer quelque chose, c'est difficile de savoir, et est-ce qu'au final, ça ne revient pas au même ? &lt;br /&gt;La cloche sonnait, sonnait. La cloche m'appelait. Sans brutalité, sans hâte. Lente et sourde comme la voix de Dieu. &lt;br /&gt;Ce soir-là, je suis rentrée dans ma voiture un peu trop vite, j'ai démarré en faisant déraper les pneus, et je me suis alignée sur le bitume et son tracé parfait, sans détours, sas bifurcations. J'étais appelée, sonnée, hallucinée. Le temps ne m'appartenait plus, pas plus que la route où ma voiture, machine indépendante de mon corps qui se ruait vers la prochaine destination, plus près de l'appel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe title="YouTube video player" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/MTwp8aiq-hM" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bord de l'abîme, ce moment arrive parfois. C'est la dernière fois que la cloche a sonné. J'étais quelque part en Arizona, quand soudain le ciel s'est ouvert en deux. Je pouvais y voir le néant pur danser sous ms yeux. Je n'avais pas froid, j'avais même plutôt chaud, bien nourrie de bière qui me voilait légèrement l'esprit. Le ciel se mouvait comme s'il était composé de voiles qui tombaient successivement. The insight and the catharsis... Les deux étaient là. La lucidité qu'on a en se réveillant d'un drôle de rêve, et le plaisir presque abject de l'évacuer comme un orgasme soulage le corps tendu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe title="YouTube video player" width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/vBdfmulzHNY" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis la descente. La sublimité m'écrasait. Je titubais sous les étoiles, ivre dans tous les sens du terme. Quelque chose me sortait de la gorge. Je n'ai réalisé qu'un moment plus tard qu'il s'agissait d'un cri, rauque et douloureux comme le cri d'un nouveau né, le genre de cri qui fait crisser les cordes vocales. Etais-je en perdition, ou bien était-ce le monde qui mourait devant moi ? Je tanguais au beau milieu du désert, assistée par l'assemblée désapprobatrice des cactus dressés comme des symboles d'une idée oubliée depuis bien longtemps. Je suis moi, mais mon identité ne signifie rien dans la vie anonyme de l'univers qui s'étend, s'éteint, se dévore, s'allume, puis s'oublie. Quelle étrangeté ! Je suis née pour m'apercevoir de mon insignifiance à laquelle je m'accroche pourtant. Et après ? Pourquoi être déchiré en deux ? Et surtout, pourquoi le désirer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être viendra-t-il un moment où je comprendrai ce que j'ai fait et pourquoi je l'ai fait. Peut-être aurai-je alors des regrets. Mais dans ce moment de lucidité, éveillée dans ma Chevrolet qui file sur la route comme si elle ne devait jamais s'arrêter, je suis incapable de voir autrement. De changer de perspective. Je suis abandonnée à la nuit, qui m'enlève et me détériore à son gré, transportée par des vents qui ne viennent pas du ciel. Je suis bel et bien sur une autoroute pour l'enfer. J'y file droit, sans scrupules. J'y file droit sans même comprendre pourquoi j'y vais.  Je ne peux comprendre pourquoi je suis si perdue, pourquoi la cloche ne cesse de résonner dans ma tête, pourquoi je suis son appel sans jamais douter. Je suis sur la route. Et je ne planifie jamais mes voyages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le compte à rebours bat dans mes tempes, scandant un rythme affolant, effrayant. J'y suis. J'avance. J'ai peur. Je suis jeune et comme la plupart des jeunes, je ne pense guère à affronter ma propre mort. Du moins, pas comme j'y penserai dans vingt ans, quand j'en serai beaucoup plus proche, quand les années ne se compteront plus en dizaines. Alors non, je n'y pense pas comme si c'était demain. Mais j'y pense chaque jour, chaque fois que j'ouvre une cannette de bière, chaque fois que j'allume une cigarette. Mais je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à arrêter. A voir la fin de la route. A comprendre. Et y arriverai-je mieux quand les chiens de l'enfer me mordront les mollets ? Quand je n'aurai plus d'autre choix que de passer cet horrible moment ? Je ne sais pas. Que voulez-vous, je ne sais pas. Je vis, irresponsable, cruelle, dans la lune, sans parvenir à me dire « il faut ». Je deviens, sans laisser de traces. Je suis ma trajectoire d'étoile filante.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-7836467576538003304?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/7836467576538003304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/02/httpwww.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7836467576538003304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7836467576538003304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2011/02/httpwww.html' title='Hells bells - fragments/premier jet'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/rneocU8ubAI/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-8653070903151608957</id><published>2010-12-28T10:35:00.000-08:00</published><updated>2010-12-28T10:38:01.156-08:00</updated><title type='text'>Morceaux choisis</title><content type='html'>Travailler de six heures du matin, à jeun, à midi. Travailler en aveugle, sans but, comme un fou. Nous verrons le résultat.&lt;br /&gt;Je suppose que j'attache ma destinée à un travail non interrompu de plusieurs heures.&lt;br /&gt;Tout est réparable. Il est encore temps. Qui sait même si des plaisirs nouveaux... ?&lt;br /&gt;Gloire, payement de mes dettes. &lt;br /&gt;Je n'ai pas encore connu le plaisir d'un plan réalisé.&lt;br /&gt;Puissance de l'idée fixe, puissance de l'espérance.&lt;br /&gt;L'habitude d'accomplir le devoir chasse la peur.&lt;br /&gt;Il faut vouloir rêver et savoir rêver. Évocation de l'inspiration. Art magique. Se mettre tout de suite à écrire. Je raisonne trop.&lt;br /&gt;Travail immédiat, même mauvais, vaut mieux que la rêverie.&lt;br /&gt;Une suite de petites volontés fait un gros résultat.&lt;br /&gt;Tout recul de la volonté est une parcelle de substance perdue. Combien donc l'hésitation est prodigue ! Et qu'on juge de l'immensité de l'effort final nécessaire pour réparer tant de pertes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A chaque minute nous sommes écrasés par l'idée et la sensation du temps. Et il n'y a que deux moyens pour échapper à ce cauchemar, pour l'oublier : le plaisir et le travail. Le plaisir nous use. Le travail nous fortifie. Choisissons.&lt;br /&gt;Plus nous nous servons d'un de ces moyens, plus l'autre nous inspire de répugnance.&lt;br /&gt;On ne peut oublier le temps qu'en s'en servant.&lt;br /&gt;Tout ne se fait que peu à peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus on veut, mieux on veut.&lt;br /&gt;Plus on travaille, mieux on travaille et plus on veut travailler.&lt;br /&gt;Plus on produit, plus on devient fécond.&lt;br /&gt;Après une débauche, on se sent toujours plus seul, plus abandonné.&lt;br /&gt;Au moral comme au physique, j'ai toujours eu la sensation du gouffre, non seulement du gouffre du sommeil, mais du gouffre de l'action, du rêve, du souvenir, du désir, du regret, du remords, du beau, du nombre, etc.&lt;br /&gt;J'ai cultivé mon hystérie avec jouissance et terreur. Maintenant, j'ai toujours le vertige, et aujourd'hui, 23 janvier 1862, j'ai subi un singulier avertissement, j'ai senti passer sur moi le vent de l'aile de l'imbécillité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;J'ai cru me lire...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-8653070903151608957?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/8653070903151608957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/12/morceaux-choisis.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8653070903151608957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8653070903151608957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/12/morceaux-choisis.html' title='Morceaux choisis'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-158968562795712710</id><published>2010-12-21T09:16:00.001-08:00</published><updated>2010-12-21T09:16:46.604-08:00</updated><title type='text'>Bientôt arrivée</title><content type='html'>Tout va toujours au ralenti, jusqu'à ce que je m'aperçoive que tout est déjà fini, que les dates butoirs buttent pour de vrai. La nuit continue d'être omniprésente, même le jour où elle se manifeste par un brouillard impénétrable. Je me sens un peu comme un coureur de marathon en fin de course, sauf que c'est mon cerveau qui se sent comme ça. C'est le moment, je suppose, de sortir l'effort final, dépasser ses limites, etc. Quand je ne sais plus quoi faire de moi, je passe un bon bout de temps dans la salle de bain. Comme ça, si le cerveau est en bordel, ça ne se voit pas sur moi (mais dans mon appartement, si). On se dit que ça ne va jamais finir, et ça finit trop vite. Chaque fois c'est cris et panique et alarmes, et puis ça s'éteint et je ne vois pas que j'arrive inéluctablement à la ligne d'arrivée, je continue à compter sur la distance qui m'en sépare. &lt;br /&gt;Lassitude, oui, je crois que c'est ça. Et pourtant, j'adore ce que je fais (enfin, un peu moins recopier des citations et insérer d'innombrables notes de bas de pages). Mais bon, il y a toujours des étapes comme celles-ci dans la vie. Si un jour je publie des romans, ce sera pareil. Aujourd'hui, je suis tout de même nettement plus sereine, ne me fixant qu'une seule obligation : faire de mon mieux. C'est déjà pas mal. &lt;br /&gt;Je me sens un peu embrouillée parce que j'ai envie de repartir, j'ai envie d'attaquer d'autres choses, mais, mais, il faut d'abord finir. Ça doit être pour ça que j'ai tant de choses inachevées : parce que l'étape finale, quand on est fatigué, c'est la plus difficile. Et bien, je vous dis un truc, que ce soit pour mon mémoire ou pour mon roman, cette fois, je vais finir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-158968562795712710?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/158968562795712710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/12/bientot-arrivee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/158968562795712710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/158968562795712710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/12/bientot-arrivee.html' title='Bientôt arrivée'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-5625908524803349276</id><published>2010-11-05T02:52:00.000-07:00</published><updated>2010-11-05T02:53:12.179-07:00</updated><title type='text'>A mon tour !</title><content type='html'>Voilà, je pique le questionnaire de Kalys qui l'a elle-même piqué sur un autre blog.&lt;br /&gt;A vous ! :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Musicien que vous admirez le plus : Ben je suppose que c'est Mustis, l'ancien claviériste de Dimmu Borgir, car il a énormément apporté à ce groupe. C'est une personne toujours discrète, qui a beaucoup de classe, et j'espère qu'il aura une belle carrière solo. Sinon, c'est le violoniste de Ashram, qui m'a coupé le souffle en live. &lt;br /&gt;Auteur que vous admirez le plus : Hum... Difficile à dire. Je pense que c'est Baudelaire, en tant que remarquable témoin de son époque, et en tant que visionnaire, et bien sûr en tant que poète. Sans arrêt, je me réfère à lui dans ma manière de penser la littérature et l'écriture, alors...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Groupe ou artiste ayant le plus compté pendant votre adolescence (5 max) : Mylène Farmer, My Ruin, Marilyn Manson, Saez, Korn&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrivains... Poppy Z. Brite, Alessandro Baricco, Anaïs Nin, Jean Anouilh, Anne Rice&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Styles / Genres favoris : black metal, bandes originales de film, musiques symphoniques en général, musiques folkloriques ; épouvante, fantastique, heroic fantasy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un album, un livre : Puritanical Euphoric Misanthropia, de Dimmu Borgir, Tropique du Cancer, Henry Miller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chanson, une nouvelle : Enlightment, de Totalselfhatred, Regarde vers l'Ouest, de Lionel Davoust.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une œuvre classique : le Requiem de Mozart, la 5ème symphonie de Beethoven, les nocturnes de Chopin, les Quatre saisons de Vivaldi. Andromaque de Racine, A Rebours de Huysmans, Zola pour l'ensemble de ses descriptions de paysages et choses à manger :), Voyage au bout de la nuit de Céline, Les Fleurs du Mal, les nouvelles de Poe et de Hawthorne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Groupes ou artistes, écrivains, vous ayant le plus marqué dans votre vie, par ordre d'apparition, 15 max : &lt;br /&gt;Mylène Farmer, Jean Ferrat, Nougaro, Noir Désir, Marilyn Manson, Dimmu Borgir, Nine Inch Nails, Anathema, The Old Dead Tree, Corvus Corax, Hans Zimmer, Howard Shore&lt;br /&gt;Lewis Caroll, Baudelaire, Baricco, Céline, Henry Miller, Clive Barker, Stephen King, Sire Cédric, Michael Moorcock, David Gemmell, Huysmans, Giono, Anouilh, Racine, Le Guilloux, Castaneda&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'artiste qui vous a le plus fasciné en live : Je pense que c'est Corvus Corax. Une présence extraordinaire, et l'impression de participer à une bacchanale... Rarement ressenti une telle euphorie. Je me souviens que côté fascination, le concert de Queen Adreena, c'était quelque chose. Et Punish Yourself aussi. &lt;br /&gt;En live, oui, moi aussi, j'ai été fascinée par Sire Cédric :D&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plaisirs coupables... Elvis Presley (je sais qu'on dit que c'est le King tout ça mais pour moi ça reste de la pop), Pascal Obispo et David Hallyday (ahah, ça, au moins, je suis sure que certains l'ignoraient !) Et puis tout ce qui est années 80, enfin en bref, tout ce qui me permet de chanter en conduisant ou en faisant le ménage. En bouquins, hum je vois pas trop, j'ai honte de rien je crois :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jouez-vous, ou avez-vous joué d'un instrument : pas du tout, je n'ai pas d'oreille et pas le sens du rythme, je suis bonne à rien, et je le sais, car je me suis essayé au clavier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que vous préférez en musique et en littérature : en musique, c'est la puissance. Le fait que ce soit grandiose, que je me sente sortie de moi-même, en transe.&lt;br /&gt;En littérature, c'est que je me prenne une révélation dans la figure par la beauté du texte et ce qu'il arrive à exprimer (réussir à vraiment dire quelque chose d'important avec des mots, c'est toujours pour moi un tour de force).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par quel biais découvrez-vous de nouveaux artistes et écrivains : par des magazines : D-Side, Metallian, également Youtube, Lastfm, et les amis :) Egalement pendant les festivals, où je découvre de plus en plus de très bonnes choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lisez-vous la presse musicale / littéraire : musicale seulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de temps passez-vous à écouter de la musique et à lire : difficile à estimer. Vu que je suis étudiante en Lettres, la lecture ça doit être pas loin des 6h par jour. La musique, souvent je l'écoute quand je bosse, et j'en écoute somme toute pas mal. Donc disons 8h par jour :) (non, je regarde la télé en bossant aussi, alors ça dépend des jours)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Musicien / écrivain respecté que vous n'avez jamais supporté : Brassens !! Pom-popom-popom,&lt;br /&gt;Pom-popom-popom, Pom-popom-popom&lt;br /&gt;Dickens ! Chiant à mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Styles musicaux que vous détestez le plus : ragga, reggea, rnb, hardcore, trash metal. En littérature, je suis perplexe quand on me parte d'autobiographies et de bit-lit, mais je déteste pas non plus (d'ailleurs je lis une série de bit-lit, mais avant le mot existait pas)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Genre qui ne vous a jamais touché mais que vous ne méprisez pas pour autant : le jazz. En bouquins, vraiment, je lis un peu de tout...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui vous rebute le plus : eh bien... quand c'est moche. Quand c'est convenu, quand c'est trop expérimental/conceptuel. Valables pour la musique et la littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Musiciens et écrivains que vous détestez viscéralement, 5 max : bah je m'aperçois que je ne sais pas trop quoi répondre. Détester viscéralement, ça m'arrive pas souvent. J'ai horreur de Lavoine, Laurent Voulzy, et toute cette vague de petits chanteurs à succès faciles, sans texte et sans musique. En littérature, je ne vois pas. Il y a des auteurs dont je me méfie. J'ai lu des extraits de Gavalda et Levy et trouvé ça carrément mal écrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois tubes / best-sellers que vous haïssez plus que tout : Libérer la libertad ou je sais pas trop quoi, Peps, je crois. Mais sinon je me souviens plus, j'écoute pas trop la radio et j'ai pas retenu les trucs qui m'agaçaient. Je lis pas des masses de best sellers, ou alors, je les aime bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir sur une note positive, vos trois grandes claques de l'année : le dernier album de Dimmu, Sisters of Mercy (redécouverte), Negura Bunget découverts en live au Hellfest (black atmosphérique à influences folkloriques roumain)&lt;br /&gt;En bouquins, Duma Key de Stephen King, sinon pas vraiment de coup de coeur neuf cette année (je lis pas tant de romans que ça en ce moment)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-5625908524803349276?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/5625908524803349276/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/11/mon-tour.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5625908524803349276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5625908524803349276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/11/mon-tour.html' title='A mon tour !'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-8780454360726848789</id><published>2010-10-15T04:34:00.000-07:00</published><updated>2010-10-15T04:50:55.595-07:00</updated><title type='text'>Le blues de l'étudiante</title><content type='html'>Chaque année, c'est un constat en demi-teintes qui s'impose. Après l'enthousiasme de la rentrée, des débuts, revient ce sentiment de solitude et d'anonymat. Je suis toujours à la fac sans y être vraiment. Dans la semaine, j'ai un seul cours qui m'intéresse vraiment. On me demande d'aller à des séminaires qui se déroulent entre des spécialistes pour des spécialistes. Ce qui s'étudie à la fac ne sort pas de la fac (du moins pour les Lettres). J'aime les études, je suis passionnée de littérature, c'est pour ça que je m'acharne à aller au bout de mon cursus. Et je suis là, à dresser courageusement mes plannings, et j'ai l'impression d'être mon propre prof, j'ai l'impression d'avoir en charge tout ce que je fais. Non que ce soit déplaisant en soi, on n'a de comptes à rendre qu'à soi-même. J'attendais le retour de la fac pour retrouver un cadre. Mais pour autant, je ne serais pas prête à m'inscrire en assidu en anglais, histoire d'aller à la fac, d'avoir des heures de cours, de me faire des amis là-bas. Je ne sais plus trop ce que je veux, à vrai dire. Travailler ? Ce qui m'effraie dans le travail, c'est la routine totale, le fait d'y aller tous les jours, à telle heure, de ne pas avoir de place pour l'improvisation, pour décider de faire une chose plutôt qu'une autre. Alors j'essaie de profiter de ma condition d'étudiante, et dans l'ensemble ça roule, mais il y a des jours comme ça où on se sent au beau milieu d'un océan de projets, de choses commencées, de listes de livres à lire, et on se sent... désemparé. Un master, ce n'est QUE de l'investissement personnel. Et je trouve ça formateur aussi, ça apprend l'autodiscipline, dont j'ai besoin pour l'écriture. ça apprend à se faire confiance, à être autonome, assez régulier. &lt;br /&gt;Et puis, bien sûr, avec tout ça je me suis mis beaucoup de pression, et tout à l'heure à la bibliothèque j'ai failli pleurer quand on m'a dit que mes bouquins avaient 10 jours de retard (ce qui signifie une interdiction de prêt de dix jours). J'ai peur, bien sûr, de ne pas réussir. De lâcher prise. J'ai peur que ce soit trop pour moi. &lt;br /&gt;Je n'ai pas envie qu'on soit sur mon dos, je n'ai pas envie d'emplois du temps fixe, et c'est pour ça que je trouve mon compte dans ce que je fais. C'est juste que c'est pas facile tous les jours et des fois je me demande si je fais vraiment ce qu'il faut. Difficile d'avoir de l'auto-satisfaction, de cultiver l'auto-satisfaction, plutôt. Déjà, on est seul à être satisfait. J'essaie pour garder la motivation de me fixer des petits objectifs tous les jours. ça fonctionne assez bien. &lt;br /&gt;J'espère que tout cela mènera à quelque chose. J'espère que je suis vraiment capable de faire ce à quoi je me suis engagée, j'espère que je ne me leurre pas sur moi-même. (double cursus, faire mon mémoire, faire de la traduction, continuer à écrire, et avoir quelques heures d'activité rémunérée...). &lt;br /&gt;Enfin voilà, je vais continuer à mener ma barque et décomposer les grandes tâches difficiles en petites tâches faciles, en espérant que ça passe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-8780454360726848789?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/8780454360726848789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/10/le-blues-de-letudiante.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8780454360726848789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8780454360726848789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/10/le-blues-de-letudiante.html' title='Le blues de l&apos;étudiante'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-7358332761558513471</id><published>2010-10-12T11:03:00.000-07:00</published><updated>2010-10-12T11:13:08.151-07:00</updated><title type='text'>Abrahadabra</title><content type='html'>Ecoute en direct du dernier Dimmu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Xibir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une ouverture spectrale, j'ai l'impression d'entendre l'introduction d'un film d'horreur, avec cette musicalité, ces harmonies propres au groupe. Onirique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Born Treacherous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une guitare assez agressive débute le deuxième morceau. On part en vitesse, avec un fond orchestral un rien grandiloquent pour ce qu'il y a devant. Il y a toujours ce côté incantatoire, urgent, démoniaque, messianique. Je reconnais des rythmes, des escaliers, des ralentissements, propres au groupe encore une fois. Ça s'affine. Ça s'organise. Une pause. On retombe dans le film d'horreur. Un sample, on dirait un prêtre qui récite quelque chose en latin. On reprend. C'est théâtral. Un bizarre chant clair se greffe. Atmosphère presque mystique. Là, les guitares recommencent à marteler. Il y a là-dedans un mélange hétéroclite plutôt surprenant. On ne sait plus trop où tendre l'oreille. Une superbe composition avec des instruments à corde qui ondoie en arrière plan. Une fin de morceau très très black.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gateways.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On saute à l'autre morceau, avec un cadre très Spiritual Black Dimension, genre chute dans les abysses. Les guitares grincent comme le blizzard. On revient dans quelque chose de très baroque, je n'arrive pas encore à savoir si c'est bancal. Ça tressaute, ça s'envole, ça retombe, ça chevauche. Il y a une voix mi enfantine, mi féminine, qui s'élève bizarrement là où se déchaînait autrefois le superbe chant clair du bassiste (qui a été viré avec son confrère claviériste). Un petit solo de guitare pour la forme, rythmé martialement typiquement dans les harmonies du groupe. Et on repart dans cette tourmente musicale qui n'est pas sans m'évoquer les albums les plus bariolés d'Emperor. Et hop, on repart dans une structure très très épique. Un choeur féminin, chose jamais entendue encore chez Dimmu. Plutôt joli. Ça se calme, toutes les voix repartent, car il y a aussi des voix d'hommes. Jamais eu autant de chant chez Dimmu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chess With the Abyss.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intro typique black metal. Des chants enchaînent, puis une ligne de voix de Shaggrath je dirais presque...joueuse. Là, il nous raconte quelque chose, il sort du pur chant black. Quelques expérimentations de guitares. On reprend le rythme, scandé par le choeur. Et on renvoit de l'orchestre, totalement grandiloquent et pourtant séduisant. On part dans un rêve de scientifique fou. Ou de sorcier ayant un peu trop consommé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimmu Borgir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un rythme entraînant et une orchestration qui me fait penser à celle de Inactive Messiah sur leur album Be my Drug. On a là une chanson plus « posée », qui va plus dans un seul sens me semble-t-il. Ça a quelque chose de heavy aussi, très harangue au combat, genre hymne guerrier. Plutôt pas mal ! Assez surprenant là encore, Dimmu n'avait jamais rien fait d'aussi « lumineux ». Ah, et Shaggrath remet son rire diabolique, ça c'est bien sympa ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ritualist.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, ça commence par du vent. So norwegian ! Et là, surprise, une guitare accoustique. Un fond black, plutôt atmosphérique, se développe derrière. Changement de rythme, bouffées glaciales d'instruments à corde. Il y a un côté presque fantaisie, presque Alice au Pays des Merveilles, dans le son explosif, diversifié, rempli d'arabesques inattendues. Ça bouge dans tous les sens. C'est du pur Dimmu Borgir, et en même temps, on dirait qu'ils ont pris le meilleur de Cradle of Filth et ajouté une sensibilité à la magie et aux sortilèges des contes... Le chant clair du bassiste est remplacé par un autre chant pas forcément très beau, mais toujours dans des passages très narratifs. La question est  : ne risquons-nous pas de nous y perdre ? Superbe accélération aux guitares électriques pour reprendre le fil de l'histoire. Oui, cet album est incroyablement narratif. Il est constitué de chapitres, de passages, de dialogues, de tirades, aussi bien instrumentales que vocales. Et il y a une certaine pureté non artificielle du son, amenée par la présence de vrais instruments, et ça, indéniablement ça s'entend, et c'est aussi ça qui donne cette qualité baroque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Demiurge Molecule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un rythme entêtant, redondant, s'installe au début de la chanson. Puis, quelque chose qui grince. Et le balancement revient, ce nouveau groove que le groupe a acquis avec Puratinical Euphoric Misanthropia et qui leur va si bien, quand ils n'en font pas un trash death du plus mauvais effet. Ici ça martèle, comme dans les meilleurs moments de l'album su-cité. Ça envoie pas mal, je dois dire. C'est aussi grandiose et dingue que Drudenhaus de Anorexia Nervosa, un bon son en plus. Je sens d'excellents headbangs en perspective ! Et là, hop ça s'arrête pour une percée d'instruments à vents qui surnagent tout à coup au-dessus de la musique, annonçant on ne sait quelle fin du monde. Et les choeurs, les guitares, l'orchestre, avancent ensemble derrière. On change de tonalité encore une fois, c'est plus intime, la voix se fait insinuante. Ça tressaute, j'ai l'impression d'être au milieu d'un spectacle de marionnettes qui aurait mal tourné, d'un cirque cosmique dont les portes s'ouvrent sur le vide (oui, Dimmu ça m'a toujours rendue poète).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Jew Traced through Coal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un départ doux, comme la première scène d'un film d'horreur où l'on filme le lieu où tout va se jouer. Puis la chose se noue, encore très très black dans les rythmes et les riffs. C'est-à-dire, car il faudrait que je m'explique un peu : rapide, et puis c'est cette qualité de son inimitable, propre au black, là faut écouter pour savoir. C'est cette manière de jouer, à la fois lancinante et pressée, comme douloureuse. Au coeur du morceau il y a quelque chose d'extraordinaire, une orchestration qui rappelle The Serpentine Offering (et donc Star Wars selon certains). Mais c'est moins ample, c'est plus resserré, et très vite on change encore de tonalité, de rythme. Non, malgré tout il y a une certaine cohérence dans cette profusion. Je ne perds pas le fil mais suis emmenée dans toutes les directions. Je dois dire que c'est une expérience musicale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Renewal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la prochaine, là encore on entre dans un truc très heavy, avec un solo de guitare plus heavy que black, le genre qu'on joue pour le plaisir d'entendre sa guitare, cela dit ça n'empêche pas qu'il soit chouette, ce solo. Et là encore, mélange des genres, on repart dans un méchant black pour le coup un peu moins mélodique. On est perpétuellement dérouté. La scène et les acteurs changent sans arrêt. Malgré tout, c'est efficace. Je me prends à remuer la tête. Là encore, je repense à Puritanical Euphoric Misanthropia (je le précise cette fois, l'un des meilleurs albums du groupe, aux côtés de Spiritual Black Dimension déjà évoqué). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Endings and continuations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un sample pour le moins louche (des bruits humides et quelque chose qui ressemble à une mastication), on entend encore ce chant profond, bas, qui fait penser au chant de Wardruna. Vous savez, ce chant un peu chamanique du genre « oooouaaaaaaaaaammmmmm » (c'est bien imité, hein). Et hop, après, un truc presque sautillant, enthousiaste comme une symphonie. Je viens d'apprendre que le bassiste de Therion était présent sur cet album, ce qui peut expliquer certains aspects musicaux. D'ailleurs je crois que c'est lui qui fait le chant clair sur ce morceau. Celui-là est bien maîtrisé, mais très inattendu dans un morceau de black metal. Là encore on a quelque chose de très hétéroclite, qui emprunte au folk, au heavy, au black, à la musique classique. Étonnant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gateways (orchestral)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On commence par des choeurs éthérés, on dirait presque une messe. Et là, ce que Dimmu fait de mieux éclate. C'est lumineux, déroutant, tragique et épique à la fois, une histoire dans une nuit très noire, avec des armes au clair qui brillent dans la lune. Mais les choeurs persistent, apportant une perspective biblique assez étrange. Ça se rapproche, en fait, d'un requiem. D'un opéra fantastique. D'une symphonie macabre. Ça s'élève, la tension monte. Vont-ils soutenir ce morceau jusqu'au bout, l'amener à son aboutissement ? Il continue de rouler, spectral. Il se reprend, respire, ou plutôt halète. Un épisode très doux, poignant, et toujours environné de fumées et de doutes. Ça valse dans l'air obscur. On dirait une musique de film. Ça s'effondre dans le murmure d'un rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perfect Strangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et enfin, quelque chose que j'attendais : une reprise de Deep Purple. Sans commentaires, je vous laisse découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bilan : sur le vif, album très surprenant qui effectivement marque une page dans l'histoire du groupe. Me manque un petit quelque chose cependant : la force de certaines lignes mélodiques qui ont tendance à ici se noyer. Les moments de suspension, la structure parfaite des morceaux de Spiritual Black Dimension, qui frôlaient la perfection parfois, même avec un simple clavier. La pureté mélodique, oui, c'est peut-être ça qui manque.&lt;br /&gt;Cependant, un album qui porte bien son nom, et un bel album après la perte de deux musiciens très talentueux. Bonne surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux morceaux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/_jw7yk8hm_0?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/_jw7yk8hm_0?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/bkjBWSGu7Ag?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/bkjBWSGu7Ag?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux que ça intéresse, références citées :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/5UZD3Ub-DSo?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/5UZD3Ub-DSo?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/uqLYjRn--GI?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/uqLYjRn--GI?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/3rQCfXH-0fU?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/3rQCfXH-0fU?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/LzSkLkVd52w?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/LzSkLkVd52w?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-7358332761558513471?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/7358332761558513471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/10/abrahadabra.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7358332761558513471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7358332761558513471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/10/abrahadabra.html' title='Abrahadabra'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-481719021560710641</id><published>2010-10-05T11:19:00.001-07:00</published><updated>2010-10-05T11:19:59.455-07:00</updated><title type='text'>Automne</title><content type='html'>En automne, ça sent la forêt dans toute la ville. Le ciel est bas et gris, mais ce ciel-là me raconte des histoires. Infailliblement, je pense à des histoires de chevaliers et de fées, je pense à des sorcières, je pense à du chocolat chaud et des goûters à la maison, je pense à des livres pas encore ouverts, à des promenades dans le parc dans des allées pleines de feuilles mortes. L'automne, c'est la saison des études, des secrets, et des histoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit m'effraiera toujours. Quatre jours que la pluie tombe, brouillant l'horizon et les silhouettes. Tout est humide, du coup, il fait froid. Ce froid insidieux d'automne, plus néfaste que la froideur sèche et vive des mois de janvier ensoleillés. J'en ai profité pour regarder des films au chaud dans le lit, stores baissés. J'aime me cacher du monde entier. &lt;br /&gt;Ce soir, j'ai allumé plus de lumières, et une petite bougie, rouge à travers sa fleur de verre, car la lumière enveloppe et rassure. Il fait trop froid sans lumière. Les journées passent, et je m'accroche, et je parviens à des résultats, mais je ne dois pas tant voir dans la durée. Tout peut s'arrêter du jour au lendemain. Il me faut une vision plus globale, moins axée sur la réalisation, même si c'est capital car malgré toutes les théories philosophiques, je vis quand même dans un temps linéaire. Enfin, d'une certaine façon en tout cas. Au plan social, au plan quotidien. Ce sont les autres plans qui peuvent m'aider à me détacher de cette compétition générale, de cette urgence du temps et de cette nécessité de faire ses preuves pour ne pas vivre une vie trop moche. &lt;br /&gt;Ne jamais oublier l'essentiel. Sans quoi je me transformerai en zombie, comme tous les autres. Des zombies qu'un coup du sort réduit en poussière. Je ne veux pas laisser la vie m'avaler. Je préférerais plutôt la dévorer. La faire mienne. Non pas la contrôler, je ne le peux pas, pas dans l'absolu, mais... Le oui. La volonté de puissance nietzschéenne. Le oui inconditionnel. Car, il n'y pas de demi-mesure. C'est oui c'est non. Sinon c'est se condamner à la demi-vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-481719021560710641?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/481719021560710641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/10/automne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/481719021560710641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/481719021560710641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/10/automne.html' title='Automne'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-8622545942707205203</id><published>2010-09-16T14:28:00.001-07:00</published><updated>2010-09-16T15:15:21.730-07:00</updated><title type='text'>Je suis Mme Bovary et Don Quichotte...</title><content type='html'>...Et j'assume !&lt;br /&gt;L'une des musiques que j'aime le plus avec l'un des films que j'aime le plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/cx4F8vMKk9E?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/cx4F8vMKk9E?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Mis à part l'apparté à l'initiative du créateur... Chacun son point de vue :) )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant qu'on est dans les trucs de fan... Cette musique ne cessera de m'inspirer. Hans Zimmer est un grand, très grand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Z_DSq-LhOyU?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Z_DSq-LhOyU?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-8622545942707205203?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/8622545942707205203/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/09/je-suis-mme-bovary-et-don-quichotte.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8622545942707205203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8622545942707205203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/09/je-suis-mme-bovary-et-don-quichotte.html' title='Je suis Mme Bovary et Don Quichotte...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-8764947953301918887</id><published>2010-09-14T14:40:00.000-07:00</published><updated>2010-09-14T14:54:03.384-07:00</updated><title type='text'>Nocturne II</title><content type='html'>Croix du Sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lumière dorée et penchée sur la ville mettant en relief la façade classique de République. Les rues sont animées, avec des groupes de gens concentrés sur les terrasses comme un vol d'oiseau abattu sur un champ de bières. Pas toujours bonnes, ces bières, mais elles ont la fraîcheur des fins de journées,les bulles de sa légèreté. Tout à l'heure, au carrefour, j'ai vu la lumière s'épaissir dans les arbres au bout de la rue, scintillante comme du miel. Tout palpite et la soirée est tiède.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures plus tard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit a fraîchi l'air, mais la ville reste vivante et pleine. Les gens marchent d'un pas pressé, les terrasses sont toujours remplies, mais ce sont des personnes différentes. Les bars sont chaleureux, des points d'ancrage et de lumière, des balises nocturnes où trouver un réconfort et des amis autour d'une bière. &lt;br /&gt;Je regarde l'eau scintiller sous le pont, et puis ce grand bouleau planté dans le béton dont je me rappelle que l'année précédente, il avait attendu décembre pour abandonner la bataille et se dénuder totalement. &lt;br /&gt;Je suis chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rentrée à la maison, la fatigue me pèse un peu sur les épaules et forme une raideur dans mon cou, mais j'ai la musique dans la tête. j'ai hésité entre un café et une tisane, pris une tisane, et me demande si ma rêverie va me porter. Sinon, il y aura un film ou du sommeil, mais je veux laisser sa chance à la brûlure, à la blessure sensible qui crépite la nuit venue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*************************************************************************************&lt;br /&gt;Marcher sur le trottoir sans avoir les pieds sur terre. Avoir des scénarios dans la tête, des images fantastiques. Au fond de soi puiser la sérénité d'être ancré dans son corps dont les coutures craquent pourtant. On pourrait se répandre sur le béton, ou s'envoler en fumée, un corps dansant parmi les autres, que seul le souffle d'une quelconque divinité permet de connaître cet état qu'on nomme la vie. Si fragile et dérisoire, c'est aussi cela, se sentir fort : vivre comme un souffle, courant sur la terre, se mélangeant aux autres odeurs et à tous les soupirs. Savoir que rien de tout cela n'a réellement d'importance. C'est grisant. Traverser la nuit, ces quelques heures au fond desquelles appellent avec insistance le sommeil et le rêve, et se sentir léger, dérisoire, fragile, sans importance. Libre de n'être rien, et d'être tout. &lt;br /&gt;J'ai toujours cette phrase idiote dans la tête, ces temps-ci : "dans la vie, faut pas s'en faire". Je pense au sourire que j'étais la seule à avoir ce matin, en cours. Je suis curieuse. Le monde satisfait ma curiosité. Je prends le temps d'être. C'est tout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-8764947953301918887?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/8764947953301918887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/09/nocturne-ii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8764947953301918887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8764947953301918887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/09/nocturne-ii.html' title='Nocturne II'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-8008083355711373968</id><published>2010-09-08T12:29:00.000-07:00</published><updated>2010-09-08T12:41:35.387-07:00</updated><title type='text'>Nocturne...</title><content type='html'>&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/wnJzXgoMwVM?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/wnJzXgoMwVM?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça monte avec la nuit, nourri d'ombre. Les propos de Jankélévitch me donnent la chair de poule, chose tellement rare en littérature ! La musique entre en moi et me violente, mais les mots rarement parviennent à me secouer par leur seule force poétique. La dernière fois, c'était quand ? Il faudrait plutôt dire, c'était qui. Nietzsche, Généalogie de la morale. Baudelaire, encore, toujours. Henry Miller, Jean Giono. Leurs passions dionysiaques allument le feu de Dieu en moi. Alessandro Baricco, probablement, aussi. &lt;br /&gt;Avez-vous déjà eu des frissons en lisant un livre ?&lt;br /&gt;J'en ai eu au début de Duma Key, de Stephen King. L'acte créateur était saisi dans sa brutalité, son essence. La voix de l'écrivain débordait tellement dans celle de son personnage, j'avais l'impression qu'il me parlait directement. (c'est un livre, au passage, servi pour une fois par une bonne traduction).&lt;br /&gt;Je vous offre ces mots de Jankélévitch. Je cherche, et ne lui trouve pas d'activité poétique, seulement critique et théoricien... Comme c'est étrange ! Jugez par vous-mêmes :&lt;br /&gt;« L'obscurité est bonne conductrice : dans le noir toutes sortes de communications magiques se nouent entre les âmes ; et le courant n'exige plus, pour passer, des moyens termes au contact, mais il s'établit aussi immédiatement que l'éclair ; véhicule de toutes les puissances « sympathétiques » du monde, il circule entre les âmes, comme circulent, dans l'éther, les influences astrales. La nuit, c'est l'immanence. Le sabbat des qualités, qui se célèbre à minuit, rend vraisemblables les analogies les plus bizarres, les calembours et les accouplements les plus saugrenus. A minuit tout est permis ; n'importe quoi déteint sur n'importe quoi, et chaque être participe de tous les êtres. Comme l'imagination devient légère et merveilleusement absurde au clair de lune ! La voici qui gambade avec les salamandres et les esprits élémentaires dans la prairie violette, qui respire à pleine poitrine le fluide de minuit... Finis, les travaux forcés de la médiation, et la patience, et le labeur, et l'étroitesse ! L'armée immense des possibles envahit les chemins de la causalité, et les contradictoires nouent dans l'ombre toutes sortes de pactes occultes. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ainsi l'âme romantique n'est plus isolée dans le monde : en revenant aux nains et aux esprits de la terre, elle a guéri la solitude où trois siècles de civilisation classique avaient laissé le romantisme français. Pour se guérir tout à fait et entendre les conseils qui viennent du fond de l'occident, il faut aimer beaucoup la nuit, la chercher même durant le jour, là où on peut la trouver, dans les forêts et dans les cathédrales. « La nuit est profonde là-bas » ; mais elle est affectueuse, transparente et fraternelle. Le mystère de la nuit ne se révèlera pas aux bourgeois qui la passent à dormir dans leur lit, mais seulement aux fantasques qui cherchent l'ombre parce qu'ils ont trop aimé la lumière. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/YNSNwcFDeuc?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/YNSNwcFDeuc?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-8008083355711373968?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/8008083355711373968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/09/nocturne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8008083355711373968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8008083355711373968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/09/nocturne.html' title='Nocturne...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-1515230070380223044</id><published>2010-09-04T06:10:00.001-07:00</published><updated>2010-09-04T06:12:55.811-07:00</updated><title type='text'>Liberté égalité fraternité ?! J'aime toujours mon pays malgré tout... alors...</title><content type='html'>je viens de me rendre compte que la manif à laquelle je voulais me rendre, c'était aujourd'hui. Forcément, c'est moins médiatisé que le scandale d'avoir à travailler deux ans de plus (même si c'est plus compliqué que ça, je sais)&lt;br /&gt;Je vous invite à signer l'appel...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Appel Citoyen&lt;br /&gt;Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signez l’appel en ligne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Roms et Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires, ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est &lt;a href="http://nonalapolitiquedupilori.org/"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-1515230070380223044?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/1515230070380223044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/09/liberte-egalite-fraternite-jaime.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/1515230070380223044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/1515230070380223044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/09/liberte-egalite-fraternite-jaime.html' title='Liberté égalité fraternité ?! J&apos;aime toujours mon pays malgré tout... alors...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-763754596321181502</id><published>2010-08-27T11:42:00.000-07:00</published><updated>2010-08-27T12:04:34.724-07:00</updated><title type='text'>Ewiges Licht</title><content type='html'>&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/WFX22PGTTXk?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/WFX22PGTTXk?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est étrange, c'est que le temps, et les moments de la journée qui le composent, semblent rouler comme un fleuve, au-dessus de quelque chose, ou à travers quelque chose, que le temps ne fait que traverser. Nous vivons en surface, la plupart du temps, ignorants et aveugles. Parfois, le fleuve s'ouvre en deux. Et nous avons un aperçu de l'entre-deux, des couloirs qui éclairent le vide, du nagual et du sacré. Certains le traduisent par le mot "lumière", faute de métaphore. D'autres par une simple expression "a warm place".&lt;br /&gt;Ma quête, mon unique quête, est impossible et vouée à l'échec. Parler de cet entre-deux. Certaines personnes pourraient me juger mystique mais il m'a toujours semblé, à la manière du film Matrix, ou Avalon, que la réalité, ce que nous appelons réalité, n'était qu'une grossière illusion. Truth is out there...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Don Juan a dit à Castaneda que les drogues étaient une béquille. Je crois que j'aurai besoin de ma drogue personnelle pendant très longtemps encore, si ce n'est toujours. La drogue a toujours été un élément clé du rituel et de la transe. Ce n'est pas par hasard. Il semble qu'elle aide à ouvrir &lt;span style="font-style:italic;"&gt;les portes de la perception&lt;/span&gt;... Chevaucher les esprits. La folie. &lt;br /&gt;Je crois à la division du sacré et du profane. Il me semble maintenant évident que le profane ayant envahi jusqu'aux valeurs morales, nous sommes conditionnés à l'ignorance sourde et aveugle de son pendant, le sacré. J'ai l'impression que mon éducation m'a forcé à l'évacuer comme une mauvaise habitude. Et j'ai envie de révolutionner cela. Je me rends compte que ce que je sens si fort en moi ne peut être considéré comme un délire personnel que si moi je prends la décision de le juger ainsi. Ce chemin n'appartient qu'à moi. Personne ne peut vous imposer une voie spirituelle. Jamais. On ne vit pas sa vie spirituelle par la crainte ou la force. En ce cas, on fait semblant de la vivre.&lt;br /&gt;Bon, pour éteindre vos éventuels doutes, mais je pense que vous l'avez déjà compris, je ne me suis convertie à aucune religion. J'ai juste décidé de laisser parler ma nature profonde, au lieu de l'enfouir inutilement. Il ne s'agit pas d'une opposition rationnel/irrationnel. ça me semble presque basique et puéril, comme opposition. Je ne cesse d'analyser mes perceptions du "sacré" de l'entre-deux, de la lumière. Elles n'ont pas un fondement irrationnel. Elles appartiennent à une vérité qui me dépasse. Ou une vérité que j'invente. Mais fondamentalement, y a-t-il réellement une différente entre ce qu'on invente et ce sur quoi tout le monde est d'accord pour lui attribuer le statut "d'existence" ? Je crois que la réalité est, et doit, être plus malléable que ça. Pourquoi le doit-elle ? Parce que figer la réalité est la trahir, et c'est justement anti-scientifique et anti-philosophique. Le meilleur moyen de savoir est de tomber dans le terrier du lapin. Le meilleur moyen de connaître est d'abandonner ce que l'on sait, ou plutôt ce que l'on croit savoir, car que sait-on vraiment ? On ne sait que ce qu'on est habitué à savoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-763754596321181502?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/763754596321181502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/08/ewiges-licht.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/763754596321181502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/763754596321181502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/08/ewiges-licht.html' title='Ewiges Licht'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-7615518962291554521</id><published>2010-08-24T12:05:00.000-07:00</published><updated>2010-08-24T12:07:58.749-07:00</updated><title type='text'>Lost in the dusk</title><content type='html'>Le jour s'en va lentement. Stephen King, dans Duma Key, dit que l'artiste doit être affamé pour produire. A  prendre au sens littéral aussi bien que métaphorique, je crois. Je suis affamée, normal, j'ai mangé à midi pour une fois, et pour une fois, je suis allée me promener un peu. J'ai commencé à écrire un peu au hasard, pour voir si quelque chose venait, car mon heure d'écriture est désormais plus ou moins calée au début de soirée, pendant l'apéro, avant de manger. J'ai écrit un peu, tous les jours. Pour le moment, ça me convient plutôt bien. C'est l'ouverture des portes de l'imaginaire, avant le vide de la nuit, après les préoccupations autres du jour cru et peuplé. Le crépuscule sera-t-il mon moment ? Je ne crois pas que quoique ce soit soit fixe, disons que pour l'instant ça me convient. J'apprécie la vue immense que j'ai du ciel, ici. Je peux voir les nuages se déployer et traîner à travers le ciel, déclinant les formes et les couleurs à mesure que le vent les fait vivre. La forêt continue de se tapir à l'horizon. &lt;br /&gt;Je commence à trouver mes portes d'entrée dans l'écriture, celles qui me font oublier la famine et le doute. Je commence à comprendre comment écrire, même sans idée, même sans cette poussée monstrueuse, cette pression intérieure qui parfois me rend folle et m'empêche carrément d'écrire. Désormais, j'apprends à provoquer le jaillissement, et non à l'attendre. &lt;br /&gt;Présentement les nuages prennent une couleur soufrée tandis que des vapeurs légères, comme des fumerolles, se détachent de leurs corps massifs. &lt;br /&gt;Pour écrire, il ne faut pas chercher quelque chose de précis. Ne fais pas le geste de tendre le bras, c'est la seule manière d'obtenir quelque chose. C'est une quelconque déformation d'une pensée bouddhiste qu'un ami m'a appris, un jour. Ce genre de vérité qu'on teste et qu'on défie toute sa vie, et cette vérité prend une profondeur renouvelée avec le temps, chaque fois qu'elle nous revient à l'esprit. Etrange...&lt;br /&gt;Je regarde actuellement la dernière saison de Lost. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous spoiler. Mais. C'est la meilleure série que j'ai jamais vue. Et j'entends déjà des voix s'élever un peu partout pour contester cette allégation. Mais je ne parle qu'en mon nom. Parce que, voyez-vous, elle résonne en moi. Comme quand j'ai lu Mathieu Ricard (ancien neuro-biologiste devenu moine bouddhiste et porte-parole du Dalaï-Lama en France), comme quand j'ai lu Carlos Castaneda (si par hasard quelqu'un qui me lit ne le connait pas, je me dois de le lui présenter : étudiant parti faire une thèse sur l'utilisation des drogues hallucinogènes dans les rituels au Mexique, il devient le disciple de Don Juan, un philosophe anonyme, inconnu et... un guerrier, un sorcier.). Comme quand j'ai lu Océan Mer d'Alessandro Baricco et Le Royaume des Devins de Clive Barker. Quand j'ai ressenti les fils de la toile s'entremêler et bouger en moi. Quand j'ai su que tout cela n'était qu'un rêve. Quand j'ai su que la réalité était pleine de trous. Comme quand j'ai vu Mulholland Drive. Quand j'ai redécouvert cette vérité, encore sortie du même ami que tout à l'heure, que la vie n'est que ce qu'on en dit. Que nous ne sommes pas forcés de n'en voir qu'un aspect. Que nous pouvons fouiller les interstices. Un poète tchèque a dit approximativement qu'un poète ne faisait que mettre en lumière ce qui avait toujours été là. &lt;br /&gt;Dans le test, que j'ai refait, je suis encore et toujours Jack. Mais il comprend un truc fondamental dans la dernière saison. Comme lui, je suis longue à la détente. Pour le fun, je vous copie le résultat du test, peut-être me reconnaîtrez-vous un peu. C'est pas si faux sauf que je ne suis pas une leader et que je m'occupe pas tant que ça des autres. I do care, that's all !&lt;br /&gt;Jack&lt;br /&gt;You scored 60% kindness, 43% courage, 39% seedy past, and 54% secretiveness!&lt;br /&gt;"We're not savages, Kate. Not yet."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;You are Jack. You are compassionate, heroic, and a bit of a martyr. You are brave and a natural leader. However, you shouldn't keep so much bottled up inside. You are so busy taking care of others that you have no time or energy to take care of yourself. Take a load off once in a while and play some golf with Hurley. You need to relax pretty soon or else you'll be no good for anyone anymore - including yourself!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Your polar opposite is: Shannon. You are similar to: Boone and Sayid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, si vous voulez le faire aussi : http://www.okcupid.com/tests/take?testid=5052228135609532493&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-7615518962291554521?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/7615518962291554521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/08/lost-in-dusk.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7615518962291554521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7615518962291554521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/08/lost-in-dusk.html' title='Lost in the dusk'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-103767761952994096</id><published>2010-08-02T12:19:00.000-07:00</published><updated>2010-08-02T13:15:57.878-07:00</updated><title type='text'>Je suis à l'image de mon bureau</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TFcc2m2cu9I/AAAAAAAAADQ/SkP-3mrOjLo/s1600/Picture0001.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TFcc2m2cu9I/AAAAAAAAADQ/SkP-3mrOjLo/s320/Picture0001.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5500897194323786706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pétard ! (comme dirait ma grand-mère). En ce moment je me noie littéralement dans les corrections. J'ai deux romans à corriger, même si l'un d'entre eux n'est pas achevé, je ne fais que corriger ce qui a déjà été écrit. Mais je n'ai qu'une hâte, c'est de me remettre à écrire. M'enfin... C'est ce que je dis maintenant. Mais l'écriture et moi, c'est l'amour et la haine. Quand je dois écrire, il me semble que mes idées sont merdiques. Et quand je dois me corriger, je me congratule parfois, et je fais la moue, beaucoup. &lt;br /&gt;Bordel !&lt;br /&gt;J'ai commencé une nouvelle pour une anthologie, dont le sujet me plaît beaucoup. Mais combien de temps ça fait que je n'ai pas écrit une nouvelle à moi, hors appel à textes ?&lt;br /&gt;Je m'échine en ce moment pour comprendre comment je fonctionne, trouver ce qui est le mieux pour moi. Je crois que je suis une sacrée bordélique, et je suis pas sure de pouvoir me changer là-dessus. Je crie déjà d'angoisse à l'idée de prendre un repas à heure fixe. &lt;br /&gt;Cela dit, ça ne veut pas dire que je ne peux rien organiser. Figurez-vous que quand on a des tonnes de temps libre, c'est pas forcément plus facile, parce qu'on a aussi une tonne de choses potentielles, en devenir, en attente, en cours, en fin de vie, en correction, en finalisation. Et ça m'emmerderait de ne pas avoir tous ces trucs, parce que je n'arrive pas à me consacrer corps et âme à une seule chose. mais c'est quand même un vaste foutoir. Résultat, tout avance, petit à petit, et si on schématisait ma productivité, ça ressemblerait sans doute aux cours de la bourse. &lt;br /&gt;Putain, (excusez-moi pour la grande vulgarité de ce billet, mais ça défoule), putain, disais-je, en écriture, c'est comme attendre que son whisky veuille bien vieillir pour pouvoir le boire. Pour avoir des résultats, faut pas être pressé. Vraiment pas. &lt;br /&gt;Mais ça finira par marcher, n'est-ce pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tombée amoureuse. Ce n'est pas tous les jours qu'on écoute quelque chose qu'on n'a &lt;span style="font-style:italic;"&gt;jamais&lt;/span&gt; entendu avant.&lt;br /&gt;Scotchant, incroyable.&lt;br /&gt;Les morceaux sont longs mais ce n'est pas une musique qui passe toute seule. C'est une musique qu'il faut écouter. Une musique qui ne se laisse pas aimer du premier coup. La première fois, j'ai été très surprise, enfin, c'est vrai, j'aimais déjà. Mais à la cinquième écoute, j'étais amoureuse :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.aforestofstars.co.uk/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-hINg82Bnrs&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/-hINg82Bnrs&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/GOiuTSWDeIc&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/GOiuTSWDeIc&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Nabve3RHkJ4&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Nabve3RHkJ4&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-103767761952994096?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/103767761952994096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/08/je-suis-limage-de-mon-bureau.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/103767761952994096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/103767761952994096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/08/je-suis-limage-de-mon-bureau.html' title='Je suis à l&apos;image de mon bureau'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TFcc2m2cu9I/AAAAAAAAADQ/SkP-3mrOjLo/s72-c/Picture0001.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-1031103856437971838</id><published>2010-07-19T14:09:00.001-07:00</published><updated>2010-07-19T14:17:12.373-07:00</updated><title type='text'>Le dilemme d'Antigone, deuxième partie</title><content type='html'>Peu dormi cette nuit, après un week-end de lâcher prise avec des amis, et des moments précieux. Mais je n'ai pas envie de me coucher. Mathias et Nathalie me manquent ce soir, plus fort que d'habitude encore, je le sens physiquement. Sans eux je vis sans une partie de moi. Personne à part Scott ne me manquera comme ils me manquent. Du coup, je me sens mélancolique, pensive. Je commence à compter les jours avant de partir au Québec. &lt;br /&gt;De toute façon j'attends la nuit, j'attends que la chaleur baisse, j'attends que le jour prenne fin. Trop de lumière. Chaleur lourde. Le jour est oppressant. J'ai envie de m'égarer sur des chemins plus amicaux, noirs et frais, où l'imagination s'élance librement pour modeler le silence. &lt;br /&gt;La fatigue m'aide à rencontrer mon émotion. Nathalie a dit que j'aimais vivre de façon chaotique. Je ne sais pas si j'aime, mais je crois que je ne sais pas tellement vivre autrement. Une des raisons pour lesquelles j'ai du mal à me voir vivre avec quelqu'un d'autre que Scott. &lt;br /&gt;Bonne résolution : arrêter de me plaindre et vivre en assumant mes conneries, en assumant ma difficulté à vivre. Vivre. A ma façon et de mon mieux. &lt;br /&gt;Quand j'essaie d'expliquer à mes amis ce qui est peut-être de l'alcoolisme, je suis juste et à côté à la fois. Je n'y vois pas clair dans ce problème. Mais la première étape est d'accepter ce qu'on est et ce qu'on fait. Après, on peut choisir de changer, ou pas. La santé est importante mais elle est fragile quoiqu'on y fasse. Et la santé ne comble aucun vide. La santé n'aide pas à écrire. La santé fait partie d'un mode de vie auquel je n'atteindrai jamais tout à fait. Tirer des plans sur la comète est inutile. Il faut que j'arrive à me débrouiller, maintenant. Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu l'impression de grandir. Ce soir, j'ai cette impression. Je dois me débrouiller seule, à ma façon, et selon mes moyens. Mais je peux le faire. Même si ce n'est pas aussi bien que ce que je pense qu'on attend de moi. Je dois m'en tenir à des objectifs, à des faits. Je veux écrire, je dois écrire. A moi de me débrouiller pour trouver comment. Je ne me connais pas, en fait. Je ne sais pas ce que je peux faire et selon quelles modalités, pour quelque chose qui ne m'est pas expressément demandé, quelque chose que je mets en place toute seule. Je m'aperçois que je ne sais pas comment faire, comment me gérer, comment m'épanouir pleinement. Je dois d'abord trouver ce qui me correspond vraiment, trouver mon rythme et ma manière. Je comprends maintenant que c'est aussi ça, être écrivain. C'est savoir comment écrire, selon sa personnalité, ses contraintes, ses envies, ses ennuis, ses problèmes. Je m'aperçois que je n'ai pas trouvé la vie qui me convenait. Et il est temps. J'arrête les errances, et je travaille sur ce que je veux vraiment, et les moyens de mettre ça en place. J'ai envie de passer à autre chose. De devenir ce que je suis. A vrai dire, je ne pensais pas que le chemin était si long. J'avais naïvement pensé avoir atteint une certaine maturité. Mais c'est faux. C'est un chemin qui traverse toute la vie, et je suis certaine que si j'atteins la quarantaine, la cinquantaine, et après, j'aurai toujours cette impression de grandir. &lt;br /&gt;J'en ai assez de culpabiliser, et d'être insatisfaite. Je veux vivre ma vie. Je veux être moi-même. Je veux donner tout ce que j'ai, car si je ne le fais pas, ma vie n'a pas de sens. C'est ma réponse au dilemme d'Antigone. Je dis oui, mais je m'engage à devenir ce que je suis. La vie, en dehors de ce que je peux y mettre, de ce que je peux en faire, c'est une énorme blague de mauvais goût, c'est moche, et ça peut me mettre au fond du trou rien que d'y penser, cette mélasse quotidienne, cette lassitude, cette monotonie, ce dégoût progressif qui nous ronge jusqu'à ce qu'on ne devienne que des ombres de nous-mêmes. Je suis terrifiée par ça. Tellement terrifiée que je le provoque. En face de la possibilité d'un échec, le provoquer, c'est s'assurer la certitude d'avoir mal. Peut-être est-il plus facile de vivre en se montant la tête avec des futures douleurs, plutôt que de plonger dans l'inconnu, de ne croire à rien, pas même à son propre malheur, pas plus qu'à son propre bonheur. L'inverse est plus difficile, croire à son propre bonheur, c'est s'exposer à de grandes déceptions. Mais marcher en aveugle, c'est peut-être ça qu'on n'arrive pas à faire. Ne dire ni oui, ni non. Vivre. Epuiser sa vie, la consumer, la boire jusqu'à la lie. Sans se demander si on s'empoisonne ou bien si on s'enivre. Je ne supporte pas la fadeur, je n'ai pas envie de devenir fade, résignée, habituée, bien dressée à accepter la misère d'une vie soutenue par des béquilles et lestées par mille fardeaux. C'est au-dessus de mes forces. Je veux vivre. Et ce mot n'implique pas pour moi des devoirs, des responsabilités, des horaires, un bon comportement. Non, ça implique de se jeter dans le gouffre du hasard. D'assumer de ne pas être parfait. De ne pas chercher à être ce qu'on n'est pas. D'habiter son corps jusque dans les moindres extrémités. De pleurer et de rire avec sincérité. Il n'y a aucune règle, aucune loi, aucun schéma de vie. Il n'y a que ce qu'on en dit, et ce qu'on en fait. Je l'avais oublié. Comment ai-je pu ? Mais j'ai oublié. J'ai culpabilisé. Je me suis morfondue. J'ai essayé d'être plus correcte. J'en ai plus qu'assez de cela. &lt;br /&gt;Je dirais que s'il y a un grand mal à notre époque, c'est la culpabilité. On peut choisir le genre de vie qu'on veut, en théorie. En vrai, on aspire tous à des standards. J'en ai plus qu'assez de réduire mes ambitions à un schéma de société. &lt;br /&gt;Je veux devenir ce que je suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/vaJNr0u_iyo&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/vaJNr0u_iyo&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/DtvlJXu2VVU&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/DtvlJXu2VVU&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Kr9kZqrnow4&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Kr9kZqrnow4&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-1031103856437971838?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/1031103856437971838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/07/le-dilemme-dantigone-deuxieme-partie.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/1031103856437971838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/1031103856437971838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/07/le-dilemme-dantigone-deuxieme-partie.html' title='Le dilemme d&apos;Antigone, deuxième partie'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-552514046013201257</id><published>2010-07-15T15:15:00.000-07:00</published><updated>2010-07-15T15:16:14.470-07:00</updated><title type='text'>Non</title><content type='html'>« Une grande tour d'argent et de verre &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se dresse devant moi &lt;br /&gt;Je me dois de la gravir &lt;br /&gt;Atteindre mon but &lt;br /&gt;Toucher le ciel &lt;br /&gt;...Ce Ciel! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon premier pas est lourd &lt;br /&gt;Il écrase une marche &lt;br /&gt;Mon second essaye de faire oublier le premier &lt;br /&gt;Ce long escalier qui me jauge a l'air complice avec le ciel et l'infini &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marche après marche, je monte cet enfer &lt;br /&gt;Le vent glacial cisaille ma peau et viole mon antre &lt;br /&gt;Que vais-je trouver en haut? &lt;br /&gt;L'amour, la force la vaillance &lt;br /&gt;Ou peut-être l'espoir, la haine &lt;br /&gt;Peu importe je dois monter &lt;br /&gt;Je dois monter &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aperçois un aigle &lt;br /&gt;Il grave son nom dans les nuages &lt;br /&gt;Il a l'air libre &lt;br /&gt;Je veux l'atteindre &lt;br /&gt;Je dois l'atteindre &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gouttes de sueur qui perlent sur mon front &lt;br /&gt;Me rappellent que je ne suis qu'un tas d'os &lt;br /&gt;Un tas d'os &amp; d'eau &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux plus me reposer &lt;br /&gt;Je ne dois plus m'arreter &lt;br /&gt;Si je veux trouver la paix &lt;br /&gt;Je dois monter &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cent jours ont passé &lt;br /&gt;Je suis enfin au sommet &lt;br /&gt;Ici tout est plus clair &lt;br /&gt;Tout est plus beau &lt;br /&gt;Je surplombe les nuages &lt;br /&gt;Et les anges... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ni personne ne m'y attendait &lt;br /&gt;Ou peut-être, le repos &lt;br /&gt;Je m'assieds doucement &lt;br /&gt;Mes chevilles craquent, Je tombe &lt;br /&gt;Mes yeux se ferment, la fatigue &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A présent, je me sens mourir &lt;br /&gt;Et je sais pourquoi je suis venu &lt;br /&gt;Jusqu'ici »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/K1ypYl1j4xI&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/K1ypYl1j4xI&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça monte en moi comme la marée.&lt;br /&gt;Violent et doux à la fois, c'est un arrachement silencieux du sol et de mes amarres, qui se situent entre mes côtes. Le coeur qui s'accélère, un vertige qui traverse la tête. Les pulsations de la musique qui tapent dans ma poitrine. La musique est comparable à un souvenir. Quand on l'écoute, la nostalgie survient parfois, inattendue car le morceau n'est lié à aucun souvenir, sinon peut-être un souvenir de soi. Ça résonne dans la nuit qui s'est agrandie, ce temple où tant de profanes ont déposé leurs larmes et leurs insomnies. &lt;br /&gt;Je monte, je monte avec les sons, avec la litanie. Comment se finit cette chanson ? Est-ce l'histoire d'un suicide ou d'une révélation ?&lt;br /&gt;Je dois monter...&lt;br /&gt;Je dois monter...&lt;br /&gt;Je ne sais pourquoi ça me bouleverse.&lt;br /&gt;Je dois l'atteindre...&lt;br /&gt;Peut-être parce que je ne cesse de chuter moi ici, de chuter en voulant me perdre dans le ciel. Parce que je ne cesse de confondre la vie et la mort. La joie et la douleur. &lt;br /&gt;Parce que je ne cesse de gravir des montagnes pour atteindre mon but, toucher le ciel... Jusqu'à ce que je me sente mourir... Et je sais alors pourquoi je suis ici. Si la fin est de mourir, laissez-moi mourir à ma manière. Laissez-moi consumer ma vie, au moins elle est feu, plutôt que cendres. Ce qu'on m'a montré de la vie ne me donne pas envie de la vivre. Seuls comptent les déserts, les forêts, les pensées absurdes, les idées folles, les trous dans le temps, les galaxies, les trous noirs, les étoiles lointaines, les battements de coeur, le désir si violent qu'on désirerait qu'il cesse ; seuls comptent les causes perdues, les rêves inaboutis, l'extase, la joie, la joie par-dessus tout, et non le bonheur, la joie, car elle est source de toute vie, elle est début et fin, et non perpétuelle continuité. Elle est l'éphémère, l'éclat, le jaillissement, la désespérance. &lt;br /&gt;J'aime la vie, mais pas la vie qui est faite de survie et de conformité à ce qu'on attend de nous. Survivre, mais à quoi bon ? Plutôt mourir à petits feux des suites du poison.&lt;br /&gt;Je suis redevenue adolescente. Non, la vie ne m'intéresse pas. Pas cette vie-là. Dans me rébellion d'adolescente, je voudrais dire : vous pouvez-vous vous la carrer où je pense, cette vie. Même si je l'accepterai histoire d'avoir le droit de vivre en parallèle ma folie. A moins que je n'en sois pas capable toute ma vie. Je n'en sais rien. &lt;br /&gt;Mais demandez-vous, posez-vous ce dilemme d'Antigone : doit-on dire oui ? Sachant qu'on a le pouvoir de dire non ? Nous avons toujours le choix, entre la vie et la mort. Personne ne s'en souvient aujourd'hui, où la mort est devenue notre pire ennemie. Personne ne se demande pourquoi vivre, qui est une question bien plus importante que pourquoi mourir. &lt;br /&gt;« ANTIGONE :Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu'ils trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours, si on n'est pas trop exigeant. Moi, je veux tout, tout de suite , - et que ce soit entier – ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite – ou mourir.&lt;br /&gt;CREON : Allez, commence, commence, comme ton père !&lt;br /&gt;ANTIGONE : Comme mon père, oui ! Nous sommes de ceux qui posent les questions jusqu'au bout. Jusqu'à ce qu'il ne reste vraiment plus la petite chance d'espoir vivante, la plus petite chance d'espoir à étrangler. Nous sommes de ceux qui lui sautent dessus quand ils le rencontrent, votre espoir, votre cher espoir, votre sale espoir ! »&lt;br /&gt;[Jean Anouilh]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-552514046013201257?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/552514046013201257/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/07/non.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/552514046013201257'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/552514046013201257'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/07/non.html' title='Non'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-5413538941712460639</id><published>2010-06-30T16:49:00.000-07:00</published><updated>2010-06-30T16:50:01.511-07:00</updated><title type='text'>Another brick in the wall</title><content type='html'>Les jours qui se succèdent. Les musiques qui tournent en boucle. Les nuits qui se répètent, sombres, dévoreuses. Les vies qui défilent, laides et mutilées. Les moments de lumière. Et puis la lassitude. Lassitude de devoir expliquer, de devoir dire, de montrer, de décrire. Lassitude d'être esseulé ballotté par un courant de fond qui menace sans cesse de faire céder tous les barrages. Et puis, au fond, rien, sinon un vague refus. Je n'ai pas signé pour ça, ce n'est pas ce que je voulais. Comme si quelqu'un se souciait de ce qu'on voulait. Le chemin, les batailles à gagner seul. J'ai l'impression que je pars avec trois fois rien et un avenir tout sauf prometteur. Je regarde autour de moi et ça ne me plaît pas. Je n'y vois que mort et désolation. Ce qui m'aide à tenir parfois c'est la rage qui ressurgit à un moment opportun, vitale et sauvage, qui me redonne le goût de vivre juste pour prouver au monde entier qu'il ne me tuera pas. Et puis c'est la beauté, rare ou abondante selon les jours. Et il me reste moi, et cette philosophie est d'un bien plus grand secours pour moi que les philosophies de l'annihilation du moi, bien qu'il soit possible que ce ne soit pas la meilleure voie pour le bonheur. Que puis-je dire ? Je suis seule avec mes armes dans un monde immense peuplé d'aveugles et de sourds. Je suis seule dans un mur qui m'entoure, et chaque jour n'est qu'une autre brique qui agrandit le mur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-5413538941712460639?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/5413538941712460639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/06/another-brick-in-wall.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5413538941712460639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5413538941712460639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/06/another-brick-in-wall.html' title='Another brick in the wall'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-2703888039969243518</id><published>2010-06-22T02:34:00.000-07:00</published><updated>2010-06-22T03:25:15.595-07:00</updated><title type='text'>Hellfest report : je suis trop dark</title><content type='html'>Voilà, je suis rentrée hier du festival de l'enfer, et autant dire que cette année, c'était très rock'n'roll, du point de vue musical et du point de vue du vécu. Beaucoup  de hard rock et de groupes de papys qui nous ont prouvé qu'ils avaient encore la pêche (UDO, Saxon, Anvil, Alice Cooper, Kiss...).&lt;br /&gt;C'était un festival où j'ai été curieuse, et du coup, pas mal de découvertes et de surprises à la clé. &lt;br /&gt;J'ai également découvert que je suis définitivement très dark, et je vais vous expliquer pourquoi. Personne n'avait d'appareil photo, aussi je vous prouve maintenant ma darkitude : &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TCCFhNqLvHI/AAAAAAAAADI/gCb3ST35qBA/s1600/Picture0011.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TCCFhNqLvHI/AAAAAAAAADI/gCb3ST35qBA/s320/Picture0011.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5485531151786032242" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;1. J'ai découvert que j'aimais le death. Dimanche soir, scandale universel : Nile passait en même temps que Motorhead. Le Hellfest a donc du se diviser en deux camps, ceux qui vont voir "Lemmy" avec ses grosses guitares, sa grosse voix et sa grosse bite (ce type m'agace quelque peu) et ceux qui vont voir le groupe de death brutal inspiré par la mythologie égyptienne. Je ne connaissais pas Nile, et j'ai plutôt adhéré. Une voix qui semble remonter des profondeurs de la terre, un côté mystique et inquiétant qui m'a bien plu. une vidéo de Nile (y en a pas de correctes du Hellfest) :&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/eh7SW8LCjIc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/eh7SW8LCjIc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;J'ai également beaucoup aimé Asphyx, groupe de death néerlandais bien léché et puissant :&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/XNChRN79Z7E&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/XNChRN79Z7E&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;2. Quand je suis en concert, j'aime me blottir sous la capuche de mon sweat MetalCamp. Quand j'enlève ma capuche, c'est que je suis décoiffée par le concert, que la musique est si bien que ça mérite de bouger la tête dans tous les sens. Deux concerts seulement m'ont fait enlever ma capuche :&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/L5XA8L_ynU8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/L5XA8L_ynU8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;Pour les voir, j'ai du braver une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes, car comme je suis grave underground, je n'ai assisté qu'au début du concert de Alice Cooper. ça m'a déçue, c'était trop froid, théâtral, on savait même pas s'il était contente d'être là, et j'ai trouvé ça un peu mou du genou. C'est donc sans regret que je me suis extrait de la foule pour rejoindre les goths qui écoutaient Fields of the Nephilim. C'était juste énorme. Je pouvais sentir la voix du chanteur dans mon ventre. C'était puissant, planant, sombre, classe, aérien. &lt;br /&gt;Une vidéo plus propre pour écouter la musique :&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/C5_4i7gycL8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/C5_4i7gycL8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;Et l'autre, c'était Tamtrum, une énergie incroyable, un jeu de scène complètement déjanté collant complètement à la décadence malsaine de leur dernier album Fuck you I'm drunk/Stronger than cats :) Du grand n'importe quoi, mais une musique toujours aussi efficace. Pas de bonnes vidéos live du Hellfest, je vous mets donc un autre live pour vous faire une idée de ce que ça donne en concert :&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/3NDbMTyflxY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/3NDbMTyflxY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;J'ai failli enlevé ma capuche sur :&lt;br /&gt;-Black Cobra : c'est très méchant, on dirait que le batteur va casser sa batterie, il y a juste deux mecs sur scène et ça dégage une haine brutale et ça envoie sacrément en live. Une vidéo studio pour découvrir la musique :&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/s3C_x07XUeM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/s3C_x07XUeM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;-Sabaton : power metal suédois, ils avaient une pêche d'enfer, c'était joyeux, ça donnait envie de sauter partout, vraiment une super découverte :&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/5TxRyo8rydo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/5TxRyo8rydo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;une vidéo plus propre :&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/DRVo4OIj0JI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/DRVo4OIj0JI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;3. J'aime pas les mainstage. Bien souvent, le son est mauvais, on a du mal à voir quoique ce soit, et cette année avec 65 000 personnes, le festival était tout simplement bondé. Je suis même pas restée 10 minutes au concert d'Eluveitie (pagan). Je voulais du black :) Et quand il y en a eu, Immortal, l'un des concerts que j'attendais le plus, j'ai été un peu déçue : mauvais son, j'arrivais à peine à reconnaître les chansons, et puis, je sais pas, ça manquait de quelque chose (ou alors, j'étais de mauvaise humeur. Cela dit ce sont de petits rigolos qui aiment faire des grimaces, et le maquillage quand même... on dirait Kiss, quoi :)&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/sGHHMeIjAHY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/sGHHMeIjAHY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux découvertes live bien sympa :&lt;br /&gt;-Negura Bunget, que je connaissais un petit peu. C'est un black hypnotique, avec des instruments traditionnels, qui change largement de ce qu'on a l'habitude d'entendre. C'était un beau concert, surprenant, simple, loin des singeries de certains groupes de black. Voilà une chanson assez représentative :&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/CgkUO6lz9mI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/CgkUO6lz9mI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Brant Bjork and the Bros : j'étais très fatiguée, alors je me suis allongée pour écouter, j'ai fermé les yeux, et me suis balladé en Californie au son d'une guitare psychédélique. Vraiment chouette.&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/CXBGMohYVmE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/CXBGMohYVmE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, il fallait quand même que vous voyiez ça, c'était pas mal représentatif de l'état d'esprit rock'n'roll qui régnait sur le festival :&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/eVIHXqciIQ0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/eVIHXqciIQ0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré mon côté dark, je suis redevenue une gamine dimanche soir. J'ai vécu un très grand moment de rock, et assisté à un show véritablement spectaculaire. Je me suis retrouvé à sourire bêtement et à gigoter malgré le fait que je tremblais littéralement de fatigue. Qu'est-ce que c'était ? KISS, bien sûr ! &lt;br /&gt;Je vous laisse avoir un aperçu de la performance extraordinaire à laquelle nous avons assisté :&lt;br /&gt;L'entrée en scène :&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/19PJTP2OW2E&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/19PJTP2OW2E&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;Je suis fan du bassiste :&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/BMRk5hpKKw0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/BMRk5hpKKw0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;Ils savent se faire aimer et acclamer... Une chanson culte avec une mise en scène incroyable.&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/tARIIZksHfU&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/tARIIZksHfU&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;Une ancienne vidéo de qualité pour un hymne auquel vous adhérerez tous, je crois :)&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/EdtEd0_d0ik&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/EdtEd0_d0ik&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-2703888039969243518?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/2703888039969243518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/06/hellfest-report-je-suis-trop-dark.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/2703888039969243518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/2703888039969243518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/06/hellfest-report-je-suis-trop-dark.html' title='Hellfest report : je suis trop dark'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TCCFhNqLvHI/AAAAAAAAADI/gCb3ST35qBA/s72-c/Picture0011.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-7322119508720008725</id><published>2010-06-16T10:51:00.001-07:00</published><updated>2010-06-16T10:58:19.200-07:00</updated><title type='text'>Yeahhh</title><content type='html'>J'avais manqué ça pendant des années. Ecouté un album il y a dix ans. Et putain que c'est bon ! Ce genre de groupe qui a inventé la musique que vous aimez. vous l'écoutez, et vous reconnaissez tous les autres groupes que vous écoutez. Je n'arrête pas d'écouter ça depuis deux jours.&lt;br /&gt;Rock'n'roll !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/qDuW3NvjqJY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/qDuW3NvjqJY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/IuezNswtRfo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/IuezNswtRfo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/II-YelIZwpY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/II-YelIZwpY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-7322119508720008725?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/7322119508720008725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/06/yeahhh.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7322119508720008725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7322119508720008725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/06/yeahhh.html' title='Yeahhh'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-8720072148105591469</id><published>2010-06-10T13:47:00.000-07:00</published><updated>2010-06-10T14:46:17.269-07:00</updated><title type='text'>Tout est chaos...</title><content type='html'>Liberté&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur mes cahiers d'écolier&lt;br /&gt;Sur mon pupitre et les arbres&lt;br /&gt;Sur le sable de neige&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur toutes les pages lues&lt;br /&gt;Sur toutes les pages blanches&lt;br /&gt;Pierre sang papier ou cendre&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les images dorées&lt;br /&gt;Sur les armes des guerriers&lt;br /&gt;Sur la couronne des rois&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la jungle et le désert&lt;br /&gt;Sur les nids sur les genêts&lt;br /&gt;Sur l'écho de mon enfance&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les merveilles des nuits&lt;br /&gt;Sur le pain blanc des journées&lt;br /&gt;Sur les saisons fiancées&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur tous mes chiffons d'azur&lt;br /&gt;Sur l'étang soleil moisi&lt;br /&gt;Sur le lac lune vivante&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les champs sur l'horizon&lt;br /&gt;Sur les ailes des oiseaux&lt;br /&gt;Et sur le moulin des ombres&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur chaque bouffées d'aurore&lt;br /&gt;Sur la mer sur les bateaux&lt;br /&gt;Sur la montagne démente&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la mousse des nuages&lt;br /&gt;Sur les sueurs de l'orage&lt;br /&gt;Sur la pluie épaisse et fade&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les formes scintillantes&lt;br /&gt;Sur les cloches des couleurs&lt;br /&gt;Sur la vérité physique&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les sentiers éveillés&lt;br /&gt;Sur les routes déployées&lt;br /&gt;Sur les places qui débordent&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la lampe qui s'allume&lt;br /&gt;Sur la lampe qui s'éteint&lt;br /&gt;Sur mes raisons réunies&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le fruit coupé en deux&lt;br /&gt;Du miroir et de ma chambre&lt;br /&gt;Sur mon lit coquille vide&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur mon chien gourmand et tendre&lt;br /&gt;Sur ses oreilles dressées&lt;br /&gt;Sur sa patte maladroite&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le tremplin de ma porte&lt;br /&gt;Sur les objets familiers&lt;br /&gt;Sur le flot du feu béni&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur toute chair accordée&lt;br /&gt;Sur le front de mes amis&lt;br /&gt;Sur chaque main qui se tend&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la vitre des surprises&lt;br /&gt;Sur les lèvres attendries&lt;br /&gt;Bien au-dessus du silence&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur mes refuges détruits&lt;br /&gt;Sur mes phares écroulés&lt;br /&gt;Sur les murs de mon ennui&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l'absence sans désir&lt;br /&gt;Sur la solitude nue&lt;br /&gt;Sur les marches de la mort&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la santé revenue&lt;br /&gt;Sur le risque disparu&lt;br /&gt;Sur l'espoir sans souvenir&lt;br /&gt;J'écris ton nom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et par le pouvoir d'un mot&lt;br /&gt;Je recommence ma vie&lt;br /&gt;Je suis né pour te connaître&lt;br /&gt;Pour te nommer&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liberté&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Eluard&lt;br /&gt;in Poésies et vérités, 1942&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un poème encadré chez ma grand-mère et dont les mots restent toujours aussi puissants en moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, savez-vous qui était Brian Boru ? Un roi irlandais qui repoussa les vikings. Il a laissé derrière lui un air populaire souvent repris...&lt;br /&gt;Enfin, là je tombe sur une tentative de mise en musique d'Eluard absolument épouvantable, terrifiante, horrible, torturante&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/3BKaYCswBuM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/3BKaYCswBuM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt; &lt;br /&gt;Au secours !!!!!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On écoute ça et ça va mieux&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/V7sMZGr3KBE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/V7sMZGr3KBE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;Ouf !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou pas. ça dépend des goûts, je suppose.&lt;br /&gt;Regardez tout de même cette très belle vidéo (en HD et le son à fond s'il vous plaît, ça vaut vraiment le coup) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/7x-1cjzwij8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/7x-1cjzwij8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, ça sera tout. Et tant mieux si ça n'a aucun sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vous faire découvrir un peu mon univers, tjrs en HD (enfin j'ai pas trouvé en HD, mais mettez la meilleure qualité possible s'il vous plait) :&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/khJSac5P7Uw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/khJSac5P7Uw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ou encore :&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/DF0JEaDCbwI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/DF0JEaDCbwI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais par contre c'est des saletés de hordeux qui chantent, normal que ce soit aussi neu-neu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ou encore, mieux :&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Lp5XsILypYQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Lp5XsILypYQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et enfin, voici mon perso :)&lt;br /&gt;http://eu.wowarmory.com/character-sheet.xml?r=Uldaman&amp;cn=Maloriel&lt;br /&gt;Faites un zoom avant vous verrez comme elle est belle :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-8720072148105591469?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/8720072148105591469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/06/tout-est-chaos.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8720072148105591469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8720072148105591469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/06/tout-est-chaos.html' title='Tout est chaos...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-6781996050155563437</id><published>2010-05-31T13:14:00.000-07:00</published><updated>2010-05-31T13:56:41.943-07:00</updated><title type='text'>flots de mots</title><content type='html'>Oui, j'ai besoin de mes moments de solitude, c'est ce dont j'ai le plus besoin au monde. Car la chose qui pousse en moi a besoin d'attention. Elle est là même si je n'y pense pas. Et un jour elle rugit et se débat, et parfois c'est trop tard, j'ai désappris à l'apprivoiser, alors je suis perdue et sombre dans le doute. C'est pour l'apprivoiser que je suis venue ici, en tirer les histoires qu'elles me suggèrent, suivre les rêves qu'elle fait glisser dans mon ciel intérieur. C'est pour me laisser mener dans des imaginaires qui ne s'épanouissent qu'à l'ombre de la solitude que je suis venue. Pour écouter le chant de l'aurore et la mélancolie du soir. Pour saisir les gouttes de rosée et les parfums du printemps qui continue sans nous, indifférent à nos états d'âme, à déployer sa beauté. C'est pour me pister, pour retrouver l'écho lointain de ces voix, de ces pas, qui résonnent sur le pavement des nuits d'insomnie, sur les chemins effrayants qu'ouvre un rayon de lumière, menant dans l'inconnu, dans la folie, la démesure de mon désir qui menace toujours de détruire ce que je pourrais créer. Il hurle et trépigne comme la petite fille que je suis toujours, parfois je le noie dans l'alcool où parviens à le détourner en endormant mon esprit à d'autres occupations. Mais il finit toujours par revenir, et quand je m'y attends le moins, il hurle le besoin de créer, mais il est trop impatient et étouffe les nouveaux-nés...&lt;br /&gt;J'avais seulement besoin d'être seule, ne serait-ce qu'une journée, et déjà, j'ai retrouvé des mots, des pensées, des horizons, des désirs. C'est étonnant, à quel point j'en étais coupée. Je ne veux plus reproduire cela. Que j'ai toujours mes instants, mes aurores. Que je parte seule dans la forêt, que je retienne la nuit, que je me laisse aller à mes désirs de lumière. Que je prenne la mer. Que je sois seule avec le ciel. Je ne laisserai plus une telle folie me réduire, car quand cela arrive, c'est tout qui diminue en moi, même mon amour. Je le sais. Je suis ainsi. Cyclique, à moitié folle, lunatique, éprise, éperdue. Maintenant, je le sais, et je n'en ai plus peur, plus comme avant. Retrouver ces moments au bord du vide, tellement essentiels, où la vie s'arrête et où tout se produit en même temps. &lt;br /&gt;Un peu de mal à retrouver mon équilibre. J'ai toujours cette espèce de nervosité qui me fait agir trop vite. J Rassembler ces fragments épars d'impression, prendre le temps de les contempler. Je vais boire cette bière sur le balcon, avec la musique qui évoque en moi un long rêve éveillé, cette longue fresque d'Howard Shore... &lt;br /&gt;Ce qui fait la beauté des choses, c'est ce que nous y mettons, de nous-mêmes. Parfois, les autres le voient rayonner. Dans ce thème du Rohan, je vois Eowyn, tout ce qui fait son être, sa mélancolie, son courage, sa sauvagerie, son désir. Elle met de la lumière à ce thème, et elle y met de la douleur. Mais une douleur qui flamboie et qui triomphe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sens curieusement émue ce soir, lassée, énervée, secouée. La gorge serrée et douloureuse. La musique que j'écoute me bouleverse, comme si, vous savez, certains soirs, on était ouvert,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à fleur de peau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;au bord de nous-mêmes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à portée de tir, à bout de souffle, à tombeaux ouverts, au bout du rouleau,&lt;br /&gt;à la croisée des routes, au bout du quai, à l'aube d'une nouvelle ère, à l'autre bout du monde, à l'heure d'hiver à l'heure d'été, à la manque,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à l'ouest&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à la folie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serre des deux mains l'entaille profonde par où pulse mon sang, dégorge ma poitrine, crève mon coeur, et pourtant, le monde est douceur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais être la voix qui saurait provoquer l'apocalypse, je voudrais être la violence qui t'arrachera les yeux, je voudrais être le rythme primitif qui cascade dans nos cauchemars et fait de nous des enfants terrifiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais apprivoiser le démon afin de m'unir à lui et confondre nos chairs, de manière à ce que sa puissance surnaturelle soit les ailes de ma dérisoire vengeance...&lt;br /&gt;Je voudrais être ton hurlement, je voudrais être la tombe sur laquelle tu marches, je voudrais te recueillir au creux de mes entrailles, afin peut-être de t'enfanter à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je voudrais, je voudrais,  je voudrais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais creuser les artères vitales, tomber dans tous les terriers du monde, habiter le creux des vagues et les cavernes de nos mémoires, je voudrais arracher l'écorce pour demeurer dans la terre et les arbres, je voudrais qu'une guerre souffle nos lâchetés, qu'un cataclysme force nos âmes à paraître et à jouir enfin, je voudrais que la mort nous poursuive pour que nous puissions courir, je voudrais que la maladie nous terrasse pour que nous puissions nous relever, je voudrais déchaîner l'enfer pour que nous puissions y retrouver nos souvenirs aimés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/LO7i89W167o&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/LO7i89W167o&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire parler le silence&lt;br /&gt;écouter ses longs monologues&lt;br /&gt;doucement descendre&lt;br /&gt;jusqu'aux nuées noires&lt;br /&gt;doucement descendre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui te retient soudain ? A l'angle de ton regard apparaît une larme. Pourquoi t'arrêtes-tu ? Tu t'égares immobile, au beau milieu du songe qui t'éveille... Que vois-tu ? Moi, je vois s'ouvrir le ciel, en bas. J'y ai longtemps aspiré...&lt;br /&gt;Des fleurs inversées y ondoient, des lumières s'y croisent comme dans les vitraux d'une cathédrale. Peut-être est-il temps. Alors que je me déshabille de ces choses qui font la vie, et me revêts de pluie, tu n'oses pas encore avancer. Mais où vas-tu ? Tu ne peux pas remonter. Là-haut c'est l'abîme et le néant, là-haut c'est ta mort que tu abandonnerais comme un vieux vêtement.&lt;br /&gt;Je ne suis pas venue pour relever les morts. Je suis venue pour me relever de la vie.&lt;br /&gt;We're one, but we're not the same...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/auIoqwMVx-g&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/auIoqwMVx-g&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-6781996050155563437?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/6781996050155563437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/05/flots-de-mots.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/6781996050155563437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/6781996050155563437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/05/flots-de-mots.html' title='flots de mots'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-8481987635671141475</id><published>2010-03-15T14:34:00.000-07:00</published><updated>2010-03-15T14:46:05.820-07:00</updated><title type='text'>Une chose à ajouter au billet précédent</title><content type='html'>Un hommage, un remerciement, à Hans Zimmer. Sa musique sait incarner le drame, le tragique. L'histoire. L'humain quand il meurt ; quand il prie, quand il aime.&lt;br /&gt;C'est une source d'inspiration inépuisable pour moi ; il faudra que je lui dise merci, personnellement, un jour.&lt;br /&gt;Mes mots sont tellement idiots. Ecoutez, essayez, s'il vous plaît, de sentir le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;drame. &lt;/span&gt;Une vie qui se joue, un dénouement, une fin, un commencement. C'est cela, le drame. Saisir l'intensité de l'instant, dans sa vérité autant que dans sa simplicité. Ce que Hans Zimmer a fait en musique, je veux le faire en littérature ; ambition sans doute un peu exagérée pour mes capacités, je le sais bien, mais ça vaut le coup d'essayer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/dMsdON76Z_Y&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/dMsdON76Z_Y&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/zh0Oh5zF2iA&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/zh0Oh5zF2iA&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/xbHPTPUpQ1I&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/xbHPTPUpQ1I&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes trois grands classiques. Merci à lui. Je rêve d'avoir un studio comme lui, un jour, sauf que ce serait pour écrire, bien sûr (http://www.for-tune.de/de/images/hanszimmer.jpg)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-8481987635671141475?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/8481987635671141475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/une-chose-ajouter-au-billet-precedent.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8481987635671141475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8481987635671141475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/une-chose-ajouter-au-billet-precedent.html' title='Une chose à ajouter au billet précédent'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-3861947174479590443</id><published>2010-03-15T13:15:00.000-07:00</published><updated>2010-03-15T14:05:55.997-07:00</updated><title type='text'>House of the rising sun</title><content type='html'>Drinking : rosé&lt;br /&gt;Listening : Loreena McKennitt - Mummers' Dance ; Cruachan - Ride on ; Corvus Corax - Suam Elle Ires ; Nine Inch Nails - Something I can never have (album version, terrifiant, je trouve...); Hans Zimmer - Now we are free ; The Old Dead Tree - Everyday life ; The Animals - House of the rising sun ; Sia - Breathe me ; Saez - Delphine et Hyppolite ; Ludivico Einaudi - Primavera&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avez-vous l'impression que parfois chaque jour, et en particulier, chaque soir, est une lutte ? Contre le vide, contre l'angoisse, contre l'apathie. J'épice mon univers de musique et de vin. J'ai écrit, ce soir, mais chaque fois que j'écris ; j'ouvre la boîte de Pandore. Des émotions me sautent au visage, anciennes et neuves, sans mélange, brutales. Cela me fait un peu peur. Je crois que j'ai besoin d'une bulle de temps et de silence, chaque jour, si je veux écrire. Car très vite je suis perdue, à la dérive entre deux mondes, et je ne peux aisément revenir à la réalité, et ne suis alors disponible pour personne, sauf peut-être un esprit bavard, lunatique et rêveur qui se trouverait sur la même longueur d'onde que moi à ce moment. Ce qui n'arrive donc que très rarement. Je me perds si vite et si facilement. Je décroche. J'ai une armée de rêves et de souvenirs qui se battent en duel dans mon ciel intérieur trop changeant. La musique me nourrit et me sculpte à coups de haches. Je change d'apparence à mesure que s'écoulent les notes. Il faudrait que je sache assumer cette dérive intérieure, mettre un panneau : "c'est plus la peine de m'approcher, à moins que tu me parles en langage surréaliste." Vous comprenez ? Des fois je m'en veux de m'exiler si facilement. Et encore, je dis ça, mais non, ça n'est pas facile. Il me faut parfois des heures pour féconder la nuit entière.&lt;br /&gt;Disons que cette attitude me semble parfois narcissique. Mais je n'y peux rien. Mais je me sens toujours coupable.&lt;br /&gt;Et c'est fragile, si fragile. le charme s'évapore trop vite. Ce n'est pas tout à fait compatible avec le solitude totale ; la preuve, j'éprouve le besoin d'écrire ici. Ce n'est pas non plus compatible avec le quotidien et les masques. Car quoiqu'on en dise, on en utilise tous, tout le temps. C'est compatible avec la fureur de vivre. Et c'est tout.&lt;br /&gt;Quand ça vient, le monde me semble soudain étranger, comme dans un rêve. Tout me paraît démesuré et infini. C'est pourquoi souvent j'en appelle à Dionysos. Les Grecs avaient un nom pour l'ivresse (et je parle d'une ivresse plus spirituelle que celle qu'induit l'alcool, l'alcool ne fait que soutenir et parfois épanouir cette ivresse-là). Il nous manque un nom pour ça. Il nous manque un espoir pour le faire vivre (lapsus, je voulais dire un espace, mais les deux mots conviennent...) Les chantres de l'imaginaire n'en ont pas plus qu'un cadre trentenaire dynamique. Il manque quelque chose. Putain, vous trouvez pas qu'il manque quelque chose ?&lt;br /&gt;Un soir comme ça j'ai envie de vous écrire la plus belle tragédie que vous ayez jamais lu... Mais ça ne se fait pas sans travail... Du coup, j'ai envie de vous donner des poèmes, des paroles qui me semblent paroles d'évangiles... Mais, non. C'est ainsi. Une écriture est faite d'hésitations et d'angoisse. Que cela reste ainsi.&lt;br /&gt;Tout cela est très décousu je le sais bien, mais je ne peux faire mieux. De toutes façons, personne n'est obligé de lire, ce qui me délivre a priori de toute culpabilité de raconter absolument tout ce que je veux. Mais tout est "a priori" dans ce monde, même les valeurs les plus fondamentales...&lt;br /&gt;Je veux élaguer la vie. La rendre à sa pure nécessité, à sa beauté. Primitif et orgueilleux. Qu'est-ce qui restera de nous ? Pour ma part, ce sera quelques soirées de beuverie, quelques couchers de soleil, quelques baisers, quelques concerts. C'est presque tout. Que reste-t-il ? C'est une question qui m'obsède, lorsque le quotidien s'encombre d'inutile. Quelques saveurs, une odeur de pin, l'air du soir en plein été lorsque la rosée est tombée. Quelques chansons qui tombent dans le silence. Quelques personnes à la lisière, même si je sais que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;everyone goes away, in the end...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux supporter de laisser tout en l'état. Il faut sans cesse que je transforme, que je sculpte, que je dise. ça me fait autant de mal que de bien ; j'en ai l'impression certains soirs, surtout ceux-là, où le chemin qui m'emmène va plus profond dans la mélancolie. La nostalgie y joue aussi, étrange. Je ne suis pas vieille, ce ne sont pas mes vingt ans que je regrette. Et pourtant, je suis sure de connaître ce sentiment. Qui dépasse des années, des villes, des personnes. C'est difficile à exprimer.&lt;br /&gt;Voilà, il ne reste plus rien de tout cela qu'une vague incertitude. Parfois je me dis que la seule manière d'aller jusqu'au bout de mon vertige, ce serait de mourir. Je n'ai pas envie de mourir. Mais comme je mourrai un jour, j'aimerais que ce soit comme cela, appelée au-delà de moi-même par la musique et la poésie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;  "On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître!"&lt;br /&gt;Mais l'enfant, épanchant une immense douleur,&lt;br /&gt;Cria soudain: "Je sens s'élargir dans mon être&lt;br /&gt;Un abîme béant; cet abîme est mon coeur!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;  "Brûlant comme un volcan, profond comme le vide!&lt;br /&gt;Rien ne rassasiera ce monstre gémissant&lt;br /&gt;Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide&lt;br /&gt;Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;  "Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,&lt;br /&gt;Et que la lassitude amène le repos!&lt;br /&gt;Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde&lt;br /&gt;Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux!"&lt;/p&gt;&lt;p&gt;  - Descendez, descendez, lamentables victimes,&lt;br /&gt;Descendez le chemin de l'enfer éternel!&lt;br /&gt;Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes,&lt;br /&gt;Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;  Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage.&lt;br /&gt;Ombres folles, courez au but de vos désirs;&lt;br /&gt;Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,&lt;br /&gt;Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;  Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes;&lt;br /&gt;Par les fentes des murs des miasmes fiévreux&lt;br /&gt;Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes&lt;br /&gt;Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;  L'âpre stérilité de votre jouissance&lt;br /&gt;Altère votre soif et roidit votre peau,&lt;br /&gt;Et le vent furibond de la concupiscence&lt;br /&gt;Fait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;  Loin des peuples vivants, errantes, condamnées,&lt;br /&gt;À travers les déserts courez comme les loups;&lt;br /&gt;Faites votre destin, âmes désordonnées,&lt;br /&gt;Et fuyez l'infini que vous portez en vous!&lt;/p&gt; &lt;b&gt;Baudelaire: Les Fleurs du mal, Femmes damnées (1861)&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-3861947174479590443?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/3861947174479590443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/house-of-rising-sun.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/3861947174479590443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/3861947174479590443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/house-of-rising-sun.html' title='House of the rising sun'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-4016357961514700171</id><published>2010-03-13T11:41:00.000-08:00</published><updated>2010-03-13T11:45:08.691-08:00</updated><title type='text'>J'ai tout appris de toi, jusqu'au sens du frisson...</title><content type='html'>Je voudrais rendre hommage à Jean Ferrat qui est mort aujourd'hui... &lt;br /&gt;(Décidément Gwen tu as vraiment été nul sur le pronostique...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à lui pour ses belles chansons qui ont bercé mon enfance, et qui continuent aujourd'hui à me rendre le sens du frisson...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/2ieuU1ypjCg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/2ieuU1ypjCg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="640" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/w4fh2068-Wg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/w4fh2068-Wg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="640" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/WZaXuFzi4Rw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/WZaXuFzi4Rw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-4016357961514700171?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/4016357961514700171/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/jai-tout-appris-de-toi-jusquau-sens-du.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4016357961514700171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4016357961514700171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/jai-tout-appris-de-toi-jusquau-sens-du.html' title='J&apos;ai tout appris de toi, jusqu&apos;au sens du frisson...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-9042219619430427724</id><published>2010-03-04T09:58:00.000-08:00</published><updated>2010-03-04T10:07:16.226-08:00</updated><title type='text'>Ich bin ein Stern...</title><content type='html'>Retombée hivernale. Le black metal passe partout en moi, glacé et purifiant comme un torrent de montagne. Le crépuscule se hâte d'effacer les couleurs du vaste ciel immobile.&lt;br /&gt;Le black metal me fait toujours cet effet : celui d'une révélation brutale, hallucinée. D'un homme qui tombe à genoux dans l'obscurité des bois où la limpidité désespérante d'une plaine vide. &lt;i&gt;Le poids du ciel&lt;/i&gt;... C'est le poids du ciel qui lui fait voûter les épaules et courber le front, écrasé par la grandeur. Le cri qui jaillit est celui qui est extrait des entrailles serrées, du coeur prêt à exploser, de la respiration acérée, presque arrêtée. C'est la solitude et la vitalité les plus noires, les plus absolues.&lt;br /&gt;Forest Silence, Dimmu Borgir, Totalsefhatred savent manier comme personne ces pauses douloureuses, ces cris démesurés, cette tristesse si énorme qu'elle engloutit toute la vie, et devient la vie même. Je dérive dans des strates musicales, portées par le crépuscule qui s'est figé. Tout diminue autour de moi ; et c'est étrange, c'est au coeur de cette noirceur abrupte, presque cruelle, que se trouve une lumière inextinguible, violente à sa manière, qui palpite au fond de ces vagues d'absurdité et de douleur, qui surnage et parfois s'envole à la manière d'une houle, s'effilochant dans l'atmosphère, creusant l'air, ceusant les poumons qui la respirent, se répandant dans la tête dans un vertige...&lt;br /&gt;Oui, le black metal est le cri d'un homme à genoux qui hurle devant la splendeur du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/wpGs4IFcI6k&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/wpGs4IFcI6k&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/8lDcp_vD6HI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/8lDcp_vD6HI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-9042219619430427724?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/9042219619430427724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/ich-bin-ein-stern.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/9042219619430427724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/9042219619430427724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/ich-bin-ein-stern.html' title='Ich bin ein Stern...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-8084805970724181442</id><published>2010-03-03T10:25:00.000-08:00</published><updated>2010-03-03T10:36:19.324-08:00</updated><title type='text'>I am the passenger and I ride and I ride...</title><content type='html'>Drinking : beer&lt;br /&gt;Listening : The Stooges - 1969 ; Sex Pistols - Seventeen ; Sid Vicious - I killed the cat ; The Dictators - I live for cars and girls&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui m'a donné cette humeur punk, me direz-vous ? Eh bien, un concert des Lorans Outang à l'université en plein cours de littérature contemporaine, et une après-midi passée à déchiffrer des micro fiches à l'université (ça donne soif !). On ne peut pas plus Rennes II-Rohazon-like que ce petit concert idiot et réjouissant, avec plein de reprises super cool, qui donnaient à l'analyse de de Houellebecq et ses Particules élémentaires, et de Emmanuel Carrère et son Adversaire une saveur particulière, comme vous pouvez l'imaginer. Et mon prof aime les Ramones, belle découverte ! (Frank Wagner, pour Kalys qui verra de qui je parle)&lt;br /&gt;Donc, pour vous mettre un peu de bonne humeur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/7H5rqaEzYcY&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/7H5rqaEzYcY&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-8084805970724181442?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/8084805970724181442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/i-am-passenger-and-i-ride-and-i-ride.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8084805970724181442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8084805970724181442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/i-am-passenger-and-i-ride-and-i-ride.html' title='I am the passenger and I ride and I ride...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-5673145385016228259</id><published>2010-03-02T11:39:00.001-08:00</published><updated>2010-03-02T11:42:42.176-08:00</updated><title type='text'>Ô capitaine, mon capitaine !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/S41poUL3vQI/AAAAAAAAAB8/ut4lWVv18Mw/s1600-h/Walt_Whitman_edit_2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 259px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/S41poUL3vQI/AAAAAAAAAB8/ut4lWVv18Mw/s320/Walt_Whitman_edit_2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5444123665894980866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Walt Whitman, poème rédigé à l'occasion de l'assassinat du Président Lincoln, en 1865.&lt;br /&gt;&lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;b&gt;O Captain! My Captain!&lt;/b&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;O Captain! My Captain! our fearful trip is done;&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;The ship has weather'd every rack, the prize we sought is won;&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;The port is near, the bells I hear, the people all exulting,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;But O heart! heart! heart!&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;O the bleeding drops of red,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Where on the deck my Captain lies,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Fallen cold and dead.&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;O Captain! My Captain! rise up and hear the bells;&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Rise up-for you the flag is flung-for you the bugle trills;&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;For you bouquets and ribbon'd wreaths-for you the shores a-crowding;&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;For you they call, the swaying mass, their eager faces turning&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Here Captain! dear father!&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;This arm beneath your head;&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;It is some dream that on the deck,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;You've fallen cold and dead.&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;My Captain does not answer, his lips are pale and still;&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;My father does not feel my arm, he has no pulse nor will;&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;The ship is anchor'd safe and sound, its voyage closed and done;&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;From fearful trip the victor ship comes in with object won&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Exult, O shores, and ring, O bells!&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;But I with mournful tread,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Walk the deck my Captain lies,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Fallen cold and dead.&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;   &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;b&gt;Ô Capitaine ! Mon Capitaine !&lt;/b&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! Notre voyage effroyable est terminé&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Le vaisseau a franchi tous les caps, la récompense recherchée est gagnée&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Le port est proche, j'entends les cloches, la foule qui exulte,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Pendant que les yeux suivent la quille franche , le vaisseau lugubre et audacieux.&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Mais ô cœur ! cœur ! cœur !&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Ô les gouttes rouges qui saignent&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Sur le pont où gît mon Capitaine,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Étendu, froid et sans vie.&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! Lève-toi pour écouter les cloches.&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Lève-toi: pour toi le drapeau est hissé, pour toi le clairon trille,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Pour toi les bouquets et guirlandes enrubannées, pour toi les rives noires de monde,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Elle appelle vers toi, la masse ondulante, leurs visages passionnés se tournent:&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Ici, Capitaine ! Cher père !&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Ce bras passé sous ta tête,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;C'est un rêve que sur le pont&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Tu es étendu, froid et sans vie.&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Mon Capitaine ne répond pas, ses lèvres sont livides et immobiles;&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Mon père ne sent pas mon bras, il n'a plus pouls ni volonté.&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Le navire est ancré sain et sauf, son périple clos et conclu.&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;De l'effrayante traversée le navire rentre victorieux avec son trophée.&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt; &lt;dl&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Ô rives, exultez, et sonnez, ô cloches !&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Mais moi d'un pas lugubre,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;J'arpente le pont où gît mon capitaine,&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;dd&gt;&lt;i&gt;Étendu, froid et sans vie.&lt;/i&gt;&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-5673145385016228259?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/5673145385016228259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/o-capitaine-mon-capitaine.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5673145385016228259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5673145385016228259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/03/o-capitaine-mon-capitaine.html' title='Ô capitaine, mon capitaine !'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/S41poUL3vQI/AAAAAAAAAB8/ut4lWVv18Mw/s72-c/Walt_Whitman_edit_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-4847793078169524614</id><published>2010-02-17T10:55:00.000-08:00</published><updated>2010-02-17T11:57:14.138-08:00</updated><title type='text'>I wanna grow up I wanna be a big rock'n'roll star !</title><content type='html'>Ou : D'agréables retrouvailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, devenir une rockstar ce n'est pas facile, à moins d'être friqué ou d'avoir beaucoup de chance. Déjà : essayer d'impressionner son directeur de mémoire, ses bêtas-lecteurs, ou même soi-même, c'est une lutte (parfois ouvrière) de tous les jours. (Note à mes bêtas-lecteurs : je ne suis pas découragée, mais on a tous rêvé d'être un génie !).&lt;br /&gt;Heureusement, il y a Marilyn Manson, qui est déjà une rockstar, enfin, dans le mauvais sens du terme maintenant, puisqu'apparemment son rêve est devenu réalité : "I was drown in a sea of liquor, and I watched upon a beach made of cocaine. The sky was made of LSD ! And every tree was made of marijuana ! But the cops pulled me over..." etc, nous raconte-t-il avant de chanter I don't like the drugs. (la suite est cocasse, parce que les flics ne l'arrêtent pas mais le sucent, et, je cite, c'était si beau que Dieu lui-même est venu voir...) Bon, passons (si vous ne comprenez rien, écoutez l'album The Last Tour on Earth, et n'hésitez pas à vous marrer, d'autant que le public paraît fasciné, mais c'est normal, il faut aller à un concert de Manson pour s'apercevoir qu'il a un certain charisme...) (et j'arrête avec les parenthèses).&lt;br /&gt;Enfin bref, hier, j'étais contrariée, et plus je remuais la chose qui me contrariait, plus je "m'auto-rendais" furieuse, si vous voyez ce que je veux dire. Alors, j'ai fait mon adolescente, et c'était si bon que (You can't kill me motherfucker !!) j'ai été calmée en quinze minutes. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai juste pris une bière, une cigarette, me suis enfermée dans la chambre et mis Marilyn Manson très fort. J'ai de bonnes enceintes en plus, le son traversait tout. Et là je me suis rendue compte ce qu'il m'avait manqué. Et en écoutant HolyWood ce matin, je me suis aperçue de tout ce qui m'avait échappé dans les paroles. Moi je dis que Marilyn Manson est un putain de groupe de rock'n'roll ; ça n'engage que moi.&lt;br /&gt;En tout cas, je sais pourquoi les adultes sont névrosés. Ils ne se défoulent jamais. Ils évitent tout ce qui "fait jeune". Ils n'écoutent plus de musique. Boivent à peine. Se résignent à leur sort. Deviennent ennuyeux. Je les comprends, car la moindre entorse à la grande rumination collective fait de vous un excentrique, statut plus difficile à assumer qu'il n'y paraît lorsqu'on n'est pas une rockstar (car là, au moins, il y a des milliers de personnes qui lèvent le poing avec vous).&lt;br /&gt;Ce qui compte, c'est que réécouter Manson m'a redonné de l'énergie, de l'énergie pure, qui fait du bien, qui donne envie de se battre. Et surtout qui vous fait avoir en horreur la mollesse d'esprit. Retrouver ses sensations m'aident même à écrire ce message, ça fait du bien de l'écrire, car c'est toujours agréable de trouver les mots pour dire authentiquement ce qu'on pense.&lt;br /&gt;Vous vous doutez de ce qui va suivre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : GOD DAMN YOUR RIGHTEOUS HAND !&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/9GFI6Rf-IkI&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/9GFI6Rf-IkI&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nothing suffocates you more than the passing of everyday human events&lt;br /&gt;Isolation is the oxygen mask you're making children breathe into to survive&lt;br /&gt;But I'm not a slave to god that doesn't exist&lt;br /&gt;And I'm not a slave to a world that doesn't give a shit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And when we were good&lt;br /&gt;You just close your eyes&lt;br /&gt;So when we are bad&lt;br /&gt;We'll scar your minds&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fight! Fight! Fight! Fight!&lt;br /&gt;Fight! Fight! Fight! Fight!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;You'll never grow up to be a big rock star&lt;br /&gt;Celebrated victim of your fame&lt;br /&gt;Just cut our wrists like cheap coupons&lt;br /&gt;And say that "death was on sale today"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And when we were good&lt;br /&gt;You just close your eyes&lt;br /&gt;So when we are bad&lt;br /&gt;We'll scar your minds&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But I'm not a slave to god that doesn't exist&lt;br /&gt;And I'm not a slave to a world that doesn't give a shit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The death of one is a tragedy&lt;br /&gt;The death of one is a tragedy&lt;br /&gt;The death of one is a tragedy&lt;br /&gt;The death of a million is just a statistic&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But I'm not a slave to god that doesn't exist&lt;br /&gt;And I'm not a slave to a world that doesn't give a shit&lt;br /&gt;But I'm not a slave to god that doesn't exist&lt;br /&gt;And I'm not a slave to a world that doesn't give a shit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fight! Fight! Fight! Fight!&lt;br /&gt;Fight! Fight! Fight! Fight!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-4847793078169524614?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/4847793078169524614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/02/i-wanna-grow-up-i-wanna-be-big.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4847793078169524614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4847793078169524614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/02/i-wanna-grow-up-i-wanna-be-big.html' title='I wanna grow up I wanna be a big rock&apos;n&apos;roll star !'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-4640855240823393210</id><published>2010-01-24T07:32:00.000-08:00</published><updated>2010-01-24T07:47:28.077-08:00</updated><title type='text'>Sunday</title><content type='html'>Drinking : coffee&lt;br /&gt;Listening : Mirkwood - Legend, Vivaldi - Spring, Valravn - Bialowieska, Howard Shore - The Bridge of Khazad Dum&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dimanche, un dimanche comme je les aime. La ville paraît toujours plus silencieuse et figée. Présentement elle s'allonge dans les ombres d'un soleil qui a déjà hâte de se coucher. Tout à l'heure, dans la lumière uniforme d'un ciel voilé, elle paraissait rétrécie, plate, comme une photo.&lt;br /&gt;J'ai de la chance de pouvoir observer toutes ces différences subtiles, avec pour épicentre de ma vue cette monstrueuse église dont parlait Kalys. Moi je l'entends résonner aussi, chaque jour, ce son profond et vibrant qui paraît balayer toute la ville. On ne sait jamais vrai s'il est solennel, triste, ou au contraire lumineux et extatique.&lt;br /&gt;C'est un dimanche à écouter la BBC, à naviguer sur Internet, à réfléchir à des rêves qui s'esquissent, à gribouiller sans rien écrire vraiment, juste pour le plaisir de taper sur son clavier et créer des phrases.&lt;br /&gt;La lumière change tout le long du jour et je suis là pour la voir, juste derrière l'écran de mon ordinateur. C'est une ambiance sereine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j'ai vu un film de Clint Eastwood dont je n'avais jamais entendu parler, L'Echange, avec Angelina Jolie et John Malkovitch. Je vous le recommande vivement, car il est très intense, et basé sur une incroyable et épouvantable histoire vraie. Le jeu des acteurs et la mise en scène de Clint Eastwood en font une oeuvre choquante et bouleversante. Il y a un je-ne-sais quoi qui font qu'on ressent la violence, réellement, alors qu'on a de quoi être blasé avec tous les films qu'on a vu. Des scènes difficiles à regarder, ça fait combien de temps que vous en avez pas vu ? Bon, ça fout un coup, mais ça vaut le coup de le voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, là, j'ai commencé à tenter l'exercice proposé sur le forum des &lt;a href="http://cheminsdetraverses.forumpro.fr"&gt;Chemins de Traverse&lt;/a&gt;, écrire la première scène d'une nouvelle ou d'un roman d'horreur ; c'est sympa à faire (les intros c'est toujours ce que je préfère), mais je ne suis plus tout à fait dans l'ambiance.&lt;br /&gt;Je vais sans doute reprendre Age of Empire, où j'ai découvert les Allemands, une super civilisation, c'est moi qui vous le dis ! ;)&lt;br /&gt;Sur ce, je vous souhaite une bonne fin d'après-midi...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-4640855240823393210?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/4640855240823393210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/01/sunday.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4640855240823393210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4640855240823393210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2010/01/sunday.html' title='Sunday'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-5603277921008685129</id><published>2009-12-02T04:45:00.000-08:00</published><updated>2009-12-02T04:54:16.610-08:00</updated><title type='text'>I can't do all this on my own, I'm no superman...</title><content type='html'>(Titre à prendre avec légèreté et en chantant, c'est le générique de la série Scrubs ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, un peu de sincérité et d'honnêteté ne font pas de mal, et j'ai quelques trucs que j'ai envie de dire à propos de moi et de mon attitude, parce que les personnes qui me lisent sont mes amis. Voici donc, j'ai réfléchi hier soir, et je vous fais un copier-coller de ces fameuses réflexions :&lt;br /&gt;Je suis comme Carla dans Scrubs : je passe mon temps à juger les autres pour me faire croire que je suis mieux qu'eux, et pour éviter de me juger moi-même. Je ne suis si pas si noble que je voudrais le faire croire, des fois je suis même vraiment pitoyable. J'ai essayé de faire croire à tout le monde que je n'avais pas de problèmes d'égo et des principes bien établis. J'ai des principes, mais ils ne sont pas si rigides que cela. Et c'est finalement une bonne chose, de reconnaître et d'accepter ce que l'on est. Si je ne l'ai jamais voulu, c'est par peur d'être médiocre, et qu'on me trouve médiocre. Je ne veux pas être comme tout le monde. Je veux être moi. Et je réalise que je le suis déjà, que tout le monde l'est. Je dois arrêter de me poser tout le temps en conflit avec la terre entière, avec moi, avec les gens que j'aime, avec les systèmes de pensée. L'esprit de contradiction est une forme d'imitation. Laurent Loty me l'a appris il y a quelques mois. Le conflit, c'est bien, mais quand c'est juste et que ça en vaut la peine. Concilier l'idéal avec le réel, ce n'est pas faire des compromis, mais ne pas figer les choses dans des cadres rigides. Je dois accepter cette mouvance, et m'en accommoder ; de plus j'accompagne le mouvement universel, et mon être même n'est que fluctuations rêveuses...&lt;br /&gt;J'ai voulu être comme ça pour me différencier, notamment de Nathalie à qui je ressemble tant. Mais là où je vois l'impasse, je dois faire demi-tour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, et j'espère que vous ça va. Je suis un peu dans ma coquille en ce moment, notamment parce que j'ai peur de perdre ma concentration sur les différents travaux que j'accomplis. Je me détourne un peu trop des autres, même des plus proches. Mais ça va pas me tuer de prendre une demi-heure pour envoyer des mails. &lt;br /&gt;ça me réconforte, quand je trouve difficile de maintenir le cap, et quand je doute de moi-même et que j'ai peur de l'échec, de savoir que chacun de vous se bat aussi, et qu'on peut être solidaire et se comprendre.&lt;br /&gt;J'ai peur des évaluations, normal, surtout quand j'y engage de moi-même. J'ai peur des deadlines qui m'obligent à me lancer. Et j'ai peur de ne pas avoir le temps, pour tout, de me laisser déborder. Car voyez-vous, je suis du genre à emprunter cinq bouquins sur un coup de tête, et m'apercevoir que je n'aurai pas le temps de tous les lire, et ça me contrarie. Toujours l'impression de manquer des choses. Dur de faire des choix. &lt;br /&gt;Enfin voilà, mais sinon, ça va bien, j'ai juste l'impression d'être un peu secouée par la tempête qui passe sur le navire, mais on en a vu de bien plus dangereuses !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-5603277921008685129?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/5603277921008685129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/12/i-cant-do-all-this-on-my-own-im-no.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5603277921008685129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5603277921008685129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/12/i-cant-do-all-this-on-my-own-im-no.html' title='I can&apos;t do all this on my own, I&apos;m no superman...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-387809404761545569</id><published>2009-11-19T08:59:00.001-08:00</published><updated>2009-11-19T09:14:57.974-08:00</updated><title type='text'>Journée d'étude</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SwV68U1KezI/AAAAAAAAAB0/LPvwyu74f5o/s1600/jeune+smeagol.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 192px; height: 192px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SwV68U1KezI/AAAAAAAAAB0/LPvwyu74f5o/s400/jeune+smeagol.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5405862104530582322" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SwV62E_nIZI/AAAAAAAAABs/9r0j1rqxc40/s1600/Andre_Markowicz_mask.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SwV62E_nIZI/AAAAAAAAABs/9r0j1rqxc40/s200/Andre_Markowicz_mask.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5405861997200220562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai assisté à l'intervention d'un traducteur qui a une ressemblance frappante avec Sméagol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, il est presque aussi petit qu'un hobbit. Et il a une manière curieuse de vous regarder, la tête penchée de côté, comme si son regard servait de point final, ou de point de suspension, à la phrase qu'il venait de dire.&lt;br /&gt;Et surtout, en une heure, j'en ai appris plus sur Crime et Châtiment, de Dostoïveski, qu'en un l'espace d'un semestre. Ce traducteur a traduit l'intégrale de Dostoïveski, faut le faire.&lt;br /&gt;ça a été un moment d'émerveillement, car ce type est amoureux des mots, il goûte la langue, il traduit le sens profond du livre plus que toute autre chose. Il ne lit pas une première fois le livre qu'il va traduire. Il le traduit au fur et à mesure, et quand il tombe sur des "trucs bizarres", il ne les touche pas, car c'est souvent là que réside le sens de l'oeuvre. Ainsi, il s'est aperçu que D. utilisait un mot unique pour l'adjectif "lourd", qui veut dire aussi d'autres choses en russe, et donc parfois se retrouve dans un contexte bizarre. Idem pour le mot "puanteur", qui peut vouloir dire souffle ou esprit, et le mot marcher, qui peut vouloir dire une action, une décision. Et c'est l'emploi répété que D. fait de chacun de ces mots, en les utilisant plutôt qu'un autre, qui aurait été plus précis, qu'il donne son sens à l'oeuvre. Fascinante exégèse, je vous conseille plus que jamais de lire ce roman, déjà troublant, mais malheureusement je n'avais pas lu la traduction de Markowicz. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette après-midi, nous avons débattu de ce que devenait la subjectivité dans la lecture dite experte, un sujet passionnant qui m'a donné quelques idées pour l'asso et nos critiques de textes...&lt;br /&gt;J'avais oublié à quel point l'université peut être passionnante, et ce que c'est bon de rencontrer des gens amoureux avant tout...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-387809404761545569?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/387809404761545569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/11/journee-detude.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/387809404761545569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/387809404761545569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/11/journee-detude.html' title='Journée d&apos;étude'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SwV68U1KezI/AAAAAAAAAB0/LPvwyu74f5o/s72-c/jeune+smeagol.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-9154869616192170505</id><published>2009-11-17T10:21:00.000-08:00</published><updated>2009-11-17T10:38:47.937-08:00</updated><title type='text'>Que ma joie demeure</title><content type='html'>Drinking : a beer&lt;br /&gt;Listening : Smashing Pumkins - Raindrops and Sunshowers, Anathema - Balance, Indochine - Venus, Deine Lakaien - Wonderbar&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je me sens aussi crevée que si j'avais couru toute la journée, ce qui n'est pas à proprement parler exact. J'ai fait la queue à des endroits divers et variés, et c'est à cette occasion que j'ai entendu cette phrase qui valait le coup qu'on la note, je pense : "T'écoutes de l'électro ?! Mais t'es trop perdu dans ta vie, faut qu'on t'achète un GPS !" La profonde stupidité de cette phrase est selon moi quelque peu rattrapée par son originalité, qu'en pensez-vous ? :)&lt;br /&gt;En dépit de cette introduction, c'est encore pour partager des mots que j'écris ici. Je crois que Doudou a lu Jean Giono. J'étudie Que ma joie demeure, mon préféré, pour mon mémoire (aux côtés de Tropique du cancer d'Henry Miller, et Les Vagues de Virginia Woolf). Déjà, ce titre, que ma joie demeure, me laisse rêveuse. Mais encore, de même que le personnage de Bobi est un guérisseur, au sens moral comme physique, le bouquin agit de même. Il nous parle de notre malheur d'être si vide, et de n'entendre plus le "chant du monde". Il nous parle de notre ennui, de notre mélancolie sans objet, de notre perte du sens de l'inutile. Et il nous parle de la joie. J'insiste là-dessus. Ni du bonheur, ni de l'extase. De la joie. La joie "peut demeurer", se dit Jourdan. Et le livre nous enseigne, sans règles ni didactique, à conserver cette joie, dans ce monde triste où les personnages comprennent comment le peupler, comment se réconcilier avec eux-mêmes et avec le monde. &lt;br /&gt;« L'homme, on a dit qu'il était fait de cellules et de sang. Mais en réalité il est comme un feuillage. Non pas serré en bloc mais composé d'images éparses comme les feuilles dans les branchages des arbres et à travers desquelles il faut que le vent passe pour que ça chante. »&lt;br /&gt;« Je crois que le malheur c'est comme une maladie que nous faisons nous-mêmes (...) Ce que nous voulons, il semble que le monde entier ne le veut pas. Il semble qu'il le fait par force. Ça a dû nous donner un dégoût de tout, à la longue. Ça a dû obliger notre corps à une fabrication quelconque, est-ce qu'on sait ?... Le monde nous oblige bien à faire du sang. Nous fabriquons peut-être, sans le savoir, un sang spécial, un sang de dégoût et, au lieu de charrier dans notre corps partout, aux bras, aux cuisses, au coeur, au ventre et aux poumons un sang d'appétit, notre grand tuyautage nous arrose avec du sang de dégoût. » &lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;« Les lueurs allongeaient des avenues où ne pouvaient passer que des rêves et qui s'enfonçaient sous les arbres ou montaient vers le ciel. » ... « De tous les côtés on voyait les profondeurs magiques de la maison du monde. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule lecture de Giono me réconcilie avec le monde. Elle me fait prendre conscience des moments où je ne sais pas vivre. Savoir vivre. Aimer vivre. Façon de vivre. Autant de choses qui ne dépendent que peu du monde et des circonstances, mais de nous et de notre façon de nous y inscrire...&lt;br /&gt;La poésie me sauve. Les mots me sauvent. Ils forcent le chemin vers ma liberté. Quand je lis Giono, je sens, comme il le dirait, les graines de mes ailes qui poussent contre mes os.&lt;br /&gt;Alors, il y a peu de lumière, mais je peuple la soirée de lanternes que j'aligne pour faire comme une avenue où ne peuvent passer que des rêves.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-9154869616192170505?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/9154869616192170505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/11/que-ma-joie-demeure.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/9154869616192170505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/9154869616192170505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/11/que-ma-joie-demeure.html' title='Que ma joie demeure'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-702518068279481323</id><published>2009-10-08T10:16:00.000-07:00</published><updated>2009-10-08T10:17:06.723-07:00</updated><title type='text'>L'automne et l'Orestie</title><content type='html'>Comme hier, un arc-en-ciel traverse le ciel mi sombre mi doré. La lumière cet automne est changeante, elle a tendance à ruisseler, à se répandre, à pâlir, à forcir, à jaillir de plaies dans les nuages pour illuminer un coin de ville, à étinceler dans les gouttes de pluie et sur les pavés humides. Des gens sont aux terrasses, car il fait plus que doux, le soir, à boire des pintes en riant. Tout est léger, avec en arrière plan un solide parfum d'humus et de bois mort, qui a le charme de la nostalgie et de la mélancolie. Les autres automnes étaient sombres et venteux, celui-ci est lumineux et pluvieux. De parts et d'autres, des arbres s'illuminent comme des lampadaires diurnes, répandant une lumière dorée ou rougeâtre. Il y a ce groupe d'arbres près de la voie ferrée, qui paraît émettre de la lumière bien plus que de la recevoir, et les feuilles se détachent tantôt étincelantes sous un ciel bleu pâle, tantôt pâles et ondoyantes sous un ciel noir. &lt;br /&gt;Beaucoup d'exaltations me traversent comme des bouffées de vent frais. Aujourd'hui en rentrant de cours, je pensais à la beauté du tragique, à ces crépuscules qui serrent le coeur, à ces aurores déchirantes. Je pensais à ces vieilles malédictions, aux larmes et au sang qui rougit les souvenirs. Ces grandes histoires rapportées par les tragédies, mille fois changées et pourtant permanentes, accompagnant nos vies  sans même qu'on le sache, implantées quelque part loin dans l'esprit, façonnant notre vision du monde. S'émouvoir d'un texte composé il y a 2500 ans, et encore y redécouvrir sa propre histoire, y trouver une parenté, et même, une identité. Troublant... &lt;br /&gt;L'arc-en-ciel se fond dans les nuages qui deviennent mauve.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-702518068279481323?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/702518068279481323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/10/lautomne-et-lorestie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/702518068279481323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/702518068279481323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/10/lautomne-et-lorestie.html' title='L&apos;automne et l&apos;Orestie'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-4456129163629670516</id><published>2009-10-02T10:22:00.000-07:00</published><updated>2009-10-02T10:58:19.572-07:00</updated><title type='text'>Finally, I'm back. (?!...)</title><content type='html'>J'ai Internet ! Dans mon nouvel appartement au seizième étage, où je me sens comme Baudelaire dominant les toits de Paris, ou comme un héros de Myasaki (excusez l'orthographe, j'ai la flemme de chercher) dans le chateau ambulant, ou encore comme un marin qui regarde par un gigantesque hublot la mer de nuages qui l'entoure ; ça c'est quand je m'allonge sur le lit, et qu'il n'y a que le ciel, si vaste !&lt;br /&gt;Oui, je balancerai bien des pots de fleur sur les gens en bas, en criant : "La vie en beau, la vie en beau !" (référence au Mauvais vitrier, dans le Spleen de Paris, si vous avez pas lu, allez lire tout de suite).&lt;br /&gt;J'écoute la musique qui sort de la boîte bleue de Kalys, qui s'est mise à chercher le sacré dans la musique. Pourra-t-elle d'ailleurs me dire ce qui différencie l'ineffable de l'indicible ? Moi, je n'ai pas trop compris.&lt;br /&gt;J'ai compris une chose, en revanche, aujourd'hui, en lisant le livre de Hoï Hoa Vuong intitulé Musique de roman. Je suis apparemment très romantique allemande dans mon obsession de la musique, expression privilégiée de l'absolu. C'est bizarre d'ailleurs qu'on s'en réfère toujours à Wagner, Beethoven, Schubert. Jetez-moi des pierres, mais moi je comprends mieux Vivaldi. Il fait mieux résonner ma "musique intérieure". Et c'est de cela dont il est question, dans l'écriture. Le langage a son propre ineffable. Il a sa prosodie, son rythme, par la signifiance il s'étend à la fois dans l'espace, la temporalité, le visible, l'audible. Que dire d'une expression telle que "la ramification de ce parfum" (Proust). Est-ce signifiant ? Visible ? Audible ? Sensible ? Est-ce que ça ne veut rien dire pour autant ? Le langage est infini. Il porte son propre infini, et seul l'écrivain peut le révéler, à travers la recherche de sa poétique, de son propre langage. Proust disait qu'il fallait attaquer la langue. On a trop écouté les structuralistes, qui ne parlent de rien. Je préfère écouter Baudelaire.&lt;br /&gt;Aussi pour une fois je dérogerai à la règle : pas de musique, mais un texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'océan noir stagnait et les astres accroupis proliféraient des noeuds de chair fraîche-gonflée, tandis que dans le ciel les oiseaux tournoyaient et du firmament halluciné tombait la balance et le pilon et le mortier et tes yeux bandés, Ô Justice ! Tout ce qu'on vous raconte ici se meut avec des pieds imaginaires le long des parallèles de planètes moribondes ; tout ce qu'on voit avec l'orbite vide éclate comme les fleurs de l'herbe. Du néant surgit le signe de l'infini ; au creux des spirales éternellement ascendante lentement sombre le gouffre béant. La terre et l'eau font des nombres en se joignant, poème écrit avec de la chair, et plus fort que l'acier ou le granit. A travers la nuit sans fin la terre tourbillonne vers une création inconnue...&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je suis sorti d'un sommeil profond avec des malédictions joyeuses sur les lèvres, avec ma langue baragouinant, répétant comme une litanie - "Fay ce tu vouldras !... Fay ce que tu vouldras !" Fais n'importe quoi, mais qu'il en sorte de la joie ! Fais n'importe quoi, mais que cela donne de l'extase ! Tant de choses grouillent dans ma tête quand je me dis cela : des images, des gaies, des terribles, des affolantes, le loup et la chèvre, l'araignée, le crabe, la syphilis avec ses ailes étendues et la porte du vagin toujours sans loquet, toujours ouverte, prête comme la tombe. Luxure, crime, sainteté : la vie de mes chers adorés, les échecs de mes chers adorés, les mots qu'ils ont laissé derrière eux, les mots qu'ils ont laissés inachevés ; le bien qu'ils ont entraîné derrière eux et le mal, le chagrin, la discorde, la rancoeur, et la lutte qu'ils ont créés. Mais par dessous tout, l'extase !&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;Ce qu'on appelle leur "exagération" est mon aliment : c'est le signe de la lutte, c'est la lutte elle-même avec les fibres qui s'y agrippent, l'aura et l'ambiance de l'esprit discordant."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du Baudelaire, du Niezsche, du Mallarmé, du Céline... C'est du Henry Miller, dans Tropique du Cancer :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-4456129163629670516?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/4456129163629670516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/10/finally-im-back.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4456129163629670516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/4456129163629670516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/10/finally-im-back.html' title='Finally, I&apos;m back. (?!...)'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-5179768150659558304</id><published>2009-09-10T14:06:00.001-07:00</published><updated>2009-09-10T14:19:42.583-07:00</updated><title type='text'>In love with a dead tree...</title><content type='html'>Qui ne se reconnaîtrait pas dans cette chanson ? En tout cas, pour moi, c'est un hymne à mes angoisses.&lt;br /&gt;Ce groupe, c'est celui de mes souvenirs amoureux, de mes angoisses, de ma douleur. C'est l'un de ceux qui m'a accompagnée et qui ne me quittera pas. Je pense que tous ceux qui lisent ce blog savent ce que cela signifie.&lt;br /&gt;C'est mon porte-parole quand je ne sais, quand je ne peux, plus rien dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I wish I could stay standing&lt;br /&gt;I wish I could stay strong&lt;br /&gt;But I can't stand on my own&lt;br /&gt;Everyday life every death.&lt;br /&gt;A strength forever gone.&lt;br /&gt;(The) outside world reveals my distress,&lt;br /&gt;Dead man walking the streets&lt;br /&gt;Doing a senseless job to live&lt;br /&gt;Perpetual motion of fears&lt;br /&gt;Buried alive : everyday life&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Those feelings of confinement&lt;br /&gt;Bring me down&lt;br /&gt;Six feet underground&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Help me&lt;br /&gt;Because I can't stand upright today&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/1SQ0XhzRVIY&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/1SQ0XhzRVIY&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant qu'à faire, l'une des meilleures chansons que je connaisse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/jlkHO4mgU8E&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/jlkHO4mgU8E&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et... Paniquer, perdre son souffle, ne plus rien comprendre, hurler..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Is this wold lost?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Where's common sense?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nothing more to say&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I cannot believe my eyes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Is this world a ghost,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A dead man waiting,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A forgotten king?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I cannot believe my eyes! (I don't know!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I'm out of breath&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Is that the better life that you promised?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I'm out of breath&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I don't want to realize it is hopeless&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Are better days to come?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Is that life changing?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Will I find my breath again?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/jhaD0IpQaEs&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/jhaD0IpQaEs&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I feel drained&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I feel drained&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;From fighting fears each day&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I feel drained&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I feel drained&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Who could accept to live this way?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I'm so tired of feeling ashamed&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Of living this way&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-5179768150659558304?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/5179768150659558304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/09/cette-fois-en-bonne-qualite.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5179768150659558304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5179768150659558304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/09/cette-fois-en-bonne-qualite.html' title='In love with a dead tree...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-850103704705295759</id><published>2009-08-13T16:01:00.000-07:00</published><updated>2009-08-13T16:08:39.612-07:00</updated><title type='text'>Divenire</title><content type='html'>Le prochain qui me parle d'une opposition entre l'état d'esprit nordique et l'état d'esprit méridonial, je lui fous une tarte. Une fois encore, je trouve le cliché d'un monde méditerranéen - lumineux, joyeux, prompt à la fête et à parler fort - démenti. Et magnifiquement démenti. Après Ashram et Corde Oblique, l'Italie me réservait encore une surprise de taille. &lt;br /&gt;Certains d'entre vous savent que quand j'ai un coup de coeur, ce n'est pas à moitié, et je parle trop. Je vous laisse écouter avant de parler. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/qmxFAT581T4&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/qmxFAT581T4&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une musique qui ressemble à l'aube. Une lumière pâle dévoile les lignes vagues d'un paysage naissant, d'infimes beautés encore closes. Une légèreté douloureuse emmène ce morceau qui s'envole, révélant toute la tristesse de la lumière, quelque chose de tragique et pourtant si délicat, qui se développe dans une harmonie parfaite. &lt;br /&gt;Divenire, un album découvert par hasard...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-850103704705295759?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/850103704705295759/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/08/divenire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/850103704705295759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/850103704705295759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/08/divenire.html' title='Divenire'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-6603660496477041931</id><published>2009-08-06T10:26:00.001-07:00</published><updated>2009-08-06T10:26:22.452-07:00</updated><title type='text'>Terrible lie</title><content type='html'>"Terrible Lie"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;hey God&lt;br /&gt;why are you doing this to me?&lt;br /&gt;am i not living up to what i'm supposed to be?&lt;br /&gt;why am i seething with this animosity?&lt;br /&gt;hey God&lt;br /&gt;i think you owe me a great big apology.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;hey God&lt;br /&gt;i really don't know what you mean.&lt;br /&gt;seems like salvation come only in our dreams.&lt;br /&gt;i feel my hatred grow all the more extreme.&lt;br /&gt;hey God&lt;br /&gt;can this world really be as sad as it seems?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;don't take it away from me.&lt;br /&gt;i need someone to hold on to.&lt;br /&gt;don't take it away from me.&lt;br /&gt;i need someone to hold on to.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;hey God&lt;br /&gt;there's nothing left for me to hide.&lt;br /&gt;i lost my ignorance, security and pride.&lt;br /&gt;i'm all alone in a world you must despise.&lt;br /&gt;hey God&lt;br /&gt;i believed your promises, your promises and lies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;terrible lie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;you made me throw it all away.&lt;br /&gt;my morals left to decay.&lt;br /&gt;how many you betray.&lt;br /&gt;you've taken everything.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;terrible lie.&lt;br /&gt;my head is filled with disease.&lt;br /&gt;my skin is begging you please.&lt;br /&gt;i'm on my hands and knees.&lt;br /&gt;i want so much to believe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;i need someone to hold on to.&lt;br /&gt;i need someone to hold on to.&lt;br /&gt;i need someone i need someone.&lt;br /&gt;i need someone to hold on to.&lt;br /&gt;i give you everything.&lt;br /&gt;my sweet everything.&lt;br /&gt;hey God&lt;br /&gt;i really don't know who i am.&lt;br /&gt;in this world of piss&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Trent Reznor]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-6603660496477041931?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/6603660496477041931/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/08/terrible-lie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/6603660496477041931'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/6603660496477041931'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/08/terrible-lie.html' title='Terrible lie'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-8292805700069925407</id><published>2009-06-19T11:09:00.000-07:00</published><updated>2009-06-19T11:28:03.834-07:00</updated><title type='text'>Into the void</title><content type='html'>Aujourd'hui, j'écris ce message comme une catharsis, non pour me plaindre, car là tout est bien de ma faute. Cela fait quelques jours que j'ai l'impression d'attendre de me réveiller. Je paresse, mais ça ne me plaît pas spécialement. Mon cerveau se vide progressivement, et la paresse entraîne la paresse, et l'envie disparaît. Je ne trouve plus mes repères, je n'ai aucune volonté pour me lever le matin (probablement parce que le soir, je suis motivée à me lever tôt parce que je pense que de cette façon, je serai plus motivée, mais le matin, j'annule aussitôt ces bons voeux parce que je suis trop endormie, envasée dans des rêves même pas intéressants). Alors le cercle vicieux continue, et en arrière plan de tout ça une espèce d'écran d'angoisse qui bourdonne, sans vraiment être présent, mais rappelant son existence, comme un mur, dès que j'essaie de me retourner vers mes activités. Et du coup, il y a la peur d'être seule, c'est étrange, je ne connaissais pas cela avant. Cette inquiétude qui fait mal au ventre, l'insupportable silence, mais la crainte de la musique, car elle peut réveiller des choses que je ne me sens pas le courage de creuser. Tout cela est bien pathétique, en fait, et je le sais bien. Il va peut-être falloir que je fasse plus que souhaiter que cela se passe. De me reprendre en main. C'est dur de prendre .ses marques, de trouver son rythme, d'être et de faire ce que l'on veut. Le quotidien met tout cela à rude épreuve, on est perdu. C'est d'abord une harmonie intérieure qu'il faut trouver, car je crois que quelles que soient mes conditions de vie, je serai toujours confrontée à ce problème. Bien sûr, je pourrais améliorer tout cela, en ayant une activité régulière, en vivant avec Scott. Mais il y aura toujours ces soirs, ce malaise, si je ne me sens pas bien avec moi-même. J'y reviens sans cesse. A la sérénité. Pourquoi nous échappe-t-elle ainsi ? Bien sûr, il y a ce gouffre spirituel, et on doit prendre sur soi pour le combler. C'est le prix à payer pour la liberté. ça me remonte un peu déjà de parler comme ça, car je vois alors les choses comme un défi à relever, parce que la façon dont je conçois ma vie est très individuelle. Je crois que mon bonheur dépend de moi avant tout. Et ma réussite. Et tout autre chose. Si seulement je ne me laissais pas décourager aussi facilement... &lt;br /&gt;Voilà, quelques pensées...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-8292805700069925407?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/8292805700069925407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/06/into-void.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8292805700069925407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8292805700069925407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/06/into-void.html' title='Into the void'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-8722525168473414306</id><published>2009-06-09T13:57:00.000-07:00</published><updated>2009-06-09T14:05:11.026-07:00</updated><title type='text'>I want to break free !!</title><content type='html'>Quand on s'imagine sa vie, on ne peut s'imaginer son quotidien. Toutes les grandes idées, résolutions, volontés, se heurtent à cette vague d'usure, à cette somme écrasante de petits moments et de préoccupations insipides. Malgré tout cela, on garde la tête hors de l'eau, on essaie. Cette année, je ne pense pas pouvoir encore dire "j'ai fait de mon mieux", mais je ne sais pas si c'est réel ou du à une autre grande exigence envers moi-même. Remarque, on peut toujours faire mieux, et cette exigence est ce qui me pousse. Alors ce soir, je bois des bières, j'écoute November Rain (Guns and roses), et même si parfois j'ai l'impression d'avoir le coeur en miettes, pour rien, pour tout, je vais quand même essayer d'écrire. Car certains de mes textes sont les fruits de mes déconvenues, et de soirées comme celles-ci, bercées par la musique, sans rien de particulier ni en mal ni en bien. Juste ce truc au ventre et au coeur qui me colle à mon clavier, qui retient mon attention, et me captive, cette chose hurlante en moi qui fait que je ne serai jamais posée, raisonnable, tranquille et satisfaite avec toutes les choses habituellement satisfaisantes. Cette sensation, je l'ai vécue à n'importe quel moment de ma vie : quand c'était le mieux et quand c'était le pire. J'ai juste désespérément envie et besoin d'écrire, quoiqu'il arrive dans ma vie. Alors je vous entends dire : "bah écris !" ; mais ce que je fais là, c'est le déverrouillage progressif de ces nombreuses serrures qui mènent à des endroits où je me perds pendant longtemps, des endroits qui m'absorbent, et que j'ai toujours eu des difficultés à faire cohabiter avec le reste de la vie. Mais je suis comme ça, et je n'y vois pas d'inconvénient. Je vais donc essayer d'écrire, ce soir...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-8722525168473414306?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/8722525168473414306/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/06/i-want-to-break-free.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8722525168473414306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8722525168473414306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/06/i-want-to-break-free.html' title='I want to break free !!'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-2401980517567961292</id><published>2009-06-01T13:26:00.000-07:00</published><updated>2009-06-01T14:00:36.247-07:00</updated><title type='text'>Je voudrais tant que tu comprennes...</title><content type='html'>Oui, tout irait mieux si je me complaisais dans l'ignorance et l'égoïsme. Les gens qui vous trouvent bizarres et malsains parce que vous envisagez la mort au quotidien se mettent simplement des oeillères. J'ai lu dans un livre aujourd'hui : "Qu'est-ce qu'on emporte dans l'autre monde, sinon des projets..." Et peut-être je mourrai demain, remplie de projets et d'ambitions, à l'aube de ma vie. Est-on jamais prêt à mourir ? Peut-on jamais dire adieu ? &lt;br /&gt;J'ai eu une longue discussion avec Kalys l'autre jour. Sa propre disparition l'inquiète, tout ce qu'elle a vécu, aimé, qui disparaît. J'ai peur de ça aussi, mais aussi du monde entier qui disparaît. Tout ce qu'on a fait, ce que l'espèce a accompli. Peu de gens me comprennent, trouvant que leur propre vie a de l'importance (même si c'est relatif, bien sûr), mais que celle de l'humanité n'en a aucune. Je ne peux m'y résoudre. Je ne trouve pas tribune pour ce genre de discours, je trouve presque inutile de le défendre une nouvelle fois. Et je suis triste que ce monde ait si peu de valeur pour ceux qui l'habitent et le construisent, qui sont part de son existence qu'ils le veuillent ou non. Je suis triste d'être forcée à considérer tout cela comme vain. Quelqu'un a dit que le rire est la politesse du désespoir. Je ne le comprends que trop bien aujourd'hui. On peut rire, être cynique. Je me sens comme Henry Miller, "un zéro qui a tout vu autour de lui tourné en dérision". Est-on si naïf d'aimer ?&lt;br /&gt;Comment vivre sans valeurs ? Moi, je ne peux pas. Pas assez désespérée, peut-être. Mais c'est cela même qui me rend peut-être plus triste que ceux qui n'ont pas d'espoir. On a souvent dit que l'espoir était une mauvaise chose, stupide et vaine. Et pourtant, non je ne peux m'en passer. Faiblesse, peut-être. &lt;br /&gt;Comme trop souvent, je laisse la parole à qui s'exprime mieux que moi...&lt;br /&gt;Les paroles sans la vidéo me semblent vides de sens, elles sont chantées comme on confie quelque chose à quelqu'un et je vous prie de m'excuser de me servir de la chanteuse comme intermédiaire, mais tout dans ce morceau, du début à la fin, parle de moi comme je n'ai ni la force ni le talent de le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/1ZYLnTyTlvw&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/1ZYLnTyTlvw&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ajoute à cela un morceau qui a bercé mon enfance (oui, mon enfance...) et explique et commente un peu mon caractère à la fois... Les textes sont de Baudelaire, bien sûr...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/w1vnTFR2JrQ&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/w1vnTFR2JrQ&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-2401980517567961292?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/2401980517567961292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/06/je-voudrais-tant-que-tu-comprennes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/2401980517567961292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/2401980517567961292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/06/je-voudrais-tant-que-tu-comprennes.html' title='Je voudrais tant que tu comprennes...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-9218428284785030549</id><published>2009-05-12T15:30:00.000-07:00</published><updated>2009-05-12T15:42:19.900-07:00</updated><title type='text'>My way</title><content type='html'>Cette année est une drôle d'année.&lt;br /&gt;Des projets aboutissent ou prennent forme, comme si ma vie sortait de son long rêve d'existence et commençait à exister, comme un bourgeon menacé par le gel. Et au bout de ma branche, je me laisse porter par le vent.&lt;br /&gt;Cette année est l'année du retour de monstres sacrés de mon adolescence, personnalités à demi imaginées dans lesquelles j'ai concentré mes désirs et mes songes, leur donnant vie par l'intermédiaire de leurs mondes à eux... Dans moins de deux semaines, dix ans après, je retourne voir Mylène Farmer en concert. Je sais que ça en fait rire certains, mais cette artiste a accompagné nombre de moments importants de mon existence, je me suis raccrochée à ses mots, j'ai imaginé des univers entiers, et ce depuis mon enfance... Quelques jours après, le Magicien ressurgit avec un nouvel album, qui, je l'espère, retournera dans mes tripes, enfin, pour que je les sente ! Cela fait longtemps que j'attends qu'il retrouve la verve qui a fait de lui l'Antichrist Superstar... Et moins d'un mois après ça, j'assisterai à l'un de ses deux seuls concerts en France (!!) pour la troisième fois !&lt;br /&gt;Et au mois d'octobre, ce grand adolescent de Sirkis refait des siennes, et j'irai avec joie me dandiner pour la quoi... Quatrième ou cinquième fois ?&lt;br /&gt;Année étrange, peut-être sous le signe de l'harmonie finalement, où mes amours d'autrefois se réconcilient avec celle que je suis devenue, plus adulte sans doute, mais toujours dilettante, affolée, pressée par un inexplicable sentiment d'urgence, avec le désir de dévorer le monde. Une curieuse trop rêveuse qui passe ses soirées à remuer des rêves que seul l'art ne considère pas comme vains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne trouve pas de conclusion, alors...&lt;br /&gt;Rock'n'roll !!!!&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/CIp_N6bjj64&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/CIp_N6bjj64&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-9218428284785030549?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/9218428284785030549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/05/my-way.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/9218428284785030549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/9218428284785030549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/05/my-way.html' title='My way'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-7364986541843857504</id><published>2009-04-28T08:56:00.000-07:00</published><updated>2009-04-28T09:14:33.607-07:00</updated><title type='text'>Eilean Donan</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SfcrXJpMOQI/AAAAAAAAABU/Z7FNPWBxvm8/s1600-h/eilean-donan-castle.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 244px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SfcrXJpMOQI/AAAAAAAAABU/Z7FNPWBxvm8/s400/eilean-donan-castle.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329776360741943554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce château a croisé notre route par hasard, soudainement, au détour d'un virage. Il était là, embrassé par un rayon de soleil, sublime au milieu des eaux sombres. &lt;br /&gt;J'ai vu nombre de choses qui me laissent un souvenir puissant comme celui d'un ancien amour. Je me sens reliée à cette terre qui habitait mes rêves bien avant que je ne la connaisse, mais dont je n'avais jamais soupçonné la beauté...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-7364986541843857504?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/7364986541843857504/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/04/eilean-donan.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7364986541843857504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7364986541843857504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/04/eilean-donan.html' title='Eilean Donan'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SfcrXJpMOQI/AAAAAAAAABU/Z7FNPWBxvm8/s72-c/eilean-donan-castle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-1451197525095122784</id><published>2009-04-25T09:56:00.000-07:00</published><updated>2009-04-25T10:17:43.164-07:00</updated><title type='text'>Moi aussi :)</title><content type='html'>Je copie le test que Kalys a copié sur Alex, parce que moi aussi j'aime bien ce genre de trucs :) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-4 jobs que j'aimerais exercer :&lt;br /&gt; °écrivain : est-il besoin de vous l'expliquer ?!&lt;br /&gt; °traductrice : parce que c'est passionnant ! Traductrice littéraire de l'anglais et du hollandais, afin de réussir à recréer un texte qui vaille la peine d'être lu.&lt;br /&gt; °garde-forestière : je sais pas si j'en suis capable, mais vivre dans la forêt avec les arbres et les animaux, ça me tente :)&lt;br /&gt; °bibliothécaire : quoi du plus calme et agréable qu'une bibliothèque ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-4 films que je connais par coeur :&lt;br /&gt; ° Titanic, le coup de coeur de mes 12 ans :) If you jump I jump ! Vu environ 15 fois.&lt;br /&gt; ° Alice au Pays des Merveilles : cultissime, immense classique. Vu environ 20 fois.&lt;br /&gt; ° Holy Smoke : âmes en perdition, à la recherche de la foi, un naufragé qui en entraîne une dans la noyade... Juste sublime. Vu environ 5 fois.&lt;br /&gt; ° Le Seigneur des Anneaux (la trilogie) : cultissime encore une fois, je suis une grande admiratrice. Je sais pas combien de fois je les ai vu. Pour le un et le deux, vu trois fois au ciné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-4 livres préférés :&lt;br /&gt; ° Rebecca, Daphné du Maurier : une grande influence pour moi. La reine de l'atmosphère pesante et angoissante.&lt;br /&gt; ° Océan mer, Alessandro Barrico : le plus beau livre de poésie en prose.&lt;br /&gt; ° Tropique du cancer, Henry Miller : ma définition de l'artiste.&lt;br /&gt; ° La saga des Elric : m'a profondément marquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-4 séries préférées :&lt;br /&gt; ° Lost&lt;br /&gt; ° Stargate SG1&lt;br /&gt; ° X-Files&lt;br /&gt; ° Buffy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-4 sites web que je visite régulièrement&lt;br /&gt; ° Les blogs de ma liste&lt;br /&gt; ° Lastfm&lt;br /&gt; ° Vie de merde&lt;br /&gt; ° Le forum des Chemins de Traverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-4 plats que je ne mangerai jamais :&lt;br /&gt; ° probablement du serpent&lt;br /&gt; ° des insectes&lt;br /&gt; ° des coquilles st jacques&lt;br /&gt; ° du poulpe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-4 plats favoris :&lt;br /&gt; ° Le Canard à l'Ananas :)&lt;br /&gt; ° Plateau charcuterie-fromage&lt;br /&gt; ° Chevreuil sauce myrtille&lt;br /&gt; ° Poulet/pommes de terre bien dorés au four!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-4 personnalités actuelles ou passées que j'aimerais rencontrer :&lt;br /&gt; ° Mathieu Ricard (le bouddhiste)&lt;br /&gt; ° Le Marquis de Sade&lt;br /&gt; ° Alexandre le Grand&lt;br /&gt; ° Mustis (clavériste de Dimmu Borgir)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-4 voeux pour l'année prochaine :&lt;br /&gt; ° Être publiée&lt;br /&gt; ° Avoir un bel appartement&lt;br /&gt; ° Réussir mes études&lt;br /&gt; ° Partir en voyage en Europe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-4 centres d'intérêt :&lt;br /&gt; ° la musique (metal et folk surtout)&lt;br /&gt; ° la littérature&lt;br /&gt; ° l'alcool&lt;br /&gt; ° la philosophie et la géopolitique (mais ça va souvent avec l'alcool ;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-1451197525095122784?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/1451197525095122784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/04/moi-aussi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/1451197525095122784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/1451197525095122784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/04/moi-aussi.html' title='Moi aussi :)'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-6427100652341645531</id><published>2009-04-20T06:10:00.000-07:00</published><updated>2009-04-20T06:21:03.084-07:00</updated><title type='text'>Estate - Presto</title><content type='html'>Un blog, c'est fait pour ça, non ?&lt;br /&gt;Ce morceau de Vivaldi me donne l'impression d'avoir bu dix cafés (je n'en ai bu qu'un), mais voilà, quand je suis angoissée, la musique court sur mes nerfs et les secouent comme un violet orage martyrise un buisson. J'adore ça, oui. De toutes façons je sais pas si je vais réussir à me calmer aujourd'hui. Sauf en m'y forçant, peut-être, tout à l'heure, quand j'aurai décidé que j'aurai mis le point final à mes révisions. Car j'ai très envie de réussir mes examens d'anglais. Non seulement les passer, mais vraiment les réussir ! Et voilà, je suis une pile, maintenant. Je ne suis pas du genre à faire un ulcère, je me suis simplement lancée un défi, j'ai le trac de celle qui s'apprête à faire du saut à l'élastique, ou presque, enfin, quelque chose dans ce genre-là. &lt;br /&gt;Je sors acheter des clopes, la symphonie de Vivaldi roule dans ma tête, et je regarde autour de moi les gens pour qui aujourd'hui paraît être un jour normal, alors que pour moi il est auréolé d'une menace, même le parfum des fleurs a quelque chose de lourd et d'étrange. Tiens, qui aurait cru que les examens réveillent une veine poétique en moi ?! Certainement pas moi, en tout cas.&lt;br /&gt;J'entends l'orage, c'est pour demain. Et surtout après demain, la bête noire de nombre d'étudiants : les oraux ! Arggh! Qui défaillira et qui restera fier ? On verra bien ça, pourvu que je ne perde pas tout mon anglais sous le regard scrutateur du Professeur... :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/k2VxAaEYZDw&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/k2VxAaEYZDw&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-6427100652341645531?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/6427100652341645531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/04/estate-presto.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/6427100652341645531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/6427100652341645531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/04/estate-presto.html' title='Estate - Presto'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-227546531242897634</id><published>2009-04-08T16:44:00.000-07:00</published><updated>2009-04-08T17:28:49.337-07:00</updated><title type='text'>Four Roses</title><content type='html'>Listening : A distance there is, Theatre of tragedy ; Hagalaz'Runedance, When the trees were silenced ; Novembre, Verne&lt;br /&gt;Drinkink : thé noir de Chine aux épices&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui j'ai mené à bien l'une de mes activités favorites : sécher les cours. Ce soir, une soirée était prévue avec ma voisine, un trivial pursuit très sympathique. Seul problème : 20 minutes avant l'heure dite, mes introspections de la journée ont fini par avoir raison de moi. Je travaille en ce moment sur une nouvelle sur le thème de l'exil, pour une anthologie des éditions de l'Olibrius céleste. Je puise profondément en moi pour nourrir cette thématique. Toute la journée j'ai erré entre l'ordinateur et mon lit, lisant, écrivant, fumant... Et peu de temps avant ce rendez-vous, comme ça m'arrive malheureusement si souvent, juste avant une soirée prévue, les heures passées à chercher les mots grossissent une bulle intérieure qui finit par éclater. Et j'écoute inlassablement cette chanson :&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/RHIiDiQ4vhc&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/RHIiDiQ4vhc&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;Elle brise les remparts, elle crève la bulle, chaque fois c'est pareil, ce que j'ai retenu coule hors de moi comme du sang. Le passé est vivant. Je ne peux le réduire à une notion temporelle. Je ne parle pas d'événements, mais de sensations, d'une unité inqualifiable qui me prend aux tripes à nouveau. &lt;br /&gt;J'ai compris cela : j'apprends la patience en écriture. A la laisser venir, à écrire encore et toujours même si je ne suis pas satisfaite. La seule solution, la seule issue, c'est de continuer à écrire, quelles que soient les questions.&lt;br /&gt;C'est un point d'ancrage. Je laisse passer les tempêtes, les moments où écrire semble la seule chose à faire, et pourtant, les mots se dérobent... Je les apprivoise peu à peu. Je n'écris pas tout le temps, mais j'ai appris à canaliser. J'apprends à juste pleurer, sans écrire. ça paraît dérisoire, peut-être, mais pour moi c'est fondamental. Je sais à présent que tout est question de patience. Ecrire dès que c'est possible. Sans se décourager. Sans se poser de questions. Et parfois, comme tout à l'heure, les mots s'alignent selon le chant qui résonne en soi, alors on sait que ce sont les bons mots. Qu'on les aime ou pas, ils chantent juste. Après, il faut donner une cohérence aux fragments. Mais ce n'est plus un problème. &lt;br /&gt;Je suis soulagée d'avoir appris cela. Et de me foutre du reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je griffonne la joie, l'amour -&lt;br /&gt;La poésie&lt;br /&gt;J'engouffre les virgules&lt;br /&gt;J'aspire l'air frais des silences&lt;br /&gt;Note blanche&lt;br /&gt;Crescendo&lt;br /&gt;Je gribouille sur l'herbe mouillée&lt;br /&gt;J'inscris l'étoile du jour&lt;br /&gt;Dans le gravas nocturne&lt;br /&gt;J'étreins le goudron&lt;br /&gt;Sa peau sèche et rèche&lt;br /&gt;Sa tiédeur assoupie&lt;br /&gt;J'écris aux yeux du ciel&lt;br /&gt;A sa figure pensive&lt;br /&gt;J'entreprends la traversée&lt;br /&gt;A la lumière des nénuphars&lt;br /&gt;Au bruissement des pages mortes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecoutez, j'espère que ça vous fera autant de bien qu'à moi.&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/atxyOCHFd8U&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/atxyOCHFd8U&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes phrases pèsent dans le silence&lt;br /&gt;Ma main écorche le papier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A chaque heure, les yeux levés&lt;br /&gt;J'envoie des songes et des litanies&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une chaleur qui se tord quand je respire&lt;br /&gt;Un poing qui m'étourdit, une odeur pénétrante&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où suis-je ? Egarée dans la démesure&lt;br /&gt;Mes forces dissolues, mon regard faible &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai de l'indifférence un goût amer&lt;br /&gt;De la foi un souvenir vague&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai rien construit, je ne suis qu'une étincelle&lt;br /&gt;Un fil bien mince me rattache au verbe être&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cède. Je veux m'étendre dans l'herbe fraîche&lt;br /&gt;La tête nue, frôler le ciel, simplement respirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Silences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne rien manger, ne rien boire&lt;br /&gt;Etre un souffle, me conjuguer au vent&lt;br /&gt;Et chuchoter si bas&lt;br /&gt;Que nul ne m'entendra&lt;br /&gt;M'évanouir et m'effondrer&lt;br /&gt;Ne comprendre des mots&lt;br /&gt;Que tout ce qu'ils ne disent pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Lassitudes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mélanger mes mains et l'écorce&lt;br /&gt;Fourvoyer la nature, devenir végétale&lt;br /&gt;J'ai ce si grand ennui de la douleur apaisée&lt;br /&gt;Cette immense envie, luire encore plus fort&lt;br /&gt;Et tisser d'innombrables liens entre le ciel et moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-227546531242897634?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/227546531242897634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/04/four-roses.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/227546531242897634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/227546531242897634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/04/four-roses.html' title='Four Roses'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-2237430054081263299</id><published>2009-03-06T11:36:00.000-08:00</published><updated>2009-03-06T11:53:25.146-08:00</updated><title type='text'>And the great cold of the earth.</title><content type='html'>J'ai voulu le poster sur &lt;a href="http://cheminsdetraverses.forumpro.fr"&gt;le forum des chemins de traverse&lt;/a&gt;, mais finalement c'est trop personnel. (C'était pour l'exercice qui consiste à écrire sur une chanson, dans le temps de la chanson)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/SLLYt-2SaZ8&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/SLLYt-2SaZ8&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que c'est d'être seul. Entendre le vent dans les arbres. Entendre la neige tomber. Réaliser soudain. A quel point tout cela est triste. A quel point on est heureux. D'être le héros de cette tragédie. &lt;br /&gt;Je fais trop de bruit sur les touches du clavier, j'entends à travers la musique.&lt;br /&gt;And the great cold of the earth... Ce froid, c'est ce qui me réchauffe à présent. La mélancolie à perpétuité, c'est ce que j'ai choisi, battre la campagne grise, battre la vie pendant qu'elle est encore jeune. &lt;br /&gt;Ce que c'est d'être seul. Ecouter le rythme sourd de l'infini dans la terre. Avoir conscience de cette éternité que d'autres avant moi ont passé à rêver. Briser les dernières serrures avant la mort.&lt;br /&gt;Ce n'est pas le bonheur, et pourtant... Etre libre, ce n'est pas être heureux. C'est bien plus que ça. &lt;br /&gt;Maintenant je peux laisser le vent emporter tout. Tant que dure la chanson de ma mort. Les adieux sont-ils les plus beaux ? Les commencements le sont-ils ? Ou bien seuls l'aurore et le crépuscule ont-ils le pouvoir de nous faire nous souvenir qui nous sommes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ogJqYh9ZCmU&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ogJqYh9ZCmU&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit, le métro. J'hallucine. Ou je dois halluciner. Car devant moi les visages se déforment, les personnalités s'effacent, le monde devient pulsation cardiaque. ça se mélange dans ma tête, un ancien cri se fraie un chemin dans mes entrailles alors que je regarde cette scène banale. Le jour où le monde s'est arrêté, n'est-ce pas ce jour où la conscience a failli ? Ce jour noir entre tous où la bête a surgi de l'homme, un goût de sang et de chair entre les dents ? Ma cage thoracique s'agrandit pour contenir mon coeur battant et mes poumons gonflés d'oxygène. J'ai la tête qui tourne. Je me fais peur. La musique a réveillé quelque part en moi un être assoiffé de violence. Ce n'est pas l'idée du meurtre que je convoite. C'est le meurtre en soi. Le sang. La chaleur du sang dans mes paumes. La rage primordiale, insoutenable et ineffable. Qui peut se vanter d'avoir faire taire sa démence ? Le mal n'est pas extérieur. Qu'est-ce d'autre qu'un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;violent plaisir&lt;/span&gt; ? &lt;br /&gt;Le délire assassin se poursuit dans mes rêves, véritable hantise, philosophie de faible peut-être, goûter le pouvoir, mais seulement pour l'apocalypse. Ne désirer que la fin, la destruction de tout, parce qu'il arrive que l'existence soit insupportable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-2237430054081263299?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/2237430054081263299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/03/and-great-cold-of-earth.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/2237430054081263299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/2237430054081263299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/03/and-great-cold-of-earth.html' title='And the great cold of the earth.'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-7621276404034620488</id><published>2009-03-06T10:01:00.000-08:00</published><updated>2009-03-06T10:25:50.183-08:00</updated><title type='text'>Am I about to dream again ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SbFljk9HGNI/AAAAAAAAAA0/A37Ipj2mUwo/s1600-h/chapelier+toqu%C3%A9.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 293px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SbFljk9HGNI/AAAAAAAAAA0/A37Ipj2mUwo/s320/chapelier+toqu%C3%A9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310137097536346322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SbFlVSl6UHI/AAAAAAAAAAs/OABM56K9duM/s1600-h/lucian.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 315px; height: 275px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SbFlVSl6UHI/AAAAAAAAAAs/OABM56K9duM/s320/lucian.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310136852089032818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/8xTJRiCNyaM&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/8xTJRiCNyaM&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour de Marilyn Manson, un bon film cet après-midi (Underworld III, si si, j'ai vraiment aimé), et un Tim Burton pour dans un an peut-être... Mais quel film !!! Ici une photo de Johnny Depp en chapelier toqué, de Lucian dans Underworld (quelle classe ce gars), et une vidéo de Manson, plus charismatique que jamais, grâce à tous ces chrétiens qui l'emmerdent !   Quand j'étais ado, je me sentais bien dans un petit monde privé, peuplé de quelques figures seulement, mais régnant sur mon imagination. En grandissant le monde est devenu plus vaste, et chaque jour est une quête pour trouver l'étincelle, les oeuvres qui seront autant de clés pour ouvrir des fenêtres secrètes. J'en ai un besoin vital. Cultiver ces fleurs étranges qui poussent dans le sang, partout dans le jardin verrouillé de mes années passées.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-7621276404034620488?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/7621276404034620488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/03/am-i-about-to-dream-again.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7621276404034620488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/7621276404034620488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/03/am-i-about-to-dream-again.html' title='Am I about to dream again ?'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/SbFljk9HGNI/AAAAAAAAAA0/A37Ipj2mUwo/s72-c/chapelier+toqu%C3%A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-9133992940653608471</id><published>2009-02-24T10:00:00.000-08:00</published><updated>2009-02-24T10:24:39.491-08:00</updated><title type='text'>Drinking the air...</title><content type='html'>Listening : Corvus Corax, Suam Elle Ires ; Moonsorrow, Jotunheim ; Mirkwood, Dreams of Night&lt;br /&gt;Drinking : rien du tout ! non mais !&lt;br /&gt;Smoking : ah oui, quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai le sourire aux lèvres. Sans raison particulière. ça a commencé hier soir, ou plutôt hier nuit, mais ça s'expliquait entre autre par le bon whisky que j'éclusais tranquillement. Et puis ce midi, je suis sortie, et comme c'est le cas depuis plusieurs jours, l'air presque tiède, d'une texture à la fois légère et moelleuse, et l'odeur de fleur et de terre en germe qu'il portait m'a assaillie, me faisant d'un coup prendre conscience de mon environnement. Comme si, pendant l'hiver, les perceptions diminuaient avec la lumière. Les sens engourdis sont parcourus d'un frémissement, et c'est le début. On ne peut pas s'empêcher de se sentir rappelé, encouragé, empli d'une vitalité (aussi creux que ce terme soit devenu par la faute de la publicité), d'une vitalité nouvelle. Une énergie vitale enivrante, euphorisante. Et putain que c'est bon ! Moi qui croyais que la ville m'avait empêchée de voir le passages des saisons, en fait je n'ai juste pas fait attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je choisis cette après-midi où l'inspiration me fait défaut pour inventer des histoires (une curieuse lassitude que je ne comprends pas bien encore) pour me consacrer aux vertiges de la pensée. Alors c'est Jacques Derrida qui m'accompagne, mon dictionnaire des idées et des notions en béquille pour affronter son érudition. Je me perds dans la philosophie de l'être et du sens, de l'existence. Grisant. Jamais aucune philosophie ne m'a déprimée. Même la plus fataliste. C'est toujours un stimulant de pensée, jamais à prendre pour un dogme. Si on parle de nourritures spirituelles, ce serait plutôt pour moi des spiritueux de l'âme, puisque je ne me lasse pas de m'en enivrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, c'est Meschonnic, qualifié par certains de terroriste. ça ne m'étonne pas, vu certaines de ses phrases brèves et lapidaires, agressives. Avec lui j'aimerais commencer à penser la traduction, qui j'espère sera mon futur métier. Et quand je dis penser la traduction, ce n'est pas que je ne peux avoir de pensée sans l'aide des livres, c'est simplement qu'ils m'aident à imaginer, à ouvrir des boîtes dont je n'ai pas les clés, à conceptualiser, à dévoiler des horizons insoupçonnés. Même les génies ont commencé par les livres. Il n'y a pas de pensée réellement autonome. Je veux simplement assumer ce qui me paraît être une vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être est-ce le contrecoup des idées noires que j'ai remuées ces derniers jours. Je veux être consciente, même si je sais que l'oubli est nécessaire pour vivre sa vie. Je veux assumer de vivre dangereusement. Je ne veux pas dire dangereusement dans un sens matériel. Seulement au sens que si j'ai un honneur, c'est celui de refuser de me laisser aller dans une faiblesse qui serait celle de la certitude. Ma foi elle-même, sans réel objet, ma foi qui est une sorte de pulsion vitale, de certitude d'exister d'une manière plus complète que temporelle (je ne crois pas vraiment à la vie après la mort, mais plutôt à la nécessité de tout ce qui est et arrive dans l'univers, et surtout à la beauté intrinsèque de tout cela, même si cette beauté ne s'explique pas et n'a peut-être pas de sens en dehors de moi-même. La beauté, c'est ce qui me sauve et qui est ma raison de vivre la plus juste et la plus sensée) ; ma foi elle-même disais-je, est une foi de l'incertitude. Et si je serai toujours tourmentée d'une manière ou d'une autre, j'ai décidé d'assumer aussi ce tourment comme une part de moi-même, et peut-être même de mon bonheur fondamental.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : ne vous laissez pas impressionner, j'ai l'intention de regarder la Nouvelle Star ce soir parce que c'est rigolo. :)&lt;br /&gt;Je ne suis pas ivre et pourtant j'ai envie de vous dire : soyez heureux. Qu'est-ce qui compte plus que ça, finalement ? Enfin, j'ai déjà une discussion qui me vient à propos de ça, mais pour ne souler personne, ça sera pour un autre post ! (si ça intéresse quelqu'un... ahem. Il faut que je vois Mathias pour une discussion sur le sens de la vie, ça fait longtemps ! Kalys, donne-lui l'adresse de mon blog si tu veux !)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-9133992940653608471?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/9133992940653608471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/02/drinking-air.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/9133992940653608471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/9133992940653608471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/02/drinking-air.html' title='Drinking the air...'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-1964014390446883524</id><published>2009-02-22T11:53:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T12:34:17.755-08:00</updated><title type='text'>Horror Movies</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/62/88/27/18668447.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 188px; height: 250px;" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/62/88/27/18668447.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Parce que j'aime ça !!&lt;br /&gt;Quoiqu'il soit très frustrant d'en trouver si peu qui en vaillent la peine...&lt;br /&gt;Nous avons regardé Rec avec Scott, que nous avons aimé car il nous a mis vraiment très mal à l'aise et je dois dire qu'on a été vraiment impressionnés par certaines scènes ! Je me félicite encore de ne pas être allée le voir au cinéma, car j'aurais certainement du sortir de la salle :) Oui, au cinéma, comme je suis déjà assez impressionnable par certaines images qui provoquent chez moi un sentiment de claustrophobie, si on ajoute à ça une atmosphère obscure avec plein de gens entre la sortie et moi, je panique. Ajoutons à cela que j'ai une fâcheuse tendance à avoir du mal à supporter que ça bouge trop sur un grand écran (sur un petit ça me fait rien du tout), ça me donne le vertige, et, là encore vu qu'il y a des gens, le résultat c'es&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/65/68/93/18943162.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 188px; height: 251px;" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/65/68/93/18943162.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t que je panique aussi. Je peux paniquer devant le générique de Sweeney Todd, oui, oui. Mais je me soigne.&lt;br /&gt;Enfin, revenons à nos moutons.&lt;br /&gt;Je vois donc que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Rec&lt;/span&gt; est réalisé par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jaume Balaguéro&lt;/span&gt;. Tout de suite, ça m'intéresse, parce que j'ai l'impression que les réalisateurs espagnols de film d'horreur sont en train de devenir particulièrement intéressants. Il a réalisé &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Secte sans nom&lt;/span&gt; (1999) et&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Darkness&lt;/span&gt; (2002), que je n'ai pas encore eu l'occasion de voir. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Secte sans nom&lt;/span&gt; parle eh bien... d'une secte ; et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Darkness &lt;/span&gt;d'une maison hantée, me semble-t-il. Je vous en dirai plus quand je les aurai vu. Mais je vois également qu'il a scénarisé un film de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Luis de la Madrid&lt;/span&gt; (qui a travaillé en tant que monteur avec&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Guillermo del Torro &lt;/span&gt;sur &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'Echine du Diable&lt;/span&gt; et pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Balaguéro &lt;/span&gt;pour &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Secte sans nom&lt;/span&gt; ; comme quoi, on dirait que l'horreur espagnole forme une petite famille. J'agrandis la parenthèse pour signaler que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;del Torro &lt;/span&gt;va produire le prochain film de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Juan Antonia Bayona&lt;/span&gt;, le réalisateur de l'excellent &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Orphelinat&lt;/span&gt;, qui était son premier film. Ce film s'intitule &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hater&lt;/span&gt; et a priori ça parlera de zombies.)&lt;br /&gt;Bande annonce Darkness, plutôt sympa : &lt;a href="http://http//www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18353090&amp;amp;cfilm=35130.html"&gt;http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18353090&amp;amp;cfilm=35130.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Luis de la Madrid&lt;/span&gt;, donc, s'appelle &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Nonne&lt;/span&gt;. Et non, ce n'est pas un porno :) J'ai été déçue, pourtant c'était pas mal. Déçue parce que ça aurait pu être excellent, un peu dans la lignée de l'Orphelinat (c'est moi ou les Espagnols ont tous eu des traumatismes en internat quand ils étaient gosses ?!...). Six jeunes filles ont vécu ensemble leur scolarité dans une école religieuse dirigée par une nonne effrayante, obsédée par le péché, prête à user de violence pour faire rentrer les jeunes filles dans le droit chemin. Le problème ? Le film concerne l'histoire qui se passe 18 ans après, où la nonne, morte depuis un moment (mais les circonstances de sa mort sont l'un des meilleurs moments du film) et qui revient exécuter les anciennes pensionnaires, leur faire payer pour leurs péchés. Et en fait, ça rend le film beaucoup plus banal. J'aurais largement préféré qu'il se concentre sur la période du pensionnat, beaucoup plus riche (les jeunes filles sont en pleine adolescence, l'atmosphère lourde du pensionnat, la nonne inquiétante, ça aurait pu être fantastique). En plus, le scénario laisse parfois à désirer, avec une explication finale quelque peu absurde et des raccourcis peu appréciables. Je sens parfois un peu de bâclage dans l'air. Donc ce film n'est pas à jeter, mais disons que c'est un super film avorté. J'attends mieux de Luis de la Madrid la prochaine fois ! Il s'agissait de son premier film en tant que réalisateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre film, les Ruines, méritent moins qu'on disserte dessus. Il est pas mal. J'en attendais pas des choses extraordinaires, et j'en ai pas eu. Mais il était plutôt bien tourné. C'est l'histoire d'un groupe de jeunes (normaux pour une fois, on évite la caricature, là-dessus on peut applaudir les acteurs, car le film est bien joué) qui part en vacances au Mexique et se rend sur des ruines Mayas interdites au public. Et là... Y a des vilaines plantes qui aiment le sang humain. En fait le film est plus gore qu'inquiétant, dommage car avec le cadre et l'intrigue, ils auraient pu concocter un film bien oppressant. Mais disons qu'il n'y a pas de faute majeure dans ce film. Alors ça se regarde bien. Il est cohérent et sans surprise. C'est triste d'en arriver à se dire qu'il est réussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/skin/empty.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 1px; height: 1px;" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/skin/empty.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je le disais, ce soir je regarde The Thing de John Carpenter (apparemment c'est un classique) et/ou le dernier Amityville. Je vais également bientôt regarder Amityville II. Oui je sais je fais tout dans le désordre mais bon, c'est selon la disponibilité des films !&lt;br /&gt;Je vous dirais donc ce que j'en pense !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-1964014390446883524?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/1964014390446883524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/02/horror-movies.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/1964014390446883524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/1964014390446883524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/02/horror-movies.html' title='Horror Movies'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-8876141694902384947</id><published>2009-02-09T13:53:00.000-08:00</published><updated>2009-02-10T04:33:13.952-08:00</updated><title type='text'>Les chansons que je suis</title><content type='html'>Je m'essaie à cet exercice de trouver les cinq chansons qui me ressemblent le plus.&lt;br /&gt;Mon ordre ne sera pas de celle qui me ressemble le plus à celle qui me ressemble le moins, là ça deviendrait impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Je commence par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Everyday life&lt;/span&gt;, de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Old Dead Tree&lt;/span&gt;. Je vous mets la vidéo live, car elle correspond aussi à des souvenirs : j'ai vu ce groupe deux fois avec Scott et ce sont des souvenirs intenses, car nous aimons tous les deux énormément ce groupe. Je me sens très proche d'eux, touchée profondément. De plus la version live fait la transition avec le début de la chanson suivante sur l'album, c'est moins abrupte qu'avec les autres vidéos. En effet, cet album enchaîne toutes les chansons comme s'il s'agissait d'un seul morceau, et quelque part les couper en plein milieu est un non sens. Mais voilà, pour les besoins de ce petit bilan des chansons qui comptent... :)&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/qwmX7TrFD4o&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/qwmX7TrFD4o&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wake up.&lt;br /&gt;A new day has come,&lt;br /&gt;Bringing new fears.&lt;br /&gt;It's time to face the crowd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outside the sky is wearing grey,&lt;br /&gt;The clothes are worn,&lt;br /&gt;Colours faded away.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I wish I could stay standing.&lt;br /&gt;I wish I could stay strong.&lt;br /&gt;But I can't stand on my own.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Everyday life, everyday death,&lt;br /&gt;A strength forever gone.&lt;br /&gt;(The) outside world reveals my distress,&lt;br /&gt;Dead man walking the streets&lt;br /&gt;Doing a senseless job to live&lt;br /&gt;Perpetual motion of fears&lt;br /&gt;Buried alive : everyday life&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Those feelings of confinement&lt;br /&gt;Bring me down&lt;br /&gt;Six feet underground&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Help me&lt;br /&gt;Because I can't stand upright today&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Enlightment&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Totalselfhatred&lt;/span&gt;. Parce que cette chanson met à nu un cri qui résonne parfois en moi, et le sublime d'une manière inexprimable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/HhfSD7i81Is&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/HhfSD7i81Is&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Perfection or vanity&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dimmu Borgir&lt;/span&gt;. Parce que ce morceau est simplement la bande originale de mon imagination et qu'elle s'approche tellement de la perfection dans mon idéal, qu'il n'y a qu'un pas pour dire que ce morceau est parfait, beau dans le sens extrême que je donne à ce terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/rTTDIYfYTEM&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/rTTDIYfYTEM&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Day the whole world went away&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nine Inch Nails&lt;/span&gt;. Cette chanson me rappelle une période très particulière de ma vie, et sera toujours le rêve d'une échappée dans un moment de grâce suspendu dans le temps, où le monde entier s'efface, ne laissant que la pureté d'un moment fugitif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/f_eMIwRa6jc&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/f_eMIwRa6jc&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I'd listen to the words he'd say&lt;br /&gt;but in his voice I heard decay&lt;br /&gt;the plastic face forced to portray&lt;br /&gt;all the insides left cold and gray&lt;br /&gt;there is a place that still remains&lt;br /&gt;it eats the fear it eats the pain&lt;br /&gt;the sweetest price he'll have to pay&lt;br /&gt;the day the whole world went away&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5. Last but not the least, comme il faut faire ce choix si difficile, nous finirons sur une note plus positive, ce morceau allant extirper de moi-même les impulsions les plus primitives et les plus dionysiaques. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Suam Elle Ires&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Corvus Corax&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/f_uFbMG-k0U&amp;hl=fr&amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/f_uFbMG-k0U&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. Le morceau sans lequel je ne peux pas vivre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/R-4nH1ajQJY&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/R-4nH1ajQJY&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'il met en musique un rêve ininterrompu qui conduit toute ma vie, que chaque fois que j'écoute ce morceau, j'arrête tout ce que je fais et je suis perdue très, très loin d'ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, voilà, sur ce bonne nuit :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-8876141694902384947?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/8876141694902384947/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/02/les-chansons-que-je-suis.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8876141694902384947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/8876141694902384947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/02/les-chansons-que-je-suis.html' title='Les chansons que je suis'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4595637450796348682.post-5368738344603360423</id><published>2009-02-09T10:39:00.000-08:00</published><updated>2009-02-09T11:34:21.769-08:00</updated><title type='text'>C'est parti.</title><content type='html'>Listening : The Hero - Amon Amarth&lt;br /&gt;Drinking : red wine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà, c'est fait, je recommence. Kalys et Doudou, avec leurs jolis et agréables blogs, m'ont donné envie de m'y remettre. Cette qualification vous paraîtra peut-être bizarre, monsieur et mademoiselle, mais ce sont des textes que je prends plaisir à lire. Comme vous, je voudrais jeter mes pensées ici, sans narcissisme, ni exhibitionnisme, ni excessive timidité. Une autre façon de communiquer.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais trêve de justifications, car, on me l'a appris durement cette année, si l'on se sent obligé de justifier une idée, un projet, c'est qu'il est mauvais. Quoique je n'adhère pas entièrement à cette idée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Pour ceux qui auront envie de me lire, bienvenue à vous !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4595637450796348682-5368738344603360423?l=maloriel.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maloriel.blogspot.com/feeds/5368738344603360423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/02/cest-parti.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5368738344603360423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4595637450796348682/posts/default/5368738344603360423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maloriel.blogspot.com/2009/02/cest-parti.html' title='C&apos;est parti.'/><author><name>Maloriel</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='31' src='http://1.bp.blogspot.com/_uqWuMjJ7JJI/TBkSA9UKpXI/AAAAAAAAACo/Y2bOfXFazyE/S220/Sans+titre2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
